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Une dizaine de bergers coincés dans les rigueurs hivernales de la région d’Imilchil

Les cultures vivrières étant produites généralement en piémont, les pratiques pastorales se font dans les hauteurs austères




Depuis les temps ancestraux, les bergers pour échapper avec leur cheptel aux rigueurs de l’hiver dans le Haut-Atlas y transhument au travers de paysages sévères par ces temps de froid. Dans la région d’Imilchil, où s’y rendre déjà, par temps normal, revêt d’une véritable expédition, plus d’une dizaine d’entre eux seraient portés disparus et seraient coincés dans le froid hivernal au risque de leur vie, selon des informations provenant du monde associatif régional mais pas officiellement confirmées, sans vivres quelque part dans ces étendues recouvertes d’un manteau blanc aussi beau que dangereux pour ceux qui osent l’affronter en cette saison.
Faut dire que les intempéries qu’a connues la région sont exceptionnelles en cette année et la neige, par endroits, dépasse les trois mètres. Le chiffre de soixante personnes coupées du monde depuis le 29 janvier est même osé sans que, semble-t-il, les autorités locales n’aient pu, jusqu’à présent, intervenir bien qu’elles aient été averties. Toujours d’après certains témoignages dans ces régions montagneuses d’Amsmrir, d’Imilchil, d’Assoul et autres comme Amoukar, Outerbat, Ait Ahya et Bouzmou, les bergers bloqués par la neige auraient perdu leurs troupeaux et n’auraient plus de provisions pour subvenir à leur survie en attendant d’éventuels secours qui n’arrivent toujours pas.
Il est à noter que, vitalement, les sociétés dans ces hauteurs austères du Haut Atlas et Moyen-Atlas marocain s’organisent autour de la gestion des aléas climatiques. Elles y répondent, en fonction des étages écologiques et des ressources disponibles aux différents moments de l’année par un système de production caractérisé par une grande diversification. Cela va, selon la géographie du terrain, des produits agricoles, arboricoles jusqu’aux activités pastorales. Les cultures vivrières étant produites généralement en piémont, les pratiques et stratégies pastorales pour notre cas se font donc en hauteur d’où le drame que vivent ces personnes qui seraient portées disparues en l’occurrence lesdits bergers et que seuls certains rares médias audio et électroniques n’ont cessé de se faire écho depuis la fin du mois de janvier.
Quant au cheptel, avec les rigueurs d’un hiver pour le moins exceptionnel où peu de bêtes y résistent, il est connu qu’en ces altitudes où la vulnérabilité du système alimentaire est plus que probante de par les aléas climatiques que subissent ces sociétés, les éleveurs s’adonnent généralement à une vente anticipée de leurs animaux étant donné qu’ils ont très peu de chances de survivre plutôt que de s’enhardir dans une transhumance hivernale vers des pâturages plus cléments de la plaine ou les piémonts. Ceux qui ne se l’ont pas permise, ont été pris au dépourvu, victimes de chutes de neige exceptionnelles de quelque trois ou quatre jours qui ont semé panique, désorganisation, désespoir, désolation et détresse qui, semble-t-il, n’a jamais été entendue.

Med. J. K
Mercredi 14 Février 2018

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