Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Séquestrés d’enfants pendant 40 ans par leur propre mère

Ajyal Senhadja s’insurge et saisit les autorités locales en vue de leur libération




Incroyable mais vrai. Une mère a séquestré ses trois enfants pendant 40 ans ! Dans la commune de Ain Mediouna, dans la province de Taounate, l’information est tombée comme un couperet. Certains ne voulaient même pas y croire, si ce n’était la confirmation d’une condition sociale et humaine incroyable. La réalité sordide a été d’abord découverte par un jeune du douar Gzenaya. Une mère séquestre depuis quarante ans ses filles (42 et 38 ans) et son fils (34 ans).
Aussitôt alertée, la société civile se met en branle en vue de libérer les séquestrés. Une association locale, Ajyal Senhadja, a même pris en charge cette affaire. Une visite à la maison suspecte a été organisée pour trouver une solution à l’amiable à cette épineuse question. En vain. La mère ne voulait rien entendre. Pas question pour quelqu’un d’entrer chez elle. «Circulez, rien ici ne vous concerne», tonne la mère qui semble être dans un état anormal.
De ce fait, ladite association a contacté plusieurs ONG nationales pour solliciter leur intervention pour contraindre la mère à libérer ses trois enfants qui ont besoin d’un accompagnement. Il a été ainsi procédé à la mise à disposition de psychologues, ces enfants n’ayant jamais fréquenté les gens du douar et du coup, l’on ne connaît même pas la nature de leurs facultés mentales et le degré d’aptitude à l’intégration sociale. Les trois personnes séquestrées pendant près de 40 ans sous la seule tutelle de leurs parents n’ont jamais quitté le toit familial. Concernant le père, soulignent des sources associatives, il s‘agit d’un modeste paysan décédé récemment.
Pour comprendre le comportement de la mère, le président de l’Association Ajyal Senhadja a indiqué que la mère qui avait l’habitude de perdre ses enfants à un âge précoce, était convaincue qu’il s’agissait d’un mauvais sort et que « le mauvais œil » frappait ses enfants à la naissance. Cette superstition l’a poussée à « protéger » les trois derniers, leur ménageant les regards des voisins. L’on s’attend à des rebondissements dans cette affaire, notamment après l’intervention des autorités locales qui se sont saisies de cette affaire.

E.M
Jeudi 11 Mai 2017

Lu 663 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito











Mots Croisés