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Le secteur manufacturier maintient son redressement

Le rythme baissier de la valeur ajoutée s’est sensiblement atténué au quatrième trimestre 2020





Le secteur manufacturier maintient son redressement
Le redressement de l’activité du secteur manufacturier s’est poursuivi au quatrième trimestre 2020, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration.

« Suite au déconfinement progressif, entamé à partir du 10 juin 2020, le rythme baissier de la valeur ajoutée du secteur manufacturier s’est sensiblement atténué », a souligné l’institution publique en janvier dernier précisant qu’il s’est établi à -2,6% au troisième trimestre 2020 après -22% au deuxième trimestre.

Après avoir analysé les données recueillies, la DEPF a constaté que la valeur ajoutée du secteur s’est repliée de 8% au terme des neuf premiers mois de 2020, contre une progression de 2,7% un an auparavant.

Il est à souligner qu’« outre le secteur chimique et para-chimique qui a préservé sa bonne tenue le long des trois trimestres de l’année (+13% au T3, +3,2% au T2 et +9,1% au T1), cette tendance corrective au troisième trimestre a concerné la quasi-totalité des branches d’activité », a-t-elle relevé dans sa note de conjoncture du mois de janvier (N°287).

La DEPF cite notamment le secteur du textile et cuir qui a enregistré un reflux de 2% au troisième trimestre après un recul de 46,7% au deuxième trimestre et celui des industries mécaniques, métallurgiques et électriques qui a connu une régression de 14%, après une forte baisse de 53,6%.

Soulignons que la valeur ajoutée du secteur alimentaire et du tabac s’est, pour sa part, repliée de 2,4% au troisième trimestre après une baisse de 1,5% au deuxième trimestre et une augmentation de +6,1% au premier trimestre de l’année dernière.

Dans sa note de conjoncture, « pour le quatrième trimestre 2020, les résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib auprès du secteur manufacturier, pour le mois de novembre, font état d’une amélioration d’un mois à l’autre de l’activité du secteur qui demeure, toutefois, en deçà de son niveau d’avant-crise ».

Selon la même source, par branche d’activité, la hausse de la production reflète une augmentation au niveau de l’industrie agroalimentaire, du « textile et cuir » et « chimique et para-chimique » et une baisse au niveau de l’industrie «électrique et électronique » et de celle de la « mécanique et métallurgie », a également souligné la Direction des études et des prévisions financières.

Poursuivant son analyse de l’évolution de ce sous-ensemble du secteur secondaire, la DEPF a ajouté que « le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) s’est situé à 71% au titre des deux premiers mois du quatrième trimestre 2020, en baisse de 4,5 points, comparativement à la même période de l’année précédente ».
Précisons que cette variation est intervenue après un recul de 5,7 points observé au troisième trimestre et de 19,3 points au deuxième trimestre 2020.

A noter que les exportations du secteur ont, de leur côté, enregistré une bonne dynamique au titre des deux premiers mois du quatrième trimestre 2020, a, par ailleurs, souligné l’institution publique. Un dynamisme marqué par « des hausses de 8,8% pour l’industrie automobile (après +26,7% au troisième trimestre 2020), de 20,3% pour les dérivés de phosphates (après -2,6%), de 10% pour l’industrie alimentaire (après +11,1%), de 7,7% pour l’électronique (après +0,8%) et de 0,3% pour le textile et cuir (après +4%).

En ce qui concerne les autres activités secondaires, abordées dans cette note, on rappellera brièvement la bonne tenue de l’activité du secteur extractif à fin novembre, dont la valeur ajoutée a enregistré une hausse de 4,3%, après +7,9% un trimestre plus tôt et +2,3% un an auparavant et le redressement des indicateurs du secteur de l’énergie électrique, après les premières mesures de déconfinement, qui s’est poursuivi au cours des deux premiers mois du quatrième trimestre. Sans omettre l’atténuation du rythme baissier des ventes de ciment d’un trimestre à l’autre, une baisse qui « s’est située à -1,3% au quatrième trimestre, après -3,7% au troisième trimestre, -27,8% au deuxième trimestre et -8,9% au premier trimestre 2020 ».

Alain Bouithy

Libé
Jeudi 4 Février 2021

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