Le promoteur immobilier français Général Contractor dans le collimateur : Le scandale de Tamesna refait surface


Amina Salhi
Jeudi 3 Septembre 2009

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Le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’Espace, a décidé d’ouvrir une enquête sur le cas du promoteur immobilier français, Général Contractor. Celui-ci est en effet confronté à des problèmes de retard de livraison. Une enquête qui vise, souligne un communiqué du ministère, à « trouver les meilleures solutions de médiation entre le promoteur et ses clients». Cette annonce du ministère de l’Habitat intervient à la veille d’une conférence de presse et d’un sit-in organisés aujourd’hui même sur le lieu du projet en question dans la nouvelle ville de Tamesna.
Organisée par l’Association «Tamesna avant tout », cette manifestation vise à attirer l’attention des responsables sur un problème qui piétine depuis des mois. En effet, comme l’a souligné à Libé son président Houssine El Hayani, le promoteur qui a hérité du plus grand projet à Tamesna en terme de superficie, devait remettre les clés aux clients à partir du mois de janvier 2008. Il n’en fut rien et durant le mois de mai de la même année, il y a eu arrêt total des constructions bien que le projet soit pratiquement arrivé à terme.
Depuis, les victimes ont décidé de s’organiser en association pour mieux défendre leurs intérêts. Des intérêts qui se chiffrent en monnaies sonnantes et trébuchantes, puisque ces derniers ont versé les 2/3 du prix du logement (220 appartements et 80 villas), à des prix variant entre 5000 et 8000 DH le m?. Du côté du promoteur immobilier, les responsables se sont contentés d’orienter les victimes vers la justice.
Aujourd’hui, si l’enquête diligentée par le ministère de l’Habitat vise « à préserver les intérêts des clients de la ville nouvelle de Tamesna quant aux acquisitions de leurs logements », comme l’indique le communiqué, Houssine El Yayani « dénonce le retard pris par ce département dans l’ouverture de cette enquête et dans le manquement au respect du cahier des charges à l’application duquel doit veiller le ministère de tutelle». « J’ai reçu des promesses formelles quant au règlement de ce conflit mais en vain », conclut-il.

Amina Salhi
Jeudi 3 Septembre 2009
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