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Un acte abject et deux communiqués contradictoires, cherchez l’erreur !




L'affaire de l'agression sexuelle dans un bus casablancais fait couler beaucoup d'encre. Après les nombreuses réactions indignées des internautes sur les réseaux sociaux, M'dina Bus apporte sa version des faits. Sauf que c’est quand même curieux que la société gestionnaire des bus de la métropole et la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) nous livrent deux dates différentes pour un même fait.  "A l’heure actuelle, l’enquête est en cours en interne et en coordination avec la Sûreté nationale pour croiser les images de ladite vidéo avec celles des caméras embarquées dans les bus afin de mieux cerner la situation, de définir les responsabilités et de poursuivre les agresseurs et toutes les personnes impliquées de près ou de loin", indique le communiqué de M’dina Bus qui précise que l’agression s’est déroulée le vendredi 18 août.  La DGSN, elle, explique que l’agression remonte à trois mois. «Les enquêtes et investigations intensives, confortées par les expertises techniques à propos de cette vidéo, dont l’enregistrement remonte à trois mois, ont permis d'identifier les suspects quelques heures après la diffusion de la séquence et de les arrêter à leur domicile sis à Lamâaguiz à Sidi Bernoussi», lit-on dans le communiqué de la DGSN.
«Les investigations menées par la police ont également permis de déterminer l’identité de la victime, née en 1993 et il s’est avéré qu’elle souffre de troubles mentaux et habite le même quartier où résident les mis en cause», ajoute-t-on dans ledit communiqué. Toujours selon la même source, les suspects ont été placés sous contrôle de la police pour les besoins de l’enquête menée par les services de la police judiciaire sous la supervision du parquet compétent, alors que les investigations sont en cours pour élucider les tenants et aboutissants de cette affaire, arrêter les autres individus impliqués dans ces actes criminels et les déférer devant la justice.
Pour sa part, M’dina Bus explique qu’elle ne peut affirmer si le chauffeur a réagi ou pas. «A ce stade, contrairement aux commentaires sur les réseaux sociaux, nous ne pouvons pas affirmer que le chauffeur n’a pas réagi. La durée de la vidéo (moins d’une minute) ne permet pas de déterminer s’il y a eu ou non réaction du chauffeur (intervention ou arrêt du bus)», explique la société  gestionnaire d’une flotte de 800 bus dans la métropole. «On voit clairement qu’à un moment, les agresseurs ont fini par abandonner et relâcher la victime et la vidéo s’arrête. L’enquête permettra d’en savoir plus sur ce qui s’est passé avant et après les images tournées et diffusées par les agresseurs», conclut le communiqué.

Mercredi 23 Août 2017

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