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Neymar sur le divan: Le Brésil incrédule


Neymar sur le divan: Le Brésil incrédule
Neymar a pris tout le monde de court au Brésil en annonçant que la Coupe du monde 2022 au Qatar serait probablement sa "dernière", ravivant le débat sur la santé mentale des sportifs, pendant que certains commentateurs n'y voyaient qu'un énième caprice d'enfant gâté. "Je ne sais pas si j'aurai le mental pour supporter encore plus de football" après le Mondial-2022: cette déclaration du numéro 10 du Paris SG et de la Seleçao à la plateforme de streaming DAZN a fait l'effet d'une bombe dimanche.


Au Brésil, les réactions interloquées abondaient sur les réseaux sociaux. "Comment ça, la dernière Coupe du monde de Neymar en 2022?", s'interrogeait un internaute. "Il faut gagner en 2022, je vous en prie, je ne veux pas mourir avant de voir Neymar remporter une Coupe du monde", réclamait pour sa part un jeune fan de l'attaquant de 29 ans, qui aura 34 ans au moment du Mondial-2026, organisé en Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis, Mexique).


Avec la diffusion de cette interview-choc pour un documentaire à quelques heures du match Colombie-Brésil, les projecteurs étaient plus que jamais braqués sur "Ney" à Barranquilla.

Passes mal ajustées, dribbles ratés, manque de vivacité: il a rendu une de ses plus pâles copies sous le maillot de la Seleçao, après un début de saison tout aussi décevant avec le PSG.


Les quintuples champions du monde ont été tenus en échec pour la première fois lors des qualifications pour le Mondial-2022, avec un match nul et vierge après neuf victoires consécutives. "Comme on l'a vu avec Simone Biles aux Jeux olympiques de Tokyo, le débat sur la santé mentale des sportifs est dans l'air du temps et on a la preuve que (ces problèmes) ont un impact réel sur les performances", a estimé Marcello Neves, dans son analyse du match pour le quotidien O Globo.

La diffusion de l'entretien le jour du match "est peut-être une simple coïncidence, mais Neymar a fait un de ses pires matches en équipe nationale".
Consultant pour TV Globo, la plus grande chaîne du pays, l'ancien attaquant, passé par Naples, Caio Ribeiro a regretté le fait que Neymar ne suscite pas la même empathie que d'autres stars du sport comme Biles ou Naomi Osaka, qui ont exposé leurs difficultés à faire face à la pression. "Ce serait bien que les gens portent le même regard humain sur Neymar", a-t-il affirmé.


Ce n'est pas du tout l'avis de Juca Kfouri, chroniqueur sportif très respecté, qui s'est montré cinglant dans un podcast du site Uol. "S'il ne va pas (au Mondial-2026), il ne me manquera pas, et ça ne me poserait aucun problème s'il décidait de ne pas aller non plus au Qatar", a-t-il lancé, qualifiant la star de "Peter Pan", un éternel enfant. "Ça fait déjà un moment qu'il semble avoir abandonné sa carrière, préférant une vie de pop star, comme Ronaldinho", a insisté le chroniqueur. "Avec son talent, il pourrait être le numéro 1, mais il n'a pas le mental pour ça", a-t-il conclu.


La polémique a enflé davantage avec la fuite d'une séquence audio en marge de la retransmission du match Colombie-Brésil sur TV Globo.
Au moment où un reporter explique que Neymar a regagné directement les vestiaires après le match au lieu de rester sur le terrain comme les autres joueurs, on peut entendre quelqu'un prononcer le mot "idiot".
Une insulte attribuée par certains au commentateur star Galvao Bueno, aussitôt taclé sur Instagram par le père du joueur. "Mon fils peut être tout ce que vous voulez, mais pas un idiot! C'est un héros, qui ne ment pas (...), sans lâcheté, sans traîtrise", a réagi Neymar Senior.


Mardi, Thiago Silva, défenseur de la Seleçao, a aussi apporté son soutien à son ancien coéquipier du PSG en conférence de presse. "On subit tous la pression, mais pour lui, c'est différent, c'est une pression concentrée sur une seule personne (...) J'espère qu'il ne va pas perdre sa joie de vivre. Quand il est heureux, il est performant sur le terrain", a déclaré le joueur de Chelsea, qui espère voir Neymar briller à nouveau contre l'Uruguay (à 2h30 dans la nuit de jeudi à vendredi), à Manaus.

Infos

Kyrie Irving
 
Le meneur des Nets Kyrie Irving, écarté des parquets par son club à moins de se faire vacciner contre le Covid-19, a estimé que "chacun a le droit de faire ce qui lui semble bon", mercredi sur Instagram.

"Chacun a le droit de faire ce qui lui semble bon pour lui. Personne ne devrait être forcé de faire quoi que ce soit avec son corps", a réagi le joueur pour justifier son choix de ne pas être vacciné.

Le basketteur de 29 ans a été interdit mardi de s'entraîner ou de jouer par les Brooklyn Nets, à moins de se résigner à recevoir ses injections.
Pour lutter contre la pandémie, la ville de New York a mis en oeuvre de nouveaux protocoles de sécurité sanitaire empêchant les adultes non vaccinés de prendre part aux entraînements ou aux matches.

Plus tôt dans la journée mercredi, le site américain The Athletic a affirmé que la direction des Nets ne prolongera pas le contrat d'Irving qui se termine l'année prochaine.

"Ne croyez pas que je vais prendre ma retraite", a répondu le meneur star. "Ne croyez pas que je vais abandonner ce sport pour une obligation vaccinale".
 
Agnes Tirop
 

L'athlète kényane Agnes Tirop, deux fois médaillée mondiale sur 10.000 m et 4e des Jeux olympiques de Tokyo sur 5.000 m, a été poignardée à mort, ont indiqué des responsables sportifs kényans mercredi.

Tirop, 25 ans, étoile montante de l'athlétisme dans son pays, venait de battre il y a un mois le record du monde du 10 km dans une course exclusivement féminine en 30 min 01 sec à Herzogenaurach (Allemagne).
Elle avait remporté le bronze des Mondiaux sur 10.000 m en 2017 et 2019, et était devenue championne du monde de cross-country en 2015.
Elle a été retrouvée morte, poignardée au niveau de l'abdomen, à son domicile à Iten, célèbre centre d'entraînement en altitude de l'ouest du Kenya. "Le Kenya a perdu un diamant qui était l'une des athlètes à la progression la plus rapide sur la scène internationale grâce à ses remarquables performances sur la piste", a déploré la fédération kényane d'athlétisme dans un communiqué.

"Nous continuons de travailler pour élucider les circonstances de sa mort", précise le communiqué.
 Le président du Kenya Uhuru Kenyatta a également rendu hommage à la championne: "Il est troublant, extrêmement malheureux et triste de perdre une athlète si prometteuse et si jeune qui, à 25 ans, avait déjà apporté de la gloire à notre pays par ses exploits sur la piste". "Sa mort est d'autant plus difficile à encaisser qu'Agnes, héroïne du Kenya, a été victime d'un acte criminel lâche et égoïste", déplore-t-il dans un communiqué.

Libé
Jeudi 14 Octobre 2021

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