Les abattoirs de Casablanca ouverts le jour de l’AïdLes abattoirs de Casablanca ouverts le jour de l’Aïd

L’opération d’immolation rituelle coûtera 150 DH par mouton et 700 DH par veau


Hassan Bentaleb
Lundi 30 Septembre 2013

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Une première au Maroc.  A l’occasion du prochain Aïd El Adha, les Casablancais  pourraient avoir la possibilité d’égorger leurs moutons dans les abattoirs de la ville. Une initiative prise par  les professionnels du secteur du transport de viande foraine et qui attend encore l’aval du président du Conseil de la ville pour devenir exécutoire.
 « On a reçu un engagement verbal de la part du maire de la ville et on attend de le voir tenir sa promesse », nous a indiqué  Jamal Farhan, secrétaire général du secteur du transport des viandes relevant du Syndicat national des commerçants et des professionnels et qui reste pour autant confiant.
« Cette initiative ne date pas d’aujourd’hui, elle a été proposée l’année dernière et a été bien accueillie par le maire et le wali du Grand Casablanca.  Mais faute de temps, on a dû reporter sa mise en œuvre jusqu’à l’année en cours», a-t-il poursuivi.   
Il estime qu’il n’y a rien qui puisse empêcher le maire de la ville de donner son accord pour la mise en application de cette initiative puisque son opérationnalisation ne va rien coûter au Conseil communal.  Mieux, les recettes récoltées seront remises à certaines maisons de bienfaisance et associations caritatives.
Evoquant le déroulement de l’opération, notre source a expliqué que les abattoirs accueilleraient les ovins et caprins devant être sacrifiés trois jours avant l’Aïd moyennant   un récipicé comportant l’ensemble des engagements de l’administration des abattoirs.  
Les opérations d’abattage pourraient être transmises via un écran géant afin que les bénéficiaires puissent suivre en direct  le déroulement de l’opération. Ces bénéficiaires devaient s’acquitter de 150 DH comme frais d’égorgement pour les moutons et de 700 DH pour les veaux.     
Pourtant, le secrétaire général du secteur du transport des viandes pense que le lancement de cette opération ne sera pas de tout repos puisque certaines résistances commencent déjà à se manifester. « Les Marocains ont pris l’habitude d’égorger leurs moutons selon des rites et traditions bien ancrés dans la société et ce que nous proposons peut être interprété comme  un bouleversement de ces traditions », a-t-il noté en ajoutant : « Qu’il y ait  affluence ou non des Casablancais, nous estimons que nous n’avons rien à perdre à lancer  cette initiative puisque notre intention est de mettre en place une expérience destinée à préserver l’environnement et à aider les nécessiteux».

Hassan Bentaleb
Lundi 30 Septembre 2013
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