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Les exportations de l’industrie automobile, textile et aéronautique restent à la traîne

La baisse des ventes s’est poursuivie à fin décembre dernier





Les exportations de l’industrie automobile, textile et aéronautique restent à la traîne
Les exportations marocaines ont enregistré une baisse de 7,5%, soit -21.317MDH, au terme de l’année 2020. Elles se sont ainsi établies à 263.179MDH au lieu de 284.496MDH un an auparavant, selon le dernier rapport de l’Office des changes.

Ce recul s’explique par la diminution des ventes observée dans plusieurs secteurs, notamment celui de l’automobile qui a reculé de 9,3% atteignant 72.716MDH contre 80.156MDH un an auparavant ; du textile et cuir (19,2%, 29.827MDH contre 36.936MDH) et de l’aéronautique (-28,9%, 12.438MDH contre 17.484MDH).

Comme l’a relevé récemment l’Office dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs au titre de l’année 2020, cette « baisse du secteur automobile s’explique principalement par le recul des ventes du segment du câblage (– 19% ou -6.066MDH), du segment de la construction (-12,8% ou - 4.329MDH) et celui de l’intérieur véhicules et sièges (-7,8% ou -610MDH) ».

La baisse des exportations en 2020 s’est traduite par le recul de la part du secteur automobile dans le total des exportations marocaines, chutant ainsi de 28,2% un an auparavant à 27,6% à la fin de l’année écoulée.

A titre de comparaison, l’évolution des exportations du secteur automobile au titre des onze premiers mois de la même année avait été attribuée principalement au recul des ventes du câblage (–20,5% ou - 6.085MDH), de la construction (- 15,4% ou -4.875MDH) et de l’intérieur véhicules etsièges(-9% ou -656MDH) et la part de ce secteur dans le total des exportations s’était élevée à 27,7% contre 28,5% un an auparavant.

Selon la même source, les exportations du secteur textile et cuir ont été, pour leur part, « affectées principalement par le recul des ventes des vêtements confectionnés (- 5.295MDH) et celles des articles de bonneterie (-1.677MDH) ».

Pour rappel, à fin novembre 2020, la baisse des exportations du secteur textile et cuir avait été affectée principalement par le recul des ventes des vêtements confectionnés et celles des articles de bonneterie en accusant des pertes respectives de 4.571MDH et 1.515MDH.

A noter que 53% des chefs d’entreprise opérant dans le secteur industriel s’attendent à une stagnation de la production pour les trois prochains mois, tandis que 32% déclarent ne pas avoir de visibilité, selon une enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib au titre du mois de décembre 2020 soulignant que ces proportions sont respectivement de 52% et de 33% pour ce qui est des ventes.

Par ailleurs, d’après les résultats de cette enquête, la production et les ventes de la branche « textile et cuir » auraient enregistré, en décembre 2020, une augmentation, reflétant celles de l’ensemble de ses sousbranches d’activité, a noté la Banque centrale soulignant que dans ces conditions, le TUC se serait situé à 63%. Et d’ajouter que, « par destination, les ventes auraient progressé aussi bien sur le marché local qu’étranger », selon les statistiques recueillies.

S’il ressort de l’enquête que les commandes se seraient accrues dans toutes les sous-branches, les industriels assurent cependant que le carnet des commandes se serait situé à un niveau inférieur à la normale.

A propos des exportations de l’industrie aéronautique, l’Office avait indiqué qu’elles s’étaient repliées de 30,1% au onzième mois de l’année écoulée pour se situer à 11 milliards de dirhams, sur fond de recul des exportations relatives à l’EWIS (-34,6%) et à l’assemblage (- 27%), ainsi que l’avait relevé le mois dernier la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Dans sa note de conjoncture datant du mois de janvier 2021 (N°287), la DEPF avait également indiqué que « les exportations, dont la baisse dépassait les 20% au déclenchement de la crise sanitaire, ont réduit leur baisse à 8,4% à fin novembre 2020 pour s’établir à 239,2 milliards de dirhams ».

D’après ce département relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, cette évolution faitsuite à la diminution des ventes de tous les secteurs. Une baisse toutefois atténuée par la hausse des ventes des secteurs de «l’agriculture et agroalimentaire » et des« phosphates et dérivés ».

Alain Bouithy

Libé
Jeudi 11 Février 2021

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