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Tenue d’une rencontre internationale à la Chambre des conseillers

Le commerce et l’investissement en Méditerranée et en Afrique passés au crible fin




 Les travaux de la Rencontre parlementaire internationale sur le commerce et l'investissement dans la région de la Méditerranée et en Afrique se sont ouverts dimanche à Rabat à l'initiative de l'Assemblée parlementaire de la Méditerranée (APM) et de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Organisée sous le thème «Faciliter le commerce et l'investissement dans la région de la Méditerranée et en Afrique», cette rencontre se tient en présence de représentants d'organisations régionales et internationales, d'experts et d'opérateurs économiques pour débattre de différentes questions liées au commerce et à l'investissement.
S'exprimant à l'ouverture de la rencontre, le vice-président de l'APM, Lhou Lmarbouh, a relevé que les pays méditerranéens et d'Afrique subsaharienne se remettaient progressivement de la crise économique qui a frappé le monde entier à partir de 2008, notant que beaucoup reste encore à faire en termes de création d'emplois, d'internationalisation d'entreprises, de facilitation du commerce, d'investissement et de soutien aux PME, ainsi qu'en matière de formation professionnelle.
«En plus de la crise économique et du chemin difficile vers un rétablissement complet, les conséquences économiques de certains événements liés au Printemps arabe existent toujours, pas seulement dans les pays qui ont vécu directement cette crise, mais aussi dans d'autres de la région qui ont vu leurs opportunités d'échanges se réduire complètement», a-t-il fait savoir.
M. Lhou Lmarbouh a aussi mis en avant la croissance démographique dans la région méditerranéenne, en particulier dans les pays de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient (MENA), ajoutant que «d'ici 2050, sa population augmentera de quelque 20 millions d'habitants auxquels il faudra assurer éducation, santé et emploi».
Pour sa part, Saïd El Hachimi, conseiller à l'OMC, a indiqué que si «on réussit à forger un consensus parmi les multiples centres d'intérêt dans la Méditerranée, il y a fort à parier que ce consensus puisse devenir multilatéral ou mondial».
Les recommandations issues de cette rencontre devraient être dévoilées ce mardi à Marrakech à l'occasion de la rencontre interministérielle des pays d'Afrique du Nord, en présence du directeur général de l'OMC, Roberto Azevêdo, en prévision de la rencontre interministérielle mondiale qui aura lieu prochainement à Rio de Janeiro au Brésil.
Préalablement, certains supports médiatiques avaient relayé des données sur la participation d’une délégation israélienne aux travaux de cette rencontre parlementaire de haut niveau
A ce propos, la Chambre des conseillers a rendu public un communiqué dans lequel elle a précisé que l'envoi des invitations de participation à cette conférence est du ressort exclusif des instances décisionnelles des deux parties organisatrices de celle-ci, à savoir l'Assemblée parlementaire de la Méditerranée (APM) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
La Chambre y précise également qu’elle n’a pas adressé d’invitation ni à la délégation israélienne ni à quelconque autre délégation représentant les pays membres dans les deux organisations précitées, soulignant que la décision d’accueillir cette conférence «a été prise à l’unanimité des composantes du bureau de la Chambre des conseillers, ce qui est attesté par le procès-verbal de la réunion du bureau de la Chambre du 10 juillet 2017, et les membres du bureau ont convenu d'abriter l’événement au siège du Parlement, au lieu de Casablanca comme prévu initialement».
«Conformément au droit international et aux us diplomatiques, lorsqu’un Parlement membre accueille une réunion ou une conférence d’une organisation internationale, comme c’est le cas de l’APM et l'OMC, il n’a pas le droit de refuser ou d’utiliser le veto contre une quelconque délégation parlementaire, tant que celle-ci est membre d'une organisation, comme l'APM, qui est un observateur auprès des Nations unies. Le lieu d’organisation des conférences ou des réunions de ce genre est considéré en droit international comme un territoire international», ajoute la même source.
«La Chambre des conseillers est représentée au sein de l’APM par une branche dont l’un de ses membres est un représentant du Groupe de la Justice et du Développement, qui a l’habitude de participer aux activités de cette organisation, dans laquelle Israël a toujours participé en tant que membre, comme il fournissait au bureau de la Chambre des rapports sur sa participation», ajoute-t-on.
Le document relève également que «les parties qui ont l'habitude du double discours et des positions savent que celui qui autorise les délégations étrangères à rentrer au territoire national n’est pas la présidence de la Chambre des conseillers, et elles devraient avoir le courage et la clarté de s’adresser à la partie responsable, au lieu d’induire en erreur l’opinion nationale avec des slogans faux et trompeurs».

Mardi 10 Octobre 2017

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