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Les activités secondaires confirment leur redressement en ce début d’année


Alain Bouithy
Mercredi 23 Mars 2022

Evolution globalement favorable du secteur extractif, selon la DEPF

Les activités secondaires confirment leur redressement en ce début d’année
En dépit d’un contexte international incertain et d’une campagne agricole qui semble sévèrement affaiblie par le déficit pluviométrique, la conjoncture économique nationale enregistre une orientation globalement positive en ce début de l’année 2022. Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances, et après analyse des indicateurs conjoncturels disponibles, les activités secondaires confirment leur redressement, particulièrement au niveau du secteur de l’énergie électrique, du secteur du BTP et du secteur extractif. Il ressort de cette analyse que la production de l’énergie électrique s’est améliorée de 3,4% au terme du premier mois de 2022, après une hausse de 1,8% un an auparavant. Ce, suite au « renforcement de la production de l’ONEE de 23,7% (après -12,2%) et de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 de 12,9% (après +12,6%), atténué par la baisse de la production privée de 2,4% (après +5,6%) ». Comparée à son niveau précrise (janvier 2020), la DEPF indique dans sa note de conjoncture du mois de mars (N° 301) que la production de l’énergie électrique s’est raffermie de 5,3%. Du côté des BTP, il apparait que les ventes de ciment se sont renforcées de 5,8% au terme des deux premiers mois de l’année en cours, après une baisse de 10,1% enregistrée un an auparavant, en raison de la consolidation des ventes relatives au béton prêt à l’emploi de 36%, au préfabriqué (11,9%), au bâtiment (14,1%) et à l’infrastructure (10,7%). La DEPF note également la poursuite du dynamisme du secteur extractif, après avoir bouclé l’année 2021 sur une amélioration de son indice de production de 2,1%, en consolidation d’une hausse de 5% un an auparavant. Ce secteur bénéficie de l’évolution positive de la demande extérieure adressée au Maroc au niveau des activités de l’OCP, selon la DEPF qui souligne que les exportations de phosphate et dérivés se sont appréciées, en valeur, de 123,7% au premier mois de l’année 2022. Comme l’explique la DEPF dans sa note, « cette évolution fait suite à une hausse de 57,1% à fin 2021 et de 13,3% un an plus tôt, en raison de l’accroissement des ventes à l’étranger des dérivés de phosphates de 135,9% et de phosphate roche de 34,4%. Sur le plan de la demande intérieure, la consommation des ménages devrait maintenir une tendance positive, estime la DEPF soulignant qu’elle bénéficie du comportement globalement favorable des principaux baromètres des revenus. La Direction fait notamment allusion à la croissance des crédits à la consommation de 2,5% à fin janvier 2022, au niveau probant des transferts des MRE et au maintien de l’effort de compensation par le gouvernement (5,3 MM de Dhs à fin février 2022) afin d’atténuer l’incidence de la hausse des prix à l’international sur le pouvoir d’achat des ménages. En ce qui concerne l’effort d’investissement, il devrait se consolider en relation avec la bonne tenue des importations des biens d’équipement et des demi-produits qui se sont accrues respectivement de 13,5% et 53,1%, à fin janvier 2022, estime la DEPF dans sa note de conjoncture. La même source indique, s’agissant des échanges extérieurs, que les exportations se sont accrues de 23% à fin janvier 2022, en raison de la « hausse des ventes à l’étranger de la quasi-totalité des secteurs d’exportation, notamment les secteurs des phosphates et dérivés, de l’agriculture et agro-alimentaire et du textile et cuir ainsi que les secteurs de l’aéronautique et de l’électronique ». Selon toujours la DEPF, les importations ont parallèlement progressé de 39,5% à fin janvier, creusant le déficit commercial de 75,2% ; tandis que les Avoirs Officiels de Réserve (AOR) se maintiennent à leur niveau de fin décembre 2021. Cela, poursuit-elle, assure la couverture de 6 mois et 22 jours d’importations de biens et services. Au niveau des finances publiques, il ressort de la dernière note de conjoncture que « la hausse des recettes ordinaires de 9,1% à fin février 2022 s’est traduite par une atténuation du déficit budgétaire et ce malgré la hausse des dépenses globales de 2,5% ». Quant aux indicateurs relatifs au financement de l’économie, ils laissent apparaitre une amélioration de la croissance des crédits bancaires de 3,4% à fin janvier 2022, mais fait état de baisses des indices boursiers MASI et MSI 20 respectivement de 5,9% et de 6,7% au cours du mois de février 2022. Ce qui contrebalance leur performance positive par rapport à fin décembre 2021. 


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