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Nouvelle baisse des estimations de la production céréalière mondiale pour 2022

Les stocks mondiaux à la clôture des campagnes de 2023 devraient se contracter de 1,6% par rapport à leurs niveaux d’ouverture


Alain Bouithy
Mercredi 19 Octobre 2022

Nouvelle baisse des estimations de la production céréalière mondiale pour 2022
Dans son dernier Bulletin sur l’offre et la demande de céréales, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé une nouvelle baisse des estimations de la production céréalière mondiale pour 2022.

Selon l’agence onusienne, les estimations s’établissent à présent à 2.768 millions de tonnes, ce qui correspond à 1,7% en dessous du chiffre réalisé en 2021.

En raison principalement des conditions météorologiques défavorables pour les cultures aux États-Unis d’Amérique, les nouvelles estimations relèvent que la production mondiale de céréales secondaires devrait atteindre 1.468 millions de tonnes, soit un recul de 2,8% en glissement annuel.

D’après les projections de la FAO, rendues publiques récemment, «la production mondiale de riz devrait s’établir à 512,8 millions de tonnes, soit un chiffre en recul de 2,4% par rapport au niveau record atteint en 2021, mais qui reste encore au-dessus de la moyenne».

Les experts de l’organisation internationale sont persuadés que la révision à la baisse de la production rizicole depuis septembre est le résultat de la sécheresse de l’été et des fortes températures en Chine, auxquelles se sont ajoutées des inondations au Pakistan.

Il est à rappeler que la FAO a relevé ses prévisions concernant la production mondiale de blé pour les porter à 787,2 millions de tonnes au titre du mois de septembre dernier.

Cette évolution correspond à « une progression de 1% par rapport à l’année précédente, avec un nouveau record en perspective, à la faveur de rendements supérieurs aux attentes dans l’Union européenne et en Fédération de Russie », a souligné l’agence onusienne.

En ce qui concerne l’utilisation mondiale de céréales en 2022-2023, tout porte à croire qu’elle devrait s’établir à 2.784 millions de tonnes, soit un niveau inférieur de 0,5% à celui de 2021-2022, imputable principalement à une moindre utilisation dans l’alimentation animale.

S’agissant des stocks mondiaux de céréales à la clôture des campagnes de 2023, et selon les projections de l’organisation, elles devraient se contracter de 1,6% par rapport à leurs niveaux d’ouverture, pour s’établir à 848 millions de tonnes.

La FAO annonce concrètement s’attendre «à un léger recul du rapport stocks/utilisation de céréales au niveau mondial qui, après avoir été de 31% l’année précédente, tomberait à 29,7% en 2022-2023, soit un niveau encore relativement élevé au regard des antécédents».

Il est à noter que les projections font état d’une baisse des échanges mondiaux de céréales de 2,4% en 2022-2023 (juillet-juin) par rapport à la campagne de commercialisation précédente, a annoncé l’agence ajoutant qu’elles laissent entrevoir des contractions des échanges pour toutes les céréales principales.

Pour ses experts, les conséquences de la guerre en Ukraine et la vigueur du dollar américain figurent parmi les facteurs contribuant à ce recul.

A titre de rappel, en septembre, l’Indice FAO des prix des céréales a progressé de 1,5% par rapport au mois d’août.

Selon les données recueillies par la FAO au titre du mois dernier, les prix internationaux du blé ont enregistré un rebond de 2,2%, sous l’effet de préoccupations concernant l’état des cultures en Argentine et aux Etats-Unis  où prédomine un temps sec.

Mais à en croire l’organisation, « cette progression a aussi pour causes le rythme rapide des exportations de l’Union européenne, qui se double d’une forte demande interne, et l’incertitude accrue qui pèse sur le prolongement de l’initiative céréalière de la mer Noire au-delà du mois de novembre ».

A rappeler que les prix mondiaux du maïs n’ont de leur côté quasiment pas bougé, la vigueur du dollar ayant permis de contrebalancer la pression exercée par la contraction des perspectives d’approvisionnement, alors que les prévisions de production ont encore été revues à la baisse aux Etats-Unis  et dans l’Union européenne.

Quant à l’Indice FAO des prix de tous les types de riz, il « a progressé de 2,2%, en grande partie en raison des changements apportés par l’Inde à sa politique d’exportation », a constaté l’agence onusienne.

Alain Bouithy


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