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Sur le thème récurrent de l'immigration clandestine, il répond que cette fois-ci, cette problématique est relatée sous un angle nouveau: une approche humoristique.
"Tout ce qui a été fait à ce niveau s'est focalisé sur l’aspect dramatique, ce qui n'est pas le cas dans ce film où il y a certes la toile dramatique et la profondeur des messages. Mais pour atténuer un peu ce côté dramatique et sérieux, on y a mis un grain de sel pour présenter le travail selon une approche plutôt comique", souligne-t-il.
D'ailleurs, il ne cache pas que son approche s’apparente à la comédie italienne. C'est d'ailleurs en Italie où se font certaines parties des films. L'idée du film a elle aussi connu beaucoup de développement selon le réalisateur. "Quand j'ai rencontré Omar Saghi, le scénariste du film, le sujet m'a plu et nous avons décidé de le développer ensemble, en attendant le financement”, raconte Mohamed Nadif. “Il est vrai, dit-il, que ce sujet qui concerne tous les Marocains a été traité auparavant d'une manière dramatique. Mais nous avons voulu présenter une comédie porteuse de messages, où tous les ingrédients comiques sont réunis".
Dans ce film, Mohamed Nadif invite, en quelque sorte, les gens à rêver dans leur propre espace et à cesser de prendre des risques au point de mourir et d'être exploités.
"Il n'y a pas de solution politique à ce fléau tant qu'on ne crée pas de l'emploi et de l'espoir ici", souligne encore le réalisateur.
D'autre part, on retrouve un côté nostalgique dans le film, d'où son titre poétique. Il donne l'explication suivante: "Au moment de l'écriture du scénario en 2009, on parlait beaucoup de la commémoration de l'expulsion des Mauresques d'Andalousie. La presse l'avait relayé à l'époque et il y a même eu, en Espagne, des députés espagnols qui ont proposé un décret pour reconnaître le droit aux descendants des Mauresques en Andalousie."
Le film est donc un mélange de réalité, d'histoire et aussi de fiction, le tout enrobé d'un fond humoristique qui le rend accessible à tous les âges.










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