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Rien ne va plus pour l'ovalie nationale

Rugby Africa, appuyée par World Rugby, a pris des sanctions drastiques à l’encontre de la FRMR


Rien ne va plus pour l'ovalie nationale
A l’agonie depuis de longues années, le rugby national n’avait vraiment pas besoin de ça. A plus de 2000 km d’Oujda, où Driss Boujouala a été élu nouveau président de la Fédération Royale marocaine de rugby (FRMR), le 7 mars courant, au terme d’un imbroglio interminable « la commission juridique de Rugby Africa a pris des sanctions contre le Maroc, qui ont été par la suite validées par son comité exécutif ainsi que celui de World Rugby », nous a précisé l’association qui regroupe les nations africaines pratiquant le rugby à XV, le rugby à sept et le rugby féminin.  Et d’ajouter « RA ne communique pas sur ces sanctions car elle respecte le droit d’appel ».
A dire vrai, il n’y a rien de surprenant dans cette décision prise en marge du Symposium sur la santé, organisé par World Rugby à Paris, la semaine dernière. D’abord parce qu’elle était dans l’air depuis quelque temps et ensuite car elle va dans le sens du dernier des trois avertissements envoyés par le président de Rugby Africa (RA), le Tunisien Khalid Babbou au désormais ex-président de la FRMR, Tahar Boujouala.
Comme nous vous l’expliquions dans notre article du 17 février, RA a adressé un courrier daté du 7 février et destiné à la FRMR. Document teinté de regret et d’incompréhension. « Je constate que nos courriers du 3 décembre 2019 et celui du 8 janvier 2020 sont restés sans réponse de votre part », a déploré le successeur du Marocain Aziz Bougja, avant de lancer un avertissement, de toute évidence totalement ignoré par la FRMR. «Rugby Africa, en coordination avec le directeur des relations internationales de World Rugby, rappelle à la FRMR qu’elle est tenue d’organiser son Assemblée générale élective avant le 1er mars 2020, délai de rigueur. Dans le cas contraire, il sera décidé dans un premier temps d’exclure toutes les équipes nationales marocaines des futures compétitions africaines », fut-il indiqué dans ce document envoyé en copie au Comité national olympique marocain (CNOM) et à World Rugby.
Entre-temps, et plus précisément le vendredi 14 février, une conférence de presse a été tenue à l’initiative d’Abdennasser Bougja, président du Club Olympique de Casablanca (COC), soutenu par la majorité des membres du bureau exécutif de la FRMR. L’objectif étant de «sortir de l’impasse dans laquelle se trouvent ligues, clubs et Fédération », espérait ce dernier, qui briguait à l’époque la présidence. Lors de ce point de presse organisé au COC, il a notamment été décidé de tenir une Assemblée générale élective, le 29 février, afin de répondre aux exigences de Rugby Africa car selon Bougja, inquiet «les formations des techniciens et des arbitres seront elles aussi suspendues si Rugby Africa met sa menace à exécution. Sans parler de la subvention annuelle accordée par World Rugby pour le développement de ce sport au Maroc, masculin et féminin, qui s’élève à 600.000 dollars ». Puis, plus rien, jusqu’à la nomination de Driss Boujouala, frère du président sortant, plébiscité par 27 clubs sur les 36 affiliés à la FRMR et élu par la majorité des membres du comité exécutif, composé d’une quinzaine de personnes. Un comité que l’on croyait moins solidaire avec la FRMR. Du moins, d’après les échos qui ont résonné il y a quelques semaines dans les coulisses du COC.      
Nous y voilà donc, l’ensemble des équipes nationales marocaines, juniors et seniors, féminines et masculines ainsi que les cadres techniques seront désormais à l’arrêt, ne sachant pas de quoi leur avenir sera fait, alors que se profile pour l’équipe nationale de rugby à XV, une rencontre cruciale contre la Côte d'Ivoire à Casablanca le 3 juin prochain, dans le cadre des qualifications à la Coupe du monde de rugby 2023, en France. D’ici là, si les sanctions ne sont pas levées, le XV du Maroc peut d’ores et déjà dire au revoir à une compétition à laquelle il n’a jamais goûté, contrairement à des pays moins lotis en termes d’infrastructure et de financement, comme la Namibie (6 participations) ou encore la Côte d’Ivoire (1). Pas très glorieux pour une nation qui ne cesse de revendiquer et de s’appuyer sur les lauriers d’un glorieux passé pour justifier son importance et sa grandeur déchue. Une nostalgie mal placée qui finalement l’empêche d’entrevoir l’amère réalité d’un sport en déconfiture dans un pays dont les victoires en Africa Silver Cup en 2017 et lors du Tri-nations maghrébin la même année, ne sont finalement que l’arbre qui cache la forêt..

Chady Chaabi
Mercredi 11 Mars 2020

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1.Posté par Oujdi le 13/03/2020 16:58
A cause de ses égoïstes qui pensent qu'à leurs intérêts personnels au lieu l'intérêt national il faut dégager cette racailles du sport et revoir le système de la candidature dans les fédérations au lieu de laisser l'anarchie pour ses voyous qui cherchent à s'enrichir sur le dos du sport national je dis à ses gens j'ai honte et triste pour le rugby national la fierté des années soixante soixante-dix du peuple marocain

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