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Les Chinois refusent de céder à la panique du mystérieux virus




Les Chinois refusent de céder à la panique du mystérieux virus
Malgré la propagation rapide d'un mystérieux virus en Chine, une relative insouciance est de mise lundi dans les gares bondées, en plein chassé-croisé du Nouvel An chinois.
L'épidémie, apparue en décembre dans un marché de Wuhan (centre de la Chine), a fait un troisième mort durant le week-end et gagné pour la première fois d'autres villes dont la capitale chinoise.
Mais les voyageurs rencontrés par l'AFP à la gare centrale de Pékin ne semblaient pas inquiets outre mesure, la tête visiblement déjà aux vacances alors que des centaines de millions de personnes s'apprêtent à rendre visite  à leurs familles pour le Nouvel An chinois qui tombe samedi.
"Il est difficile de se prémunir contre un tel virus", explique Li Yang, une chargée de clientèle.  La jeune femme âgée de 28 ans, originaire de Mongolie-intérieure (nord), assure ne pas avoir pris de mesures de précaution particulières autre que le "port du masque habituel", très répandu dans les rues de la capitale chinoise quand l'air est pollué.
"J'ai vu les infos mais hormis un masque, je ne sais pas comment me protéger autrement", se désole Guo, 26 ans, qui ne souhaite pas donner son nom complet.
Elle assure néanmoins "faire attention" et éviter la foule, même si cela relève d'une mission quasi impossible en Chine au moment des grands départs.
"Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre? On doit bien rentrer pour le Nouvel An chinois", ajoute la jeune femme qui compte passer 12 jours en famille dans la province du Liaoning (nord-est), limitrophe de la Corée du Nord.
La Fête du Printemps, célébrée pendant quinze jours à grand renfort de festivités et de réunions entre proches, est la date la plus importante du calendrier chinois.
Cette période, la plus chargée de l'année dans les transports, fait craindre une propagation plus rapide du virus qui, parti de Chine, a gagné lundi un troisième pays asiatique, la Corée du Sud, après le Japon et la Thaïlande.
Au milieu de longues files d'attente devant les guichets de billetterie, Tian Wei, un chauffeur de poids lourd de 48 ans, assure ne pas s'inquiéter.
"Je suis en assez bonne santé et je fais souvent de l'exercice à l'extérieur", dit-il.
Depuis le début des grands mouvements de population il y a dix jours, plus de 100 millions de trajets en train ont déjà été effectués, selon la société de chemins de fer nationale.
Pour autant, aucun dispositif de prévention particulier n'a été mis en place dans les gares pékinoises.
Et peu de voyageurs semblent préoccupés à la gare Hongqiao de Shanghai. La métropole de 25 millions d'habitants n'a pour l'heure décelé aucun cas du mystérieux virus.
"Ma ville, Yichang, est à deux heures de train de Wuhan (...) j'avais prévu pas mal de choses (pendant les congés) là-bas et pensais y rester un jour ou deux", explique à l'AFP Madame Jiang, qui n'a pas donné son nom complet.
"Mais maintenant, je pense que je vais juste passer à Wuhan pour faire un changement" de train.

Mardi 21 Janvier 2020

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