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Les prix mondiaux des produits alimentaires demeurent stables

Les prix des céréales et des huiles végétales se sont raffermis en janvier, selonla FAO




En janvier 2018, les prix des produits alimentaires sont restés stables, selon les données relevées par l’Agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
L’Indice FAO des prix des produits alimentaires, établi à partir de la moyenne des indices de prix de cinq catégories de produits, pondérés en fonction de la part moyenne à l'exportation de chacune des catégories pour la période 2002-2004, s’est établi en moyenne à 169,5 points en janvier 2018.
Bien qu’il corresponde pratiquement au niveau observé en décembre 2017, l’Indice FAO reste inférieur de près de 3% au niveau de janvier 2017, a fait observer l’agence onusienne.
« Les prix des céréales et des huiles végétales se sont raffermis en janvier, mais ceux des produits laitiers et du sucre ont été dans l’ensemble plus faibles et les cours de la viande sont demeurés stables », a-t-elle noté.
En détail, il ressort des données que l'Indice FAO des prix des céréales a été en moyenne de 156,2 points en janvier, soit une augmentation de près de 2,5% (4 points) par rapport à décembre et de 6,3% par rapport à janvier 2017.
En dépit de l’abondance des stocks, l’agence a constaté que les prix du blé et du maïs se sont maintenus sous l’effet de l’affaiblissement du dollar des États-Unis et des inquiétudes soulevées par les conditions météorologiques. Alors que « les prix internationaux du riz ont continué de se raffermir en janvier, principalement du fait de la reprise de la demande en Asie ».
De son côté, l’Indice FAO des prix des huiles végétales affichait une valeur moyenne de 163,1 points en janvier, soit un niveau presque identique à celui de décembre.
« Les hausses modérées des prix de l’huile de palme ont été compensées par le fléchissement des prix des autres huiles, notamment les huiles de tournesol et de colza. Les cours internationaux de l’huile de palme se sont renforcés à mesure que la demande mondiale d’importations augmentait, au moment même où la diminution de la production saisonnière était imminente en Asie du Sud-Est », a indiqué la FAO dans un communiqué. 0
L’agence a toutefois précisé que les prix de l’huile de colza ont subi des pressions en raison d’une offre excédentaire dans l’Union européenne et de disponibilités plus importantes que prévu en Amérique du Nord et en Australie, tandis que les prix de l’huile de tournesol ont subi les effets de l’atonie de la demande mondiale d’importations.
Pour sa part, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a été en moyenne de 179,9 points en janvier, soit une baisse de 2,4% (4,5 points) par rapport à décembre 2017.
« Bien que cette diminution ait poussé l’indice à la baisse pour le quatrième mois consécutif, il demeure supérieur de 41% à son creux d’avril 2016. Au cours du mois, les cours internationaux du beurre et du fromage ont diminué, tandis que ceux du lait en poudre ont augmenté », a indiqué la FAO.
Dans sa note, la FAO a fait aussi observer que l’abondance des approvisionnements en lait dans l’hémisphère Nord et en Australie a fortement influé sur les prix mondiaux des produits laitiers et a notamment entraîné les prix du beurre et du fromage à la baisse.
Toutefois, l’éventualité que la production laitière saisonnière en Nouvelle-Zélande soit inférieure aux prévisions a soutenu les prix du lait entier en poudre. Les prix du lait écrémé en poudre ont également augmenté, principalement en raison de la forte demande à l’importation.
Du côté de l’Indice FAO des prix de la viande, la valeur moyenne a été de 170,6 points en janvier, soit un niveau pratiquement identique à sa valeur légèrement révisée de décembre 2017.
Précisons toutefois que l’indice est supérieur de 7,4% à sa valeur de janvier 2017 et inférieur de 19,5% à son niveau record, atteint en août 2014.  A en croire la FAO, les cours internationaux de la volaille ont continué de baisser en raison de la hausse des disponibilités à l’exportation, dans un contexte marqué par une faible demande à l’importation.
« Les prix de la viande bovine ont légèrement augmenté, du fait de la diminution de l’offre en provenance de l’Océanie. Les prix de la viande ovine ont eux aussi augmenté, soutenus par une forte demande internationale, notamment en provenance d’Asie et du Moyen-Orient », ajoute-t-elle également.
Enfin, l'Indice FAO des prix du sucre a été en moyenne de près de 201 points en janvier, en recul de 1,6% (3,2 points) par rapport à décembre et de pas moins de 30,4% par rapport au mois correspondant de l’année dernière.
Des observations de l’agence, il ressort que « les cours internationaux du sucre ont continué de subir une pression à la baisse, principalement en raison des bons résultats de la production dans les principaux pays producteurs et, par conséquent, de l’abondance des disponibilités à l’exportation ».

Alain Bouithy
Mardi 6 Février 2018

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