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Les avoirs gérés par les institutionnels africains devraient doubler à l'horizon 2020




Les avoirs gérés par les institutionnels  africains devraient doubler à l'horizon 2020
Les avoirs gérés par les investisseurs institutionnels africains devraient quasiment doubler, passant d'environ 634 milliards de dollars actuellement à 1100 milliards de dollars à l’horizon 2020, a affirmé, vendredi à Casablanca, le directeur général Afrique du Nord de la Banque africaine de développement (BAD), Mohamed El Azizi.
Les opportunités d’investissements, porteuses de rendements intéressants, sont nombreuses et en progression en Afrique du Nord, a indiqué M. Azizi lors de la présentation de l'Africa Investment Forum (AIF), prévu à Johannesburg du 7 au 9 novembre 2018.
Il a, cependant, souligné que ces opportunités manquent à attirer l’intérêt des investisseurs institutionnels et des entreprises d’envergure mondiale, expliquant que pour faire face à ces défis, la BAD lance l’AIF, qui est une plateforme 100% transactionnelle, multi-parties prenantes, et multi-sectorielle, destinée à mobiliser tous les acteurs pour lever les obstacles qui freinent le financement de l’investissement en Afrique, rapporte la MAP.
Pour M. Aziz, l’AIF permettra aussi de déployer tous les moyens pour changer la fausse perception des risques, liée aux investissements en Afrique, expliquant que cette initiative propose une réponse concrète au défi du financement du développement auquel l’Afrique est confrontée.
Il a rappelé que l’Afrique doit mobiliser des investissements conséquents au cours des prochaines décennies, pour accompagner la hausse rapide de la démographie, l’urbanisation et la demande toujours croissante de biens et services.
Les gouvernements et les institutions multilatérales de développement (BMD) ne pourront pas financer à eux seuls ces besoins, ce qui rend nécessaire l'élargissement du cercle des partenaires, dans lequel le secteur privé doit s’inscrire et jouer un rôle encore plus actif, at-il ajouté.
Pour sa part, le directeur du département des Syndications et solutions client de la BAD, Olivier Ewek a indiqué que le prochain AIF, conçu et piloté par la BAD, représente une opportunité de stimuler la transformation économique du continent.
L’AIF est destiné à être une plateforme multipartite et pluridisciplinaire dédiée à appuyer l’instruction des projets jusqu’à leur stade de financement, à lever des capitaux et à accélérer le bouclage financier des projets.
De son coté, la représentante-résidente de la BAD au Maroc, Leila Mokadem, a indiqué que l’AIF vise à constituer le marché africain de l’investissement, où la Banque africaine de développement, ainsi que ses partenaires, aideront à sélectionner et améliorer les projets, attirer des co-investisseurs, structurer, faciliter et surtout concrétiser les transactions.

Libé
Lundi 30 Juillet 2018

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