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Redressement graduel de l’ activité économique nationale

Le dynamisme des derniers mois s’avère insuffisant pour éponger les retombées négatives de la crise sur la croissance





Redressement graduel de l’ activité économique nationale
Le redressement de l’activité économique nationale, observé ces derniers mois, particulièrement au niveau des secteurs du BTP, de l’énergie électrique et de certaines branches du secteur industriel, se poursuit graduellement. Mais à en croire la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, il en faut plus pour mettre fin aux conséquences de la crise économique actuelle dues à la pandémie de coronavirus (Covid-19).

En effet, la DEPF estime que la bonne posture de la plupart des baromètres conjoncturels disponibles «s’avère insuffisant pour éponger les retombées négatives de la crise sanitaire sur la croissance économique, comme il ressort de la situation des comptes nationaux relatifs au troisième trimestre 2020». Dans sa note de conjoncture du mois de janvier 2021 (n°287) qu’elle vient de publier, la DEPF affirme que les précipitations importantes observées lors des mois de décembre et janvier présagent des perspectives favorables pour la campagne agricole.

Des prémices d’une bonne campagne agricole qui renforcent directement et indirectement la dynamique attendue de l’activité économique durant l’année en cours, selon elle.

La DEPF ajoute en outre que «ces perspectives seront, également, soutenues par le déploiement prévu du vaccin qui devrait permettre, conjointement avec l’opérationnalisation du plan de relance économique, de restaurer progressivement la confiance des consommateurs et des investisseurs». Dans sa note, il ressort, par ailleurs, qu’au niveau de la demande intérieure, la consommation des ménages a accusé un ralentissement en 2020. «Le pouvoir d’achat des ménages continue d’accuser le choc dû à l’impact de la pandémie sur le marché du travail qui a enregistré une perte nette de 581 mille postes d’emploi au troisième trimestre 2020, en plus de la succession de deux années de sécheresse ainsi que la baisse des crédits à la consommation (-3,3% à fin novembre)», souligne la DEPF.

La même source assure toutefois que «cette contreperformance a été atténuée par la résilience des transferts des MRE et par les transferts monétaires octroyés par le Fonds Covid-19 en faveur des ménages touchés, ainsi que par la maîtrise de l’inflation». En phase avec la persistance du recul des importations en biens d’équipement, conjuguée au repli de l’investissement budgétaire, l’effort d’investissement s’est pour sa part inscrit en baisse, constate la DEPF.

Concernant les échanges commerciaux des biens, il apparaît qu’à fin novembre 2020, la situation des échanges extérieurs du Maroc poursuit son redressement. Dans un contexte de reprise progressive de plusieurs branches d’activités exportatrices à partir du mois de juillet, les exportations ont limité leur baisse à 8,4%, tandis que les importations ont affiché un repli plus important (-15,9%). Ainsi, «ces évolutions se sont traduites par une atténuation du déficit commercial de 26% et par une amélioration du taux de couverture de 5 points à fin novembre», souligne la DEPF dans sa note de conjoncture ajoutant que les transferts des MRE ont fait preuve d’une grande résilience face au choc pandémique et affiché une progression de 4% durant la même période.

S’agissant des finances publiques, la DEPF note que la situation des charges et ressources du Trésor devrait clôturer l’année 2020 sur un déficit budgétaire ne s’éloignant pas de l’objectif initial. En effet, elle «fait ressortir un creusement, en glissement annuel, du déficit budgétaire de 46,1% pour se situer à 59,2 milliards de dirhams à fin novembre 2020», précisant que cette évolution incorpore, particulièrement, un recul des recettes ordinaires de 7,9% conjointement à une hausse des dépenses ordinaires de 5%.

Quant à l’encours des crédits bancaires, il maintient sa dynamique favorable à fin novembre compte-tenu, notamment, de l’importance des crédits «Damane» garantis par l’Etat. Pour leur part, «les indices boursiers MASI & MADEX affichent une évolution propice au quatrième trimestre, permettant d’atténuer significativement leur repli cumulé depuis le début de l’année», conclut la note.

Alain Bouithy

Libé
Vendredi 22 Janvier 2021

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