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Maigre bilan pour l’AMO-étudiants

En dépit des mesures entreprises, l’Assurance maladie peine à convaincre




Seulement 65.553 étudiants ont bénéficié de l'assurance maladie obligatoire en 2016-2017

32.621 étudiants immatriculés au titre de l’année universitaire 2017-2018 dont 25.399 stagiaires relevant de l’OFPPT. C’est le bilan publié récemment par la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS). Rendu public à l’issue de la quatrième session du Conseil d’administration de la CNOPS et relayé par communiqué de presse, ce bilan, tout sauf exceptionnel et aux antipodes de l’importance que revêt l’assurance maladie obligatoire, symbolise le gouffre existant entre la caisse et les étudiants.  
En détail, la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale a dévoilé que 65.553 sur 116.307 demandes d’immatriculation traitées en 2016-2017 en coordination avec l’Agence nationale de l’assurance-maladie (ANAM), ont été acceptées. Alors que 50.754 demandes ont été rejetées pour affiliation à d’autres régimes de couverture médicale de base. Toujours d’après la même source, le directeur de la caisse, Abdelaziz Adnane, a révélé des indicateurs selon lesquels, 90% des étudiants occupant les bancs des universités et de l’OFPPT seraient affiliés à ce régime.  
Par ailleurs, il convient de souligner que dans l’optique de booster l’AMO destinée aux étudiants, une série de mesures ont été annoncées. Notamment au sujet de la simplification des opérations d’inscription et d’affiliation. Aussi, le Conseil d’administration de la CNOPS a polarisé ses efforts principalement en vue de renforcer la coordination au niveau du système informatique et de la communication avec les ministères de tutelle, l’Office national des œuvres universitaires, sociales et culturelles, l’OFPPT, l’ANAM et les universités. Objectif : améliorer les indicateurs de l’AMO-étudiants et faciliter l’accès à ses prestations. Un accès qui revêt une grande importance, car l'assurance maladie obligatoire, qui est d’ailleurs limitée aux étudiants de moins de 30 ans, quelle que soit leur nationalité, permet à ces derniers de bénéficier de prestations médicales, mais également de soins préventifs, de médicaments et dispositifs médicaux remboursables via l’AMO, d’actes chirurgicaux et de radiologie. Sans oublier les ô combien importants soins dentaires, entre autres.
S’agissant du taux de remboursement de l’AMO, il oscille entre 100% pour les affections lourdes et coûteuses et 70% pour les médicaments. Le taux de prise en charge varie, quant à lui, entre 90% pour les hospitalisations en cliniques privées et 100% en cas d’admission dans les hôpitaux publics, de dialyse ou de traitement pour le cancer.
Pour rappel, est éligible à l’AMO tout étudiant inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur, de formation professionnelle, public ou privé. S’il est inscrit auprès d’un établissement relevant de l’enseignement public, son adhésion est gratuite car prise en charge par l’Etat. A contrario, l’étudiant qui suit ses cours dans le privé devra s’acquitter d’une redevance de 400 DH.

Chady Chaabi
Mercredi 19 Septembre 2018

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