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Mondial-2026 : Pour la FIFA, les inquiétudes autour du tournoi seront "oubliées" au coup d'envoi

Jeudi 26 Mars 2026

Les inquiétudes politiques et sécuritaires entourant le Mondial-2026 de football cet été n'ont rien de nouveau et seront oubliées dès le coup d'envoi du match d'ouverture le 11 juin, a déclaré mercredi le vice-président de la Fifa, Victor Montagliani.

"La réalité des Coupes du monde - de chaque Coupe du monde organisée par la Fifa - c'est qu'il y a toujours eu des enjeux géopolitiques. Toujours", a-t-il déclaré lors de la conférence "Business of Soccer" à Atlanta (sud des Etats-Unis).

"Et en fin de compte, comme pour chaque Coupe du monde, le 11 juin - lorsque le ballon commencera à rouler -, tout le monde oubliera, d'une manière ou d'une autre, tout le reste pour ne plus se soucier que du jeu", a ajouté le président de la Concacaf, la confédération d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes.

Les relations entre les trois coorganisateurs du Mondial (Etats-Unis, Mexique et Canada) se sont tendues après le retour au pouvoir du président américain Donald Trump qui a mis en place une politique répressive sur l'immigration et des droits de douanes sur ses voisins. La guerre au Moyen-Orient, lancée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, pays qualifié pour le Mondial, ont encore compliqué les choses. L'équipe iranienne a annoncé qu'elle ne disputerait pas ses matches prévus sur le sol américain après que M. Trump a averti que la "sécurité" des joueurs ne pouvait pas être assurée.
Des supporters ont également fait part de difficultés pour obtenir leur visa, ainsi que de la crainte d'être pris pour cible par les agents de l'immigration.

Pour Victor Montagliani, ces inquiétudes rappellent celles qui avaient déjà entouré les éditions précédentes. "Remontez à 1978, en Argentine : la junte militaire et tout le reste", a-t-il ajouté, faisant référence au tournoi organisé sous la brutale dictature militaire du général Videla, l'une des plus sanglantes de l'histoire de l'Amérique latine.

"A l'heure actuelle, le phénomène est simplement amplifié, car tout le reste l'est aussi à l'échelle mondiale, qu'il s'agisse des réseaux sociaux ou de la manière dont les médias couvrent l'actualité", a soutenu M. Montagliani.

"C'est une réalité du monde des affaires. Nous y faisons face", a-t-il assuré, alors que le président de la Fifa, Gianni Infantino, a fait l'objet de critiques en raison de sa proximité avec M. Trump. Il lui a notamment décerné en décembre le tout nouveau "Prix de la paix de la Fifa".

"Au bout du compte, notre objectif principal est de garantir une sécurité irréprochable. C'est pourquoi il est impératif d'entretenir des relations solides avec chacun des gouvernements concernés: le Canada, les Etats-Unis et le Mexique", a assuré M. Montagliani.
 
"Veiller à la sécurité des supporters. S'assurer qu'ils passent un bon moment (...) Et puis, une fois que le ballon se mettra à rouler, tout ne tournera plus qu'autour du football", a-t-il conclu.

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