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Mehdi Mezouari : La quasi-totalité des Ittihadis proclament la stabilité et la capitalisation des réalisations accomplies durant les deux derniers mandats

Le bilan des premiers cent jours de l’exécutif est marqué par un grand décalage entre les actions gouvernementales et les programmes électoraux miroités par l’actuelle majorité


H.T
Dimanche 16 Janvier 2022

Mehdi Mezouari, membre de l’USFP,  est revenu dans une interview accordée à Médias24 sur l'actualité du Parti, notamment le 11ème Congrès du parti de la Rose, prévu dans moins de deux semaines. L’entrevue a été principalement axée sur le probable troisième mandat brigué par le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar.

Sur ce point, Mehdi Mezouari a d’abord tenu à préciser que jusqu’à présent, Driss Lachguar «n’est ni candidat, ni demandeur d’un troisième mandat». Et de rappeler que c’est «la quasi-totalité des socialistes qui demandent que Driss Lachguar brigue un nouveau mandat», «en gage de stabilité, mais aussi pour capitaliser sur les victoires et les réalisations accomplies durant ses deux mandats», a souligné Mehdi Mezouari.

Ce dernier à l’instar de nombreux militants est intimement convaincu que Driss Lachguar est un fédérateur. De plus, il serait le mieux placé pour réussir les futures missions et relever les défis qui se présenteront à l’avenir.

A la crainte que ce troisième mandat risquerait de mal passer auprès de l’opinion publique, Mehdi Mezouari a rassuré en expliquant que dans ce cas «notre rôle sera justement d’expliquer aux citoyens l’importance d’un troisième mandat de Driss Lachguar» tout en balayant d’un revers de la main l’idée selon laquelle le changement des statuts serait anti-institutionnel car il aurait été réalisé à la dernière minute et soi-disant en catimini. «Rien n’a été fait en catimini», a réfuté Mezouari. Et d’ajouter : «Il s’agit d’une décision publique du Conseil national. De plus, il n’y a pas eu de véritables changements de statuts, mais de simples amendements de dispositions relatives à l’état d’alerte sanitaire”.

S’agissant d’une éventuelle fronde ou contestation interne, Mehdi Mezouari a indiqué que le Parti «a toujours connu des controverses et des clivages» Et d’espérer que la fronde évoquée « demeure dans un cadre légal et une certaine moralité». Ensuite, à la question : Est-il vrai qu’un intense travail de préparation a lieu actuellement pour mobiliser les cadres et les militants à se manifester, afin de soutenir Driss Lachguar et l’obliger à se présenter?, Mehdi Mezouari a repoussé l’hypothèse d’un quelconque lobbying :«Personne n’oblige personne. Il est vrai que de nombreuses voix au sein du Parti sont pour un troisième mandat du Premier secrétaire sortant. Et le travail intense de préparation actuel est tout simplement dû aux échéances à respecter dans deux semaines ».

Justement, en parlant de l’échéance du 11ème Congrès qui arrive à grands pas, Mehdi Mezouari a souligné que l’USFP sera le premier parti à organiser un Congrès dans le cadre de l'état d’urgence sanitaire, d’où l’intense préparation. Une situation sanitaire qui pose d’ailleurs la question du report du Congrès. Un scénario écarté par Mezouari :« L’USFP va se conformer à la lettre à toutes les dispositions édictées par les autorités, avec des tests PCR à l’entrée du Congrès qui sera, par ailleurs, en partie digitalisé».

Par ailleurs, si réélection de Driss Lachguar il y a, ce ne serait en aucun cas un choix par défaut, à cause d’une quelconque absence de relève. «Nous avons de grandes compétences et des militants qui peuvent remplir la fonction de Premier secrétaire parce que nous sommes une pépinière de cadres», a assuré Mehdi Mezouari, tout en rappelant qu’une personne comme Driss Lachguar est la seule à posséder «autant d’atouts pour cette période de transition».

Par ailleurs, Mehdi Mezouari est revenu sur les liens qui unissent l’USFP et le RNI : «Nous étions en effet très proches du RNI». Et d’expliquer : «Parce que nous étions alliés au gouvernement avec des convergences sur plusieurs sujets. Cela dit, les temps changent et des clivages politiques sont apparus ». Clivages qui poussent le parti de la Rose à « accomplir sa mission de premier parti de l’opposition, qui consiste à critiquer ce qui doit l’être dans le respect de la démocratie de notre pays», a ajouté Mezouari.

En conclusion de l’interview, Mehdi Mezouari a d’abord confirmé que la disparition de l’USFP n’aura jamais lieu «car quoi qu’il advienne, il restera le premier parti de la gauche marocaine». Ensuite, il a affirmé qu’à titre personnel, «je ne crois pas à une union des gauches marocaines car je suis persuadé qu’elle finira par éclater très rapidement. D’autant que l’USFP n’est pas dans le même registre que la gauche populiste ou celle qui flirte avec les islamistes ».

Pour rappel, un peu plus tôt dans la semaine, Mehdi Mezouari a également été invité sur le plateau de l’émission “L’info en face” diffusée sur la plateforme web du journal Le Matin.

Interrogé sur son appréciation des trois premiers mois du nouveau gouvernement, le membre du Bureau politique de l’USFP a estimé que “ce cap symbolique a été incohérent de par les actions et les initiatives gouvernementales en comparaison avec les programmes électoraux”.

Pour ce qui est de l’USFP et son 11ème Congrès, Mehdi Mezouari a réaffirmé que “des centaines et des centaines de militants aux quatre coins du Royaume ont débattu pendant une semaine de  l’ensemble des résolutions politiques et organisationnelles tout en faisant des propositions au Congrès" de manière à écarter toute scission au sein du parti. Pour preuve, l’amendement adopté en septembre afin de permettre à l’actuel secrétaire général du parti, Driss Lachguar, de briguer un troisième mandat. Une réalité que Mehdi Mezouari a lié à la situation sanitaire qui impose une certaine continuité.

H.T


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