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Le spectacle théâtral "Feu tiède" du dramaturge Hicham Ibn Abdelouahab, inspiré de l'oeuvre "Le Malentendu" d'Albert Camus, a été présenté samedi à l'Institut français de Tétouan.
Porté sur scène par Mariam Jebbour, Fatima Zohra Sghiyar et Mustapha Stitou, le spectacle a offert une lecture contemporaine de l’univers camusien, en s’éloignant de l’adaptation classique pour proposer une relecture dramaturgique centrée sur le malaise existentiel de l’être humain face à un monde devenu silencieux et indifférent.
Dans l’univers clos d’une auberge isolée, deux sœurs survivent à la monotonie des jours, prisonnières d’une routine mécanique. L’arrivée d’un voyageur, qui se révèle être leur frère revenu sans se nommer, déclenche une tragédie latente où l’hospitalité se transforme en piège et où la reconnaissance devient une menace.
L’œuvre interroge ainsi les mécanismes de l’absurde, chers à Camus, en mettant en lumière ce qui précède le drame plutôt que le drame lui-même.
Cette création scénique de l’Association Patchwork pour le développement et la culture a suscité une vive adhésion du public, qui a salué la force de l’interprétation et la profondeur de la proposition artistique. Le public, nombreux, a manifesté son appréciation à l’issue de la représentation, témoignant de l’impact émotionnel et intellectuel de cette œuvre.
Dans une déclaration à la MAP, le metteur en scène, Hicham Ibn Abdelouahab, a souligné que "Feu tiède" puise librement dans deux textes fondamentaux de Camus, à savoir "Le Malentendu" et "l'Étranger", afin d’en proposer une vision renouvelée.
Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans une volonté de revisiter l’auteur à partir des interrogations profondes qu’il a formulées sur la condition humaine, notamment le rapport complexe entre l’individu et son environnement.
M. Ibn Abdelouahab a expliqué que cette création ne se limite pas à raconter une histoire, mais cherche à explorer un temps suspendu, où la parole se fragmente et où l’urgence naît de l’immobilité plutôt que de l’action.
Pour sa part, le directeur de l’Institut français de Tétouan, Éric Boistard, s’est dit particulièrement content d’accueillir ce projet artistique, qui s’inscrit pleinement dans la vocation de l’Institut à soutenir la création contemporaine et le dialogue culturel.
Il a également mis en avant la qualité remarquable de l’interprétation, saluant l’engagement des comédiens et la cohérence de la mise en scène.
A travers un dispositif scénique épuré et une dramaturgie fondée sur l’intensité, le silence et la répétition des gestes, "Feu tiède" interroge l’écart entre le désir humain de sens et l’indifférence du monde.
Le spectacle a invité ainsi le spectateur à une expérience immersive, où le tragique se révèle non dans l’événement lui-même, mais dans ce qui le rend inévitable. Une proposition artistique exigeante, qui confirme la vitalité de la scène théâtrale contemporaine et l’intérêt renouvelé pour l’œuvre d’Albert Camus.
Porté sur scène par Mariam Jebbour, Fatima Zohra Sghiyar et Mustapha Stitou, le spectacle a offert une lecture contemporaine de l’univers camusien, en s’éloignant de l’adaptation classique pour proposer une relecture dramaturgique centrée sur le malaise existentiel de l’être humain face à un monde devenu silencieux et indifférent.
Dans l’univers clos d’une auberge isolée, deux sœurs survivent à la monotonie des jours, prisonnières d’une routine mécanique. L’arrivée d’un voyageur, qui se révèle être leur frère revenu sans se nommer, déclenche une tragédie latente où l’hospitalité se transforme en piège et où la reconnaissance devient une menace.
L’œuvre interroge ainsi les mécanismes de l’absurde, chers à Camus, en mettant en lumière ce qui précède le drame plutôt que le drame lui-même.
Cette création scénique de l’Association Patchwork pour le développement et la culture a suscité une vive adhésion du public, qui a salué la force de l’interprétation et la profondeur de la proposition artistique. Le public, nombreux, a manifesté son appréciation à l’issue de la représentation, témoignant de l’impact émotionnel et intellectuel de cette œuvre.
Dans une déclaration à la MAP, le metteur en scène, Hicham Ibn Abdelouahab, a souligné que "Feu tiède" puise librement dans deux textes fondamentaux de Camus, à savoir "Le Malentendu" et "l'Étranger", afin d’en proposer une vision renouvelée.
Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans une volonté de revisiter l’auteur à partir des interrogations profondes qu’il a formulées sur la condition humaine, notamment le rapport complexe entre l’individu et son environnement.
M. Ibn Abdelouahab a expliqué que cette création ne se limite pas à raconter une histoire, mais cherche à explorer un temps suspendu, où la parole se fragmente et où l’urgence naît de l’immobilité plutôt que de l’action.
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