LibéSport







Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Neymar échappe aux sanctions

Les accusations de racisme balayées par le doute

Jeudi 1 Octobre 2020

Beaucoup de bruit pour rien. Accusé d'avoirtenu des proposracistes et homophobes, la superstar du PSG Neymar a évité mercredi des sanctions, faute de preuves. Libéré dessoupçons, le Brésilien peut enfin commencer sa saison. Une énorme polémique, des vidéos, des expertises en lecture labiale, des échanges par médias interposés... et à la fin, "aucun élément tangible".

Au milieu du tumulte médiatique, l'enquête de deux semaines de la commission de discipline de la Ligue (LFP) n'a rien trouvé de probant, ni contre "Ney", ni contre le Marseillais Alvaro Gonzalez, accusés d'avoir échangé des insultes racistes et homophobes lors du houleux PSGOM du 13 septembre dernier. Grâce au bénéfice du doute, les deux joueurs échappent ainsi à une suspension, qui aurait pu être très lourde, jusqu'à dix matches selon le barème de la Fédération (FFF), pour des propos discriminatoires avérés. "Une sentence plus que méritée", a réagiAlvaro sur son compte Twitter. "Je n'ai jamais été et ne serai jamais une personne raciste", a-t-il ajouté,remerciant "l'OM poursa confiance etsa fidélité" et "nos grands supporters". "Alvaro n'est pas raciste, toute accusation portée à son encontre sur ce sujet est injuste et infondée", a réagi l'OM, "satisfait" de cette décision. "Indignation et colère. Un non-jugement de la LFP aveugle, sourde et muette. Soirée noire pour la lutte contre l'homophobie et le racisme dansle football",s'est indigné de son côté le collectif "Rouge direct", luttant contre l'homophobie dans le football. Mais la commission de discipline est formelle: le dossier était vide. "Premier constat, aucun rapport d'officiels, arbitre ou délégué, ne contenait d'éléments relatifs à ces propos ou injures à caractère discriminatoire", a expliqué son président Sébastien Deneux. "Le second, c'est que les déclarations des deux joueurssont contraires en quasi tous points. Rien ne permettait d'établir de manière claire et précise la nature des propos qui ont été échangés", a-t-il poursuivi. L'expertise en lecture labiale, demandée par l'instructeur, a même alimenté le flou, alors que des médias brésiliens et espagnols, avec la même technique, assuraient qu'Alvaro avait traité Neymar de "singe" et que "Ney" lui aurait répondu par une injure homophobe.

"Il n'y avait pas de corrélation avec ce que les joueurs ont déclaré. En plus, l'expert précisait bien que la technique n'était elle-même fiable qu'à 30%, ce qui laisse place au doute, qui doit profiter aux joueurs", a expliqué le dirigeant. Neymar est aussi libéré des soupçons de racisme, pour des propos qu'il aurait tenus envers le Japonais Hiroki Sakai: "Lestravaux de la commission se sont essentiellement concentrés sur les échanges entre Neymar et Alvaro", a dit Sébastien Deneux.

Cette annonce clôt l'épais dossier du "Clasico", dont lessuites disciplinaires avaientfini par éclipser l'exploit réalisé par Marseille, qui avait remporté son premier succès contre le PSG en neuf ans (1-0). Une première salve de sanctions destinée aux acteurs d'un début de bagarre générale qui a conduit à cinq expulsions, a été rendue le 16 septembre, concernantles Parisiens LayvinKurzawa (6 matches), Neymar (2 matches ferme plus un avec sursis) et Leandro Paredes(même sanction) ainsi que les MarseillaisJordanAmavi(3matches) et Dario Benedetto (1 match). Une autre a visé l'attaquant star du PSG Angel di Maria (4 matches), rattrapé par les images de télévision, pour un crachat à destination d'Alvaro. Pour Neymar, c'est un soulagement. "Je suisinquiet", avait déclaré son entraîneur ThomasTuchel, déjà contraint de composer avec un effectif restreint par les blessures et les suspensions. Les accusations de racisme laissaient planer le spectre d'une longue absence et, plus généralement, beaucoup de questions sur son image, alors qu'il a été mêlé à plusieurs dérapages extrasportifs.

Mercredi, il a fait parler de lui pour son énorme dette au fisc espagnol, qui lui réclame plus de 34 millions d'euros! Mais il devrait être sur le terrain vendredi contre Angers, et même pour la suite, à l'aube d'une saison cruciale pour lui, marquée par des négociationssur une prolongation de son contrat expirant en 2022.

Libé

Lu 607 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Dossiers du weekend | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | USFP | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020 | Videos USFP