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Prendre une célébrité et la plonger dans un bain de fiction: la recette a déjà fait ses preuves mais les auteurs phares de la rentrée, de Frédéric Beigbeder à Christophe Donner ou David Foenkinos, s'emparent plus que jamais de personnages réels pour nourrir leurs romans.
Ces fictions biographiques, qui évoquent écrivains, cinéastes, artistes, boxeur, violoniste ou footballeur, ne sont pas de simples "biopics". Les auteurs projettent leur imaginaire sur ces héros réels et se mettent eux-mêmes en scène.
Ainsi, le médiatique Frédéric Beigbeder explique dans "Oona & Salinger" (Grasset) comment il renonça en 2007 à rencontrer l'auteur de "L'Attrape-coeurs", son idole, avant de raconter l'idylle contrariée du jeune J. D. Salinger et d'Oona O'Neill, fille du Nobel Eugene O'Neill et future Mrs Charlie Chaplin. On y croise aussi Hemingway, Truman Capote... Il imagine les lettres du soldat Salinger à Oona, de 1942 à 1944, et livre de puissantes pages de guerre et d'amour.
Dans "Charlotte" (Gallimard), long chant narratif en vers libres, David Foenkinos, lui, rend un magnifique hommage à la jeune artiste Charlotte Salomon, assassinée à Auschwitz en 1943, dont il découvrit avec fascination, soixante ans plus tard, les tableaux dans une exposition à Berlin.
Philippe Bordas invoque pour sa part Zinédine Zidane dans "Chant furieux" (Gallimard). Le narrateur, Mémos, photographe, doit suivre le champion jour et nuit pendant trois mois pour réaliser un livre. Une connivence immédiate naît entre les deux hommes. L'auteur, qui réconcilie langue érudite et langue des banlieues, a lui-même été le photographe de MC Solar auquel il a consacré un ouvrage.
Coutumier de l'exploitation romanesque de figures historiques, Patrick Deville, prix Femina 2012 pour "Peste et choléra", nous entraîne cette fois au Mexique, à la fin des années 30, avec "Viva" (Seuil), sur les pas de Léon Trotski et de l'écrivain volcanique Malcom Lowry.