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Le Sommet progressiste de Barcelone ne fut pas une simple parenthèse diplomatique, tout comme les récents sondages en Espagne ne sont pas de froides statistiques électorales. Ces deux événements, loin d’être des faits anodins, constituent des signes prémonitoires que l’idéal social-démocrate reprend ses droits dans un monde épuisé par les dérives populistes, l’arrogance de l’extrême droite et la fracture abyssale des inégalités.
De Barcelone au Maroc, une même résonance se fait entendre. Elle interroge l’essence même de l’action politique : qui, aujourd’hui, est capable de restaurer la confiance? Qui peut ériger la dignité humaine, les services publics et le pouvoir d’achat en remparts contre les logiques de rente et de repli? Le rapprochement entre la dynamique du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et celle de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) au Maroc n’est pas une coïncidence ; c’est la manifestation d'un souffle progressiste commun, porté par des forces qui refusent la résignation.
C’est dans ce contexte que le rapprochement entre la dynamique du Parti socialiste ouvrier espagnol et celle de l’USFP au Maroc prend tout son sens. Il ne s’agit pas d’une simple comparaison entre deux partis. Il s’agit d’un même souffle progressiste, porté par des forces politiques qui refusent la résignation et qui croient encore que le changement est possible.
Barcelone : Un front commun contre la politique de la peur
Le sommet Global Progressive Mobilisation, tenu les 17 et 18 avril 2026, a marqué un tournant. En réunissant des figures de proue telles que Pedro Sánchez et Lula da Silva, la capitale catalane est devenue l'épicentre d'une résistance constructive. Avec plus de 3.000 participants — leaders politiques, syndicaux et acteurs de la société civile — l’événement a prouvé que les progressistes ne subissent plus : ils coordonnent une réponse globale aux crises systémiques, de l'urgence écologique à la justice fiscale. Ce chiffre montre que les forces progressistes ne sont pas en retrait. Elles se réorganisent, se parlent, se coordonnent et cherchent à trouver une réponse commune aux crises du monde.
Barcelone n’a donc pas seulement accueilli un événement. Elle a porté un message: face à la peur, il faut produire de l’espoir; face à la haine, il faut défendre la dignité; face aux inégalités, il faut remettre la justice sociale au cœur de la décision politique.
Pour l’USFP, cette présence à Barcelone revêt une dimension hautement symbolique. Elle rappelle que le parti n'est pas un parti isolé, mais le segment historique d'une famille internationale engagée pour la paix et la justice sociale. Face à la rhétorique de la haine, nous opposons la politique de l’espoir et du projet.
Espagne : La clarté comme moteur de victoire
En Espagne, les chiffres du CIS - (avril 2026) sont sans appel : avec 36,4% des intentions de vote et une avance de près de 13 points sur la droite, le Parti socialiste (PSOE) démontre que la clarté idéologique est payante. Le fait que le logement soit devenu la préoccupation majeure des Espagnols (41,3%) valide la stratégie socialiste : les citoyens ne se contentent plus de slogans ; ils plébiscitent ceux qui traitent les blessures réelles du quotidien.
Ces chiffres portent une leçon politique forte. L’opinion publique ne sanctionne pas le courage politique, elle le récompense. Malgré le harcèlement médiatique et les tentatives de déstabilisation, le PSOE tient bon parce qu'il incarne l'Etat social protecteur face aux incertitudes du siècle. Il défend les libertés, les droits, la justice fiscale et la lutte contre l’extrême droite.
Ces chiffres sont riches en enseignements. Ils montrent que les citoyens ne jugent pas seulement les partis sur leurs slogans, mais sur leur capacité à répondre aux problèmes concrets de la vie quotidienne : se loger, travailler, vivre dignement, accéder aux services publics et protéger le pouvoir d’achat.
L’USFP au Maroc : Une ambition nationale, un horizon mondial
Au Maroc, l’USFP s’inscrit dans cette même trajectoire de reconquête. Notre dynamisme actuel dépasse la simple échéance électorale ; il marque le retour du parti au centre du débat d'idées. Nous avançons avec une certitude: il n'y a pas de démocratie véritable sans justice sociale. On ne peut parler de citoyenneté là où la rente étouffe le mérite, là où les services publics s'étiolent, et là où la jeunesse perd confiance et se sent exilée dans son propre pays.
L'analogie avec nos voisins espagnols est frappante : l'USFP subit, elle aussi, des campagnes de dénigrement et de "brouillage". Mais ce vacarme n'est que le symptôme de la crainte et la faiblesse de nos adversaires. On n'attaque jamais avec autant de virulence une force sans influence. Si le bruit augmente, c'est parce que l'idée socialiste dérange de nouveau les intérêts établis.
Le bruit ne peut pas freiner le courant progressiste
A mesure que le brouillage contre le PSOE en Espagne et contre l’USFP au Maroc s’intensifie, la voie à emprunter devient lisible. Le bruit politique finit parfois par devenir une reconnaissance indirecte : la dynamique socialiste progressiste avance dans la bonne direction.
Cette dynamique ne repose pas sur une mode passagère. Elle répond à une attente profonde des sociétés. Les citoyennes et les citoyens veulent des partis qui parlent de leurs problèmes réels : pauvreté, emploi, logement, santé, école, pouvoir d’achat, justice territoriale, services publics et dignité.
C’est pourquoi il est inutile de vouloir stopper ce courant. Il ne se nourrit pas du vacarme. Il se nourrit de la clarté, de l’organisation, du sérieux et de la proximité avec les attentes populaires. Il rappelle que la démocratie ne se réduit pas aux élections, mais qu’elle doit produire de la justice, de l’égalité et de la confiance.
Au Maroc, cette exigence est encore plus forte. Après des années marquées par la domination gouvernementale, l’affaiblissement du dialogue social réel, la recrudescence des difficultés quotidiennes et le sentiment d’injustice, le pays a besoin d’une alternative démocratique responsable et d’une force capable de critiquer, de proposer et de rétablir la confiance.
2026 : Le rendez-vous de la vérité
L'année 2026 ne sera pas une simple date dans le calendrier électoral marocain. Ce sera l'heure du bilan pour l'actuelle hégémonie gouvernementale, dont les choix ont accentué la précarité et affaibli le dialogue social. Ce sera l'heure pour le peuple marocain de sanctionner une gestion qui a privilégié la froideur comptable au détriment de la chaleur humaine.
Cette échéance sera aussi une occasion d’ouvrir une nouvelle page. Une page où les forces socialistes et démocratiques pourront être reconnues pour leur constance, leur sérieux et leur engagement en faveur de l’Etat social. Au premier rang de ces forces se trouve l’Union socialiste des forces populaires.
Le Maroc a besoin d’un nouveau souffle démocratique. Il a besoin d’un projet social clair. Il a besoin d’une politique qui place la dignité du citoyen au centre de la décision publique. Il a besoin d’une opposition forte, mais aussi d’une alternative crédible, organisée et capable de gouverner autrement.
Du Sommet progressiste de Barcelone au dynamisme de l’USFP au Maroc, le constat est le même : l’avenir n’appartient pas à ceux qui sèment la peur, mais à ceux qui nourrissent l’espoir. Il n’appartient pas à ceux qui défendent la rente, mais à ceux qui défendent la justice. Il n’appartient pas à ceux qui méprisent les attentes populaires, mais à ceux qui les écoutent et les transforment en projet politique.
In fine, l’on peut affirmer que l’avenir n’appartient pas aux marchands de la peur, mais aux bâtisseurs de la dignité. Du sommet de Barcelone à la mobilisation de nos militants dans toutes les provinces et préfectures et dans les régions et ailleurs, le message est unique : le courant progressiste ne tire pas sa force du dénigrement d’autrui, mais de la solidité de sa vision et de la conviction de ses militants
Par Mohamed Assouali
Membre du Bureau politique de l’USFP
Secrétaire provincial de Tétouan
De Barcelone au Maroc, une même résonance se fait entendre. Elle interroge l’essence même de l’action politique : qui, aujourd’hui, est capable de restaurer la confiance? Qui peut ériger la dignité humaine, les services publics et le pouvoir d’achat en remparts contre les logiques de rente et de repli? Le rapprochement entre la dynamique du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et celle de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) au Maroc n’est pas une coïncidence ; c’est la manifestation d'un souffle progressiste commun, porté par des forces qui refusent la résignation.
C’est dans ce contexte que le rapprochement entre la dynamique du Parti socialiste ouvrier espagnol et celle de l’USFP au Maroc prend tout son sens. Il ne s’agit pas d’une simple comparaison entre deux partis. Il s’agit d’un même souffle progressiste, porté par des forces politiques qui refusent la résignation et qui croient encore que le changement est possible.
Barcelone : Un front commun contre la politique de la peur
Le sommet Global Progressive Mobilisation, tenu les 17 et 18 avril 2026, a marqué un tournant. En réunissant des figures de proue telles que Pedro Sánchez et Lula da Silva, la capitale catalane est devenue l'épicentre d'une résistance constructive. Avec plus de 3.000 participants — leaders politiques, syndicaux et acteurs de la société civile — l’événement a prouvé que les progressistes ne subissent plus : ils coordonnent une réponse globale aux crises systémiques, de l'urgence écologique à la justice fiscale. Ce chiffre montre que les forces progressistes ne sont pas en retrait. Elles se réorganisent, se parlent, se coordonnent et cherchent à trouver une réponse commune aux crises du monde.
Barcelone n’a donc pas seulement accueilli un événement. Elle a porté un message: face à la peur, il faut produire de l’espoir; face à la haine, il faut défendre la dignité; face aux inégalités, il faut remettre la justice sociale au cœur de la décision politique.
Pour l’USFP, cette présence à Barcelone revêt une dimension hautement symbolique. Elle rappelle que le parti n'est pas un parti isolé, mais le segment historique d'une famille internationale engagée pour la paix et la justice sociale. Face à la rhétorique de la haine, nous opposons la politique de l’espoir et du projet.
Espagne : La clarté comme moteur de victoire
En Espagne, les chiffres du CIS - (avril 2026) sont sans appel : avec 36,4% des intentions de vote et une avance de près de 13 points sur la droite, le Parti socialiste (PSOE) démontre que la clarté idéologique est payante. Le fait que le logement soit devenu la préoccupation majeure des Espagnols (41,3%) valide la stratégie socialiste : les citoyens ne se contentent plus de slogans ; ils plébiscitent ceux qui traitent les blessures réelles du quotidien.
Ces chiffres portent une leçon politique forte. L’opinion publique ne sanctionne pas le courage politique, elle le récompense. Malgré le harcèlement médiatique et les tentatives de déstabilisation, le PSOE tient bon parce qu'il incarne l'Etat social protecteur face aux incertitudes du siècle. Il défend les libertés, les droits, la justice fiscale et la lutte contre l’extrême droite.
Ces chiffres sont riches en enseignements. Ils montrent que les citoyens ne jugent pas seulement les partis sur leurs slogans, mais sur leur capacité à répondre aux problèmes concrets de la vie quotidienne : se loger, travailler, vivre dignement, accéder aux services publics et protéger le pouvoir d’achat.
L’USFP au Maroc : Une ambition nationale, un horizon mondial
Au Maroc, l’USFP s’inscrit dans cette même trajectoire de reconquête. Notre dynamisme actuel dépasse la simple échéance électorale ; il marque le retour du parti au centre du débat d'idées. Nous avançons avec une certitude: il n'y a pas de démocratie véritable sans justice sociale. On ne peut parler de citoyenneté là où la rente étouffe le mérite, là où les services publics s'étiolent, et là où la jeunesse perd confiance et se sent exilée dans son propre pays.
L'analogie avec nos voisins espagnols est frappante : l'USFP subit, elle aussi, des campagnes de dénigrement et de "brouillage". Mais ce vacarme n'est que le symptôme de la crainte et la faiblesse de nos adversaires. On n'attaque jamais avec autant de virulence une force sans influence. Si le bruit augmente, c'est parce que l'idée socialiste dérange de nouveau les intérêts établis.
Le bruit ne peut pas freiner le courant progressiste
A mesure que le brouillage contre le PSOE en Espagne et contre l’USFP au Maroc s’intensifie, la voie à emprunter devient lisible. Le bruit politique finit parfois par devenir une reconnaissance indirecte : la dynamique socialiste progressiste avance dans la bonne direction.
Cette dynamique ne repose pas sur une mode passagère. Elle répond à une attente profonde des sociétés. Les citoyennes et les citoyens veulent des partis qui parlent de leurs problèmes réels : pauvreté, emploi, logement, santé, école, pouvoir d’achat, justice territoriale, services publics et dignité.
C’est pourquoi il est inutile de vouloir stopper ce courant. Il ne se nourrit pas du vacarme. Il se nourrit de la clarté, de l’organisation, du sérieux et de la proximité avec les attentes populaires. Il rappelle que la démocratie ne se réduit pas aux élections, mais qu’elle doit produire de la justice, de l’égalité et de la confiance.
Au Maroc, cette exigence est encore plus forte. Après des années marquées par la domination gouvernementale, l’affaiblissement du dialogue social réel, la recrudescence des difficultés quotidiennes et le sentiment d’injustice, le pays a besoin d’une alternative démocratique responsable et d’une force capable de critiquer, de proposer et de rétablir la confiance.
2026 : Le rendez-vous de la vérité
L'année 2026 ne sera pas une simple date dans le calendrier électoral marocain. Ce sera l'heure du bilan pour l'actuelle hégémonie gouvernementale, dont les choix ont accentué la précarité et affaibli le dialogue social. Ce sera l'heure pour le peuple marocain de sanctionner une gestion qui a privilégié la froideur comptable au détriment de la chaleur humaine.
Cette échéance sera aussi une occasion d’ouvrir une nouvelle page. Une page où les forces socialistes et démocratiques pourront être reconnues pour leur constance, leur sérieux et leur engagement en faveur de l’Etat social. Au premier rang de ces forces se trouve l’Union socialiste des forces populaires.
Le Maroc a besoin d’un nouveau souffle démocratique. Il a besoin d’un projet social clair. Il a besoin d’une politique qui place la dignité du citoyen au centre de la décision publique. Il a besoin d’une opposition forte, mais aussi d’une alternative crédible, organisée et capable de gouverner autrement.
Du Sommet progressiste de Barcelone au dynamisme de l’USFP au Maroc, le constat est le même : l’avenir n’appartient pas à ceux qui sèment la peur, mais à ceux qui nourrissent l’espoir. Il n’appartient pas à ceux qui défendent la rente, mais à ceux qui défendent la justice. Il n’appartient pas à ceux qui méprisent les attentes populaires, mais à ceux qui les écoutent et les transforment en projet politique.
In fine, l’on peut affirmer que l’avenir n’appartient pas aux marchands de la peur, mais aux bâtisseurs de la dignité. Du sommet de Barcelone à la mobilisation de nos militants dans toutes les provinces et préfectures et dans les régions et ailleurs, le message est unique : le courant progressiste ne tire pas sa force du dénigrement d’autrui, mais de la solidité de sa vision et de la conviction de ses militants
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