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La Fondation ONA-Villa des arts de Rabat a abrité, vendredi soir, sa première exposition documentaire consacrée à la célèbre revue “Présence africaine”, placée sous le signe “Présence africaine: une tribune, un mouvement, un réseau”. “Cette exposition retrace les vingt premières années de Présence africaine, qui fut une tribune, un réseau et un mouvement permettant aux différents courants d’idées liés aux « mondes noirs » de s’exprimer pendant la colonisation puis au début des indépendances”, lit-on sur une note présentative de l’exposition distribuée à la presse à cette occasion.
Cette exposition qui se tient dans le cadre de l’année de l’Afrique du 15 août au 30 septembre 2014, a pour ambition de montrer le rôle majeur joué par l’entreprise culturelle “Présence africaine” dans l’histoire politique et culturelle des intellectuels noirs francophones, anglophones et lusophones des années 1950-1960.
Dans une déclaration à la MAP, le directeur des Villas des arts, Hassan Ez-Zaim a indiqué que via cette manifestation, initiée en partenariat avec l’Institut français, la Fondation ONA a décidé de célébrer l’Afrique dans toutes ses dimensions, précisant qu’il s’agit de la troisième manifestation consacrée à l’Afrique. Il a relevé que le Maroc a toujours fait partie de ce continent, riche non seulement en minerais et en énergie, mais aussi en culture, en patrimoine et en capital immatériel que SM le Roi Mohammed VI a salué dans le dernier discours prononcé à l’occasion de la Fête du Trône. M. Ez-Zaim a souligné que l’Afrique représente l’avenir pour le monde entier car tous les artistes y viennent se ressourcer, affirmant qu’”il est temps de reconsidérer et revoir l’image que devrait renvoyer cette Afrique non comme un continent perdu où il n’ y a que la chaleur et la famine mais comme étant un continent qui offre la vie et l’espoir”.
L’exposition se veut également une occasion pour rendre hommage à Alioune Diop, fondateur de la Revue “Présence africaine”, et révéler au large public le rôle méconnu des intellectuels africains, antillais, malgaches et noirs américains dans la vie intellectuelle africaine et mondiale. La revue littéraire et culturelle Présence africaine avait été fondée à Paris en 1947 par l’intellectuel sénégalais Alioune Diop. Elle constitue une référence historique en matière d’édition, ayant favorisé l’éclosion et l’émergence de la première génération d’intellectuels africains.