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Ouyhaya et Louh se donnent la réplique à l’approche des présidentielles algériennes




Rien ne va plus entre Ahmed Ouyahya, Premier ministre algérien et son ministre de la Justice Tayeb Louh. Par voie de déclarations endurcies, les deux hommes font depuis quelques jours les choux gras de la presse algérienne et maghrébine. La polémique est toujours sans fond, d’autant plus que les observateurs, surpris des attaques de Tayeb Louh contre son Premier ministre, savent pertinemment que l’actuel ministre de la Justice n’a pas l’habitude de s’impliquer dans de telles accusations en public.
Sa dernière sortie médiatique à travers laquelle il accuse frontalement Ouyahya d’avoir été derrière l’incarcération des magistrats au cours des années 90, lorsqu’il était ministre de la Justice, suscite des interrogations quant à sa finalité. Pour une grande partie des observateurs, il s’agit d’une campagne électorale prématurée, en perspective d’un cinquième mandat. Comment expliquer autrement cette pique inhabituelle de sa part, alors qu’il était simplement question de l’inauguration du nouveau palais de justice à Oran !  
L’analyse de son discours ce 5 novembre en présence de plusieurs acteurs associatifs montre qu’il jouait le jeu du cercle d’Al Mouradia, préparant un nouveau mandat, pour Abdelaziz Bouteflika. Et c’est là aussi l’analyse du Quotidien d’Oran qui n’y voit que du « marketing politique en faveur d’un cinquième mandat ». Louh qui ne se prononce que rarement sur des questions politiques  est allé jusqu’à évoquer en public l’emprisonnement des cadres de l’Etat. “Cette époque de l’arbitraire est révolue grâce aux directives du président de la République. Il n’y aura pas de retour [à ces méthodes] hors du cadre légal”, a-t-il déclaré.  
Pour sa part, le RND, parti du Premier ministre, a riposté à ces déclarations en guise de défense de son secrétaire général. La mise au point finement élaborée s’est voulue plutôt assez souple : « Les accusations frontales du ministre de la Justice relatives à l’affaire des cadres incarcérés dans les années 1990 cachent mal des arrière-pensées connues de tout le monde».
Toutefois, d’aucuns estiment que c’est là une friction entre fidèles du président actuel dont l’état de santé ne permettrait pas d’assumer un cinquième mandat après les élections présidentielles de 2019.

E-M
Samedi 10 Novembre 2018

Lu 742 fois


1.Posté par Oujdi le 10/11/2018 09:31 (depuis mobile)
Tant que ses tétes ils sont encore la rien ne va changer puisque ils ont que la haine dans leurs ventres et les coups bas de bas de gamme et leurs savoir faire dans la magouille et mensonge avec des méthodes de la làcheté mais ils ne vont pas loin

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