Facebook
Rss
Twitter







Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Un parti d'opposition algérien met en garde contre le “ recours systématique à la gestion sécuritaire des affaires de l’Etat "


Un parti d'opposition algérien met en garde contre le “ recours systématique à la gestion sécuritaire des affaires de l’Etat "
Le Front des forces socialistes (FFS), le plus vieux parti de l'opposition en Algérie, a dénoncé "le recours systématique à la gestion sécuritaire des affaires de l'Etat". Disant suivre avec "une grande inquiétude" le "retour des arrestations arbitraires", le Front des forces socialistes a fait observer, dans un communiqué, que ce recours systématique à la gestion sécuritaire des affaires de l’Etat vise à "contrer les aspirations populaires à la liberté, à la dignité et à la justice sociale".

Dans ce communiqué, signé parle Premier secrétaire, Youcef Aouchiche, le Front a souligné qu'il s'agit d’"arrestations arbitraires" qui ne feront que "creuser davantage le fossé de la confiance". Tout en s'interrogeant sur "le timing de cette escalade sécuritaire et judiciaire", le parti a estimé qu’à l’aube d’une élection locale, "il aurait été plus approprié d’encourager" la participation à ce scrutin "en adoptant un certain nombre de mesures d’apaisement capable de rétablir la confiance et d’instaurer la sérénité dans la société".

Tout en exigeant la libération de "tous les détenus d’opinion", la cessation immédiate des "atteintes aux libertés individuelles et collectives" et l’ouverture des "champs politique et médiatique", le parti fondé par feu Hocine Aït Ahmed critique "l’approche du tout sécuritaire" qui ne fera, selon lui, que "creuser davantage le fossé de la confiance, alimenterait les tendances extrémistes et augmenterait la tension, ce qui aggraverait encore la situation".

Il rappelle que le pays fait face à "une situation difficile et aborde d’énormes défis à tous les niveaux", plaidant pour la "sagesse" et "l’instauration d’un climat de calme et de sérénité" afin, dit-il, de pouvoir préparer "les conditions propices à un dialogue national global".

Pour rappel, une grande vague d’arrestations est menée contre de nombreux militants, journalistes et défenseurs des droits humains. Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), environ 200 personnes croupissent dans les prisons algériennes en lien avec le mouvement de protestation pro-démocratie Hirak qui secoue le pays depuis 2019.

D'après ce comité, la justice algérienne a inculpé ces détenus d'opinion et prisonniers politiques de divers graves délits comme le classique "atteinte à l’unité nationale" ou la traditionnelle appartenance à "une organisation étrangère complotant contre l’autorité de l’Etat".

Libé
Vendredi 17 Septembre 2021

Lu 815 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.
br

Dossiers du weekend | Actualité | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020








Flux RSS