Mort d’Ali Khamenei et de plusieurs hauts responsables et dignitaires du régime des Mollahs
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Au Conseil de sécurité, le SG de l'ONU condamne les attaques iraniennes contre plusieurs pays arabes
Encore une fois, le Moyen-Orient brûle. Les Etats-Unis et Israël ont mené dès samedi dernier une opération militaire contre l’Iran qui a visé essentiellement la tête du régime.
Effectivement, l’Iran a confirmé dimanche la mort de son guide suprême Ali Khamenei, tué lors de cette opération militaire. Il a décrété 40 jours de deuil.
Annoncée samedi par le président américain, Donald Trump, la mort d'Ali Khamenei a été confirmée par la télévision d'Etat iranienne, les Gardiens de la révolution promettant "un châtiment sévère" aux responsables.
Alireza Arafi, dignitaire religieux membre de l'Assemblée des experts et du Conseil des Gardiens de la révolution, a été nommé dimanche au sein du triumvirat chargé d'assurer la transition après le décès du guide suprême iranien Ali Khamenei.
Le Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime a annoncé sur X avoir "élu l'ayatollah Alireza Arafi membre du Conseil de direction intérimaire".
Cet organe, qui comprend également le président Massoud Pezeshkian et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, dirigera le pays jusqu'à ce que l'Assemblée des experts "élise un dirigeant permanent dans les meilleurs délais".
Dimanche matin, des milliers de personnes se sont rassemblées à Téhéran, certaines en larmes, brandissant des drapeaux iraniens et scandant des cris de "mort à l'Amérique", "mort à Israël", selon un journaliste de l'AFP sur place.
La télévision d'Etat a montré le drapeau noir flottant sur le dome du sanctuaire de la ville sainte de Mashhad, dans le nord-est du pays.
Dans la nuit, la nouvelle de la disparition de celui qui a dirigé l'Iran d'une main de fer durant près de 37 ans, dans la prolongation de l'ayatollah Khomeini, avait été accueillie par des applaudissements et de la musique depuis certaines fenêtres et par des acclamations dans les rues, selon plusieurs témoins.
La mort d'Ali Khamenei avait été annoncée vers 21H30 GMT samedi par Donald Trump, depuis sa résidence de Floride d'où il supervise cette campagne militaire qui change la face du Moyen-Orient et pèse sur les approvisionnements en pétrole.
Ali "Khamenei, l'une des personnes les plus diaboliques de l'Histoire, est mort", a déclaré le président américain sur son réseau Truth Social. "Il a été incapable d'échapper à nos renseignements et à nos systèmes hautement sophistiqués de suivi, et en étroite collaboration avec Israël, il n'a rien pu faire", a-t-il indiqué.
Le rôle clé de la CIA
Selon le New York Times dimanche, la CIA américaine a appris qu'Ali Khamenei devait participer à une réunion de haut niveau samedi matin à Téhéran, ce qui a permis de le cibler.
Citant des sources proches de l'opération, le journal américain affirme que l'agence de renseignement pistait le guide suprême iranien depuis plusieurs mois et avait acquis une certaine confiance quant à ses lieux de résidence et habitudes.
"Puis l'agence a appris qu'une réunion de hauts responsables devait avoir lieu samedi matin dans un complexe immobilier appartenant aux autorités iraniennes au coeur de Téhéran. Plus important encore, la CIA a appris que le guide suprême devait être sur place", selon le quotidien.
Les Américains ont ensuite partagé l'information avec Israël, et, selon des sources informées du processus de décision interrogées par le journal, les Etats-Unis et Israël ont décidé d'ajuster la chronologie de leur attaque en partie pour exploiter cette information, qui a permis l'élimination du dirigeant de la République islamique d'Iran.
En effet, le plan initial prévoyait une attaque de nuit pour bénéficier du couvert de l'obscurité, selon le journal, qui souligne que la frappe a été délivrée à 09H40 locales (06H10 GMT) par des missiles à longue portée air-sol dont le quotidien ne donne pas le nom.
La fille d'Ali Khamenei, son gendre et sa petite-fille ont également été tués, selon les médias iraniens. Ces derniers ont rapporté la mort de plusieurs hauts responsables, notamment le chef d'état-major des forces armées Abdolrahim Moussavi, le ministre de la Défense, le chef des Gardiens de la révolution, Mohammad Pakpour, le chef des renseignements de la police et un conseiller du guide suprême.
Les bombardements se prolongeront "tout au long de la semaine", a ajouté Donald Trump, qui juge que le peuple iranien tient là sa "plus grande chance" de "reprendre" le contrôle du pays.
Riposte iranienne contre les pays du Golfe
Impuissante, Téhéran a riposté par des tirs de missile contre les Etats du Golfe et Israël prétendant que sa vengeance était "légitime".
Au moins une personne a été tuée et sept autres blessées dans un "incident" à l'aéroport d'Abou Dhabi, a annoncé ce dernier. A Abou Dhabi également, un civil a été tué par des débris de missiles, a déclaré le ministère émirati de la Défense, selon qui son pays a été soumis "à une attaque manifeste de missiles balistiques iraniens". Les défenses aériennes des Emirats ont réussi "à intercepter un certain nombre de ces missiles".
Les Emirats ont été visés par 137 missiles et 209 drones tirés par l'Iran, majoritairement détruits ou interceptés, a précisé dans la nuit de samedi à dimanche le ministère de la Défense. Le pays a affirmé se réserver le droit de répondre à ces attaques, dénonçant "une escalade dangereuse".
Le Koweït, qui a fermé son espace aérien, a indiqué que 12 personnes avaient été blessées à la suite de frappes, sans détailler ce bilan.
L'armée a, elle, fait état de trois militaires blessés dans une attaque de missiles visant la base aérienne d'Ali Al-Salem, accueillant du personnel américain et d'autres étrangers, notamment italiens.
Selon le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani, un missile iranien a causé des "dégâts importants" sur la piste de la base, "mais aucun membre du personnel italien n'a été blessé".
Un drone a aussi frappé l'aéroport international du Koweït, selon l'Autorité de l'aviation civile, blessant légèrement des employés et provoquant "des dégâts matériels limités au terminal passagers".
Huit personnes ont été blessées dans des attaques iraniennes menées samedi dernier à l'aide de 44 missiles et huit drones contre le Qatar, a annoncé un diplomate à l'AFP sous le couvert de l'anonymat. Un système radar à longue portée a été endommagé sur la base militaire américaine d'Al-Udeid, la plus grande installation militaire américaine de la région, d'après la même source.
L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a appelé à contenir une "dangereuse escalade" au Moyen-Orient, lors d'un appel avec le président américain Donald Trump.
Le Qatar considère l'opération iranienne comme "une violation flagrante de sa souveraineté nationale" et se "réserve le droit total de répondre à cette attaque", a annoncé son ministère des Affaires étrangères.
La base aérienne d'Al-Udeid accueille les composantes avancées du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), ainsi que ses forces aériennes et d'opérations spéciales dans la région.
L'Arabie saoudite, poids lourd régional, a affirmé avoir repoussé des frappes iraniennes contre sa capitale Ryad et sa province orientale.
Le pays a exprimé "sa plus vive condamnation des attaques iraniennes" contre son territoire et plus largement de "l'agression iranienne" dans la région.
Le royaume a ajouté "qu'il prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre sa sécurité et protéger son territoire, ses citoyens et ses résidents, y compris l'option de répondre à cette agression".
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a eu des entretiens téléphoniques avec les dirigeants émirati, bahreïni, qatari, du Koweït et de la Jordanie, a indiqué la diplomatie saoudienne.
Il les a assurés de "la pleine solidarité du Royaume et son soutien" et de la disponibilité de son pays "à mettre toutes ses capacités à leur disposition".
Par ailleurs, l'agence officielle Bahrain News Agency a indiqué sur X que 45 missiles et neuf drones iraniens avaient été abattus, selon l'armée. Quatre personnes ont été blessées, d’après l'agence, qui cite les hôpitaux publics.
Le Bahreïn a déclaré avoir évacué un quartier de sa capitale Manama abritant le siège de la Cinquième flotte américaine, visé plus tôt par des missiles iraniens, et l'ambassade des Etats-Unis a annoncé sa fermeture dimanche, "compte tenu des frappes de missiles en cours" contre le pays.
Soutien marocain indéfectible
Le Maroc a réaffirmé sa solidarité avec les pays arabes agressés. Selon un communiqué du Cabinet Royal, S.M le Roi Mohammed VI a eu, samedi dernier, plusieurs appels téléphoniques avec Cheikh Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, Président de l'Etat des Emirats Arabes Unis, Hamad Ben Issa Al Khalifa, Souverain du Royaume de Bahreïn, le Prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, Prince héritier du Royaume d'Arabie saoudite, président du Conseil des ministres, et Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, Emir de l'Etat du Qatar.
« Au cours de ces appels, Sa Majesté le Roi a réaffirmé la ferme condamnation par le Royaume du Maroc des agressions abjectes ayant visé la souveraineté de ces Etats frères et la sécurité de leurs territoires, ainsi que le soutien de Sa Majesté et Son plein appui à ces pays dans toutes les mesures légitimes qu’ils jugent appropriées pour la préservation de leur sécurité et de la quiétude de leurs citoyens ».
« Partant des liens fraternels ancrés et de la solidarité constante qui unit le Royaume du Maroc à ces Etats frères, Sa Majesté le Roi a insisté sur le fait que la sécurité et la stabilité des pays du Golfe arabe font partie intégrante de la sécurité et de la stabilité du Royaume du Maroc, et que toute atteinte à leur sécurité constitue une agression grave et inacceptable et une menace directe pour la stabilité de la région ».
Dans ce tourbillon d'escalade au Moyen-Orient, l'Iran fait face à un tournant décisif de son histoire. Ses infrastructures militaires et nucléaires ont été durement touchées par les frappes américano-israéliennes, et l'avenir de son régime reste incertain, entre pressions internationales croissantes, isolement diplomatique et appels pressants de la part du peuple iranien au changement.
Elias Rayane
Effectivement, l’Iran a confirmé dimanche la mort de son guide suprême Ali Khamenei, tué lors de cette opération militaire. Il a décrété 40 jours de deuil.
Annoncée samedi par le président américain, Donald Trump, la mort d'Ali Khamenei a été confirmée par la télévision d'Etat iranienne, les Gardiens de la révolution promettant "un châtiment sévère" aux responsables.
Alireza Arafi, dignitaire religieux membre de l'Assemblée des experts et du Conseil des Gardiens de la révolution, a été nommé dimanche au sein du triumvirat chargé d'assurer la transition après le décès du guide suprême iranien Ali Khamenei.
Le Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime a annoncé sur X avoir "élu l'ayatollah Alireza Arafi membre du Conseil de direction intérimaire".
Cet organe, qui comprend également le président Massoud Pezeshkian et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, dirigera le pays jusqu'à ce que l'Assemblée des experts "élise un dirigeant permanent dans les meilleurs délais".
Dimanche matin, des milliers de personnes se sont rassemblées à Téhéran, certaines en larmes, brandissant des drapeaux iraniens et scandant des cris de "mort à l'Amérique", "mort à Israël", selon un journaliste de l'AFP sur place.
La télévision d'Etat a montré le drapeau noir flottant sur le dome du sanctuaire de la ville sainte de Mashhad, dans le nord-est du pays.
Dans la nuit, la nouvelle de la disparition de celui qui a dirigé l'Iran d'une main de fer durant près de 37 ans, dans la prolongation de l'ayatollah Khomeini, avait été accueillie par des applaudissements et de la musique depuis certaines fenêtres et par des acclamations dans les rues, selon plusieurs témoins.
La mort d'Ali Khamenei avait été annoncée vers 21H30 GMT samedi par Donald Trump, depuis sa résidence de Floride d'où il supervise cette campagne militaire qui change la face du Moyen-Orient et pèse sur les approvisionnements en pétrole.
Ali "Khamenei, l'une des personnes les plus diaboliques de l'Histoire, est mort", a déclaré le président américain sur son réseau Truth Social. "Il a été incapable d'échapper à nos renseignements et à nos systèmes hautement sophistiqués de suivi, et en étroite collaboration avec Israël, il n'a rien pu faire", a-t-il indiqué.
Le rôle clé de la CIA
Selon le New York Times dimanche, la CIA américaine a appris qu'Ali Khamenei devait participer à une réunion de haut niveau samedi matin à Téhéran, ce qui a permis de le cibler.
Citant des sources proches de l'opération, le journal américain affirme que l'agence de renseignement pistait le guide suprême iranien depuis plusieurs mois et avait acquis une certaine confiance quant à ses lieux de résidence et habitudes.
"Puis l'agence a appris qu'une réunion de hauts responsables devait avoir lieu samedi matin dans un complexe immobilier appartenant aux autorités iraniennes au coeur de Téhéran. Plus important encore, la CIA a appris que le guide suprême devait être sur place", selon le quotidien.
Les Américains ont ensuite partagé l'information avec Israël, et, selon des sources informées du processus de décision interrogées par le journal, les Etats-Unis et Israël ont décidé d'ajuster la chronologie de leur attaque en partie pour exploiter cette information, qui a permis l'élimination du dirigeant de la République islamique d'Iran.
En effet, le plan initial prévoyait une attaque de nuit pour bénéficier du couvert de l'obscurité, selon le journal, qui souligne que la frappe a été délivrée à 09H40 locales (06H10 GMT) par des missiles à longue portée air-sol dont le quotidien ne donne pas le nom.
La fille d'Ali Khamenei, son gendre et sa petite-fille ont également été tués, selon les médias iraniens. Ces derniers ont rapporté la mort de plusieurs hauts responsables, notamment le chef d'état-major des forces armées Abdolrahim Moussavi, le ministre de la Défense, le chef des Gardiens de la révolution, Mohammad Pakpour, le chef des renseignements de la police et un conseiller du guide suprême.
Les bombardements se prolongeront "tout au long de la semaine", a ajouté Donald Trump, qui juge que le peuple iranien tient là sa "plus grande chance" de "reprendre" le contrôle du pays.
Riposte iranienne contre les pays du Golfe
Impuissante, Téhéran a riposté par des tirs de missile contre les Etats du Golfe et Israël prétendant que sa vengeance était "légitime".
Au moins une personne a été tuée et sept autres blessées dans un "incident" à l'aéroport d'Abou Dhabi, a annoncé ce dernier. A Abou Dhabi également, un civil a été tué par des débris de missiles, a déclaré le ministère émirati de la Défense, selon qui son pays a été soumis "à une attaque manifeste de missiles balistiques iraniens". Les défenses aériennes des Emirats ont réussi "à intercepter un certain nombre de ces missiles".
Les Emirats ont été visés par 137 missiles et 209 drones tirés par l'Iran, majoritairement détruits ou interceptés, a précisé dans la nuit de samedi à dimanche le ministère de la Défense. Le pays a affirmé se réserver le droit de répondre à ces attaques, dénonçant "une escalade dangereuse".
Le Koweït, qui a fermé son espace aérien, a indiqué que 12 personnes avaient été blessées à la suite de frappes, sans détailler ce bilan.
L'armée a, elle, fait état de trois militaires blessés dans une attaque de missiles visant la base aérienne d'Ali Al-Salem, accueillant du personnel américain et d'autres étrangers, notamment italiens.
Selon le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani, un missile iranien a causé des "dégâts importants" sur la piste de la base, "mais aucun membre du personnel italien n'a été blessé".
Un drone a aussi frappé l'aéroport international du Koweït, selon l'Autorité de l'aviation civile, blessant légèrement des employés et provoquant "des dégâts matériels limités au terminal passagers".
Huit personnes ont été blessées dans des attaques iraniennes menées samedi dernier à l'aide de 44 missiles et huit drones contre le Qatar, a annoncé un diplomate à l'AFP sous le couvert de l'anonymat. Un système radar à longue portée a été endommagé sur la base militaire américaine d'Al-Udeid, la plus grande installation militaire américaine de la région, d'après la même source.
L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a appelé à contenir une "dangereuse escalade" au Moyen-Orient, lors d'un appel avec le président américain Donald Trump.
Le Qatar considère l'opération iranienne comme "une violation flagrante de sa souveraineté nationale" et se "réserve le droit total de répondre à cette attaque", a annoncé son ministère des Affaires étrangères.
La base aérienne d'Al-Udeid accueille les composantes avancées du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), ainsi que ses forces aériennes et d'opérations spéciales dans la région.
L'Arabie saoudite, poids lourd régional, a affirmé avoir repoussé des frappes iraniennes contre sa capitale Ryad et sa province orientale.
Le pays a exprimé "sa plus vive condamnation des attaques iraniennes" contre son territoire et plus largement de "l'agression iranienne" dans la région.
Le royaume a ajouté "qu'il prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre sa sécurité et protéger son territoire, ses citoyens et ses résidents, y compris l'option de répondre à cette agression".
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a eu des entretiens téléphoniques avec les dirigeants émirati, bahreïni, qatari, du Koweït et de la Jordanie, a indiqué la diplomatie saoudienne.
Il les a assurés de "la pleine solidarité du Royaume et son soutien" et de la disponibilité de son pays "à mettre toutes ses capacités à leur disposition".
Par ailleurs, l'agence officielle Bahrain News Agency a indiqué sur X que 45 missiles et neuf drones iraniens avaient été abattus, selon l'armée. Quatre personnes ont été blessées, d’après l'agence, qui cite les hôpitaux publics.
Le Bahreïn a déclaré avoir évacué un quartier de sa capitale Manama abritant le siège de la Cinquième flotte américaine, visé plus tôt par des missiles iraniens, et l'ambassade des Etats-Unis a annoncé sa fermeture dimanche, "compte tenu des frappes de missiles en cours" contre le pays.
Soutien marocain indéfectible
Le Maroc a réaffirmé sa solidarité avec les pays arabes agressés. Selon un communiqué du Cabinet Royal, S.M le Roi Mohammed VI a eu, samedi dernier, plusieurs appels téléphoniques avec Cheikh Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, Président de l'Etat des Emirats Arabes Unis, Hamad Ben Issa Al Khalifa, Souverain du Royaume de Bahreïn, le Prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, Prince héritier du Royaume d'Arabie saoudite, président du Conseil des ministres, et Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, Emir de l'Etat du Qatar.
« Au cours de ces appels, Sa Majesté le Roi a réaffirmé la ferme condamnation par le Royaume du Maroc des agressions abjectes ayant visé la souveraineté de ces Etats frères et la sécurité de leurs territoires, ainsi que le soutien de Sa Majesté et Son plein appui à ces pays dans toutes les mesures légitimes qu’ils jugent appropriées pour la préservation de leur sécurité et de la quiétude de leurs citoyens ».
« Partant des liens fraternels ancrés et de la solidarité constante qui unit le Royaume du Maroc à ces Etats frères, Sa Majesté le Roi a insisté sur le fait que la sécurité et la stabilité des pays du Golfe arabe font partie intégrante de la sécurité et de la stabilité du Royaume du Maroc, et que toute atteinte à leur sécurité constitue une agression grave et inacceptable et une menace directe pour la stabilité de la région ».
Dans ce tourbillon d'escalade au Moyen-Orient, l'Iran fait face à un tournant décisif de son histoire. Ses infrastructures militaires et nucléaires ont été durement touchées par les frappes américano-israéliennes, et l'avenir de son régime reste incertain, entre pressions internationales croissantes, isolement diplomatique et appels pressants de la part du peuple iranien au changement.
Elias Rayane
Les sites et les installations visés par les frappes
Les frappes américano-israéliennes se sont concentrées sur les capacités de défense, de commandement, de production d'armement de l'Iran, et des installations nucléaires.
En effet, les sites les plus sensibles ont été visés, notamment l'usine d'enrichissement d'uranium de Fordo, le site de Natanz, le centre de recherche d'Ispahan et la centrale nucléaire de Bouchehr.
Des infrastructures appartenant au Corps des gardiens de la révolution islamique ont été frappées pour désorganiser l'appareil sécuritaire, alors que la base d'Hamedan, ainsi que des sites de lancement de missiles balistiques ont été détruits.
Par ailleurs, des explosions ont été signalées dans des zones de pouvoir à Téhéran et dans plusieurs autres centres urbains majeurs.
Les frappes n’ont pas épargné les civils. En effet, l’AFP, s’appuyant sur la déclaration d’un responsable local à la télévision d’Etat, a assuré qu’au moins 51 personnes ont été tuées dans l’école Minab au sud de l'Iran, alors que le Croissant-Rouge iranien a déclaré dimanche que 108 personnes avaient trouvé la mort lors cette frappe contre l’école.
Les frappes américano-israéliennes se sont concentrées sur les capacités de défense, de commandement, de production d'armement de l'Iran, et des installations nucléaires.
En effet, les sites les plus sensibles ont été visés, notamment l'usine d'enrichissement d'uranium de Fordo, le site de Natanz, le centre de recherche d'Ispahan et la centrale nucléaire de Bouchehr.
Des infrastructures appartenant au Corps des gardiens de la révolution islamique ont été frappées pour désorganiser l'appareil sécuritaire, alors que la base d'Hamedan, ainsi que des sites de lancement de missiles balistiques ont été détruits.
Par ailleurs, des explosions ont été signalées dans des zones de pouvoir à Téhéran et dans plusieurs autres centres urbains majeurs.
Les frappes n’ont pas épargné les civils. En effet, l’AFP, s’appuyant sur la déclaration d’un responsable local à la télévision d’Etat, a assuré qu’au moins 51 personnes ont été tuées dans l’école Minab au sud de l'Iran, alors que le Croissant-Rouge iranien a déclaré dimanche que 108 personnes avaient trouvé la mort lors cette frappe contre l’école.