Le scooter et le fichu


M. BENARBIA
Samedi 10 Octobre 2009

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La femme, on l’aime un peu trop, à Gaza où les mecs au pouvoir s’arrangent pour trouver le temps de vaquer à d’autres occupations que celle de réfléchir au meilleur moyen d’accéder à cette libération, rêve de plus d’une génération.
La der des der relève de ce tragi-comique qui caractérise plus d’un pays arabe ou musulman.
Ainsi donc, la femme n’a plus le droit d’enfourcher un scooter ou même une motobécane quelconque.
Déjà qu’elle était interdite d’en assurer la conduite, mais depuis hier, elle ne peut même plus se permettre le luxe d’en être rien que la docile passagère.
Un couple, même uni selon les lois “hamassaouies”, n’est plus en droit de se rendre quelque part sur un engin aussi diabolique. L’homme, lui, n’a pas de souci à se faire. L’épouse, la mère, la sœur, (la copine?),  n’a qu’à se débrouiller un autre moyen de locomotion. Raison invoquée? Il y aurait trop d’accidents de moto à Gaza ! La bonne blague! C’est qu’on veut la protéger, même contre son gré, la douce créature. Quant à l’homme, qu’il crève tranquille !  Et c’est aussi pour la protéger qu’on lui interdit de conduire une voiture en Arabie Saoudite, ou de porter un pantalon au Soudan, ou encore qu’on lui impose de s’emmitoufler en foulard, niqab, burka ou tchador… C’est l’homme qui l’a décidé donc. Par amour, sans doute. La femme n’a qu’à ne pas être belle et se taire. 

M. BENARBIA
Samedi 10 Octobre 2009
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