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Le patrimoine forestier est sujet depuis trop longtemps déjà à une dangereuse spéculation et à une mauvaise gestion parfois douteuse qui ne serait pas, non plus, pour arranger les choses. Aussi le Groupe socialiste à la Chambre des représentants a-t-il vu juste en demandant et en obtenant la tenue d’une réunion de la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement avec la participation très remarquée des députés socialistes Mellahi et Bounouari. Ces derniers ont demandé la convocation du haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification devant ladite commission au vu de la détérioration du patrimoine forestier lors des dernières années et l’intérêt que lui portent le tissu associatif en particulier et l’opinion publique en général. D’autant plus que le Haut commissariat a lancé dernièrement une stratégie nationale visant la délimitation et la conservation foncière du domaine forestier. En effet, le Haut commissariat aux forêts n’a pas cessé de rappeler que le domaine forestier est la propriété de tous les Marocains dans le respect de la réglementation en vigueur, il n’en reste pas moins vrai que cette langue de bois ne convainc plus personne. Surtout les habitants des régions montagneuses où se trouvent la plupart des forêts ainsi que les associations actives dans le secteur de la protection de l’environnement.
Pour de nombreux spécialistes, l’abattage effréné, le surpâturage et les incendies sont des facteurs prépondérants dans la détérioration du patrimoine forestier national. On se rappelle que l’année 2010 a été déclarée en fanfare comme l’année de la protection de l’environnement et une entrée en matière pour protéger la forêt marocaine, il n’en fut rien depuis. De scandale en scandale, le domaine forestier est pillé au vu et au su de tout le monde. Entre les chiffres officiels trop optimistes, les discours creux du Haut commissariat aux eaux et forêts et l’amère réalité, il existe un large fossé. Quoi que l’on dise, quoi que l’on prétende, la forêt marocaine est maltraitée. Malmenée. Martyrisée. Elle mérite assurément une plus grande attention et un véritable combat contre une mafia de l’or vert trop puissante pour qu’elle soit éradiquée par une langue de bois qui n’a que trop duré.
Pour de nombreux spécialistes, l’abattage effréné, le surpâturage et les incendies sont des facteurs prépondérants dans la détérioration du patrimoine forestier national. On se rappelle que l’année 2010 a été déclarée en fanfare comme l’année de la protection de l’environnement et une entrée en matière pour protéger la forêt marocaine, il n’en fut rien depuis. De scandale en scandale, le domaine forestier est pillé au vu et au su de tout le monde. Entre les chiffres officiels trop optimistes, les discours creux du Haut commissariat aux eaux et forêts et l’amère réalité, il existe un large fossé. Quoi que l’on dise, quoi que l’on prétende, la forêt marocaine est maltraitée. Malmenée. Martyrisée. Elle mérite assurément une plus grande attention et un véritable combat contre une mafia de l’or vert trop puissante pour qu’elle soit éradiquée par une langue de bois qui n’a que trop duré.