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S.O.S. la pratique illégale de la médecine dentaire tue

L’Ordre national des médecins- dentistes appelle à poursuivre tout usurpateur de la profession




L’ONMD déplore le décès d'un jeune garçon de 12 ans suite à de graves complications qui consistent en une infection microbienne du sang (septicémie) accompagnée d'un saignement sévère    (hémorragie) après l’extraction d’une dent chez un prothésiste usurpant,  selon l’instance, la fonction de médecin-dentiste dans la municipalité de Oued Laou dans la province de Tétouan. Suite à cette atrocité, qui a coûté la vie à ce jeune enfant, l’ONMD réitère sa demande constante de lutter contre la pratique illégale de la médecine dentaire, qui n’a cessé de prendre de l’ampleur ces dernières années, et ce malgré la circulaire du ministre de l'Intérieur adressée aux walis et gouverneurs des provinces du Royaume les exhortant à contrôler les locaux des prothésistes dentaires.
Tout en affirmant que ces pratiquants illégaux mettent la vie des citoyens en danger sans aucun contrôle au su et au vu de tout le monde,  l’Ordre reproche aux autorités publiques leur indifférence voire leur mutisme. Cette négligence dans l'accomplissement de leurs tâches, et ce malgré la multitude des incidents mortels dans les régions du pays, transgresse les dispositions de la Constitution qui insiste sur la sécurité sanitaire dans le Royaume, en particulier dans son article 22.
Les actes d'examen, de diagnostic et de prise d’empreintes, ainsi que la mise des prothèses dentaires sont des soins confiés exclusivement au médecin-dentiste, qui est censé avoir un doctorat en médecine dentaire et inscrit à l’Ordre national des médecins-dentistes, selon un communiqué.
La confection et la réparation des prothèses dentaires par les prothésistes autorisés se font à la demande et sous la prescription du médecin-dentiste, selon les empreintes, les orientations et les détails spécifiés par ce dernier.
A cet effet, l’ONMD demande aux autorités centrales et locales concernées et leurs partenaires, d'intervenir avec fermeté pour éradiquer cette menace qui nuit à l’image du Maroc en tant que pays leader dans la région et transgresse les dispositions énoncées explicitement dans l’article 31 de la Constitution. Pour que l'Etat de droit prime, il appelle aussi les autorités à l’obligation de contrôler les abus et les violations de certains prothésistes et de fermer les établissements clandestins des pratiquants illégaux avec la poursuite de tout usurpateur de la profession afin d’éviter de nouvelles victimes et de préserver la santé et la vie des citoyens.

Mercredi 6 Septembre 2017

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