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Le moral des ménages au plus bas

L’ICM poursuit sa tendance baissière depuis le premier trimestre de 2018, selon le HCP




les ménages continuent à broyer du noir. Leur moral se trouve en berne depuis le premier trimestre de 2018, selon les résultats de l’enquête perma-n ente de conjoncture auprès des ménages menée par le Haut-com- missariat au plan (HCP).

Les données qu’il a rendues publiques hier montrent, globale-m ent, que l’indice de confiance des ménages continue sa tendance baissière depuis lors. Il s’est ainsi établi à 79,1 points, au lieu de 79,8 enregistrés le trimestre précédent et 87,3 une année auparavant. Au premier trimestre 2019, 58,8% contre 22,5% des ménages ont, en effet, considéré que le Mo- ment n’est pas encore opportun pour effectuer des achats de biens durables. Le solde d’opinion de cet indicateur est donc resté négatif, passant à moins 36,3 points contre moins 36,8 points le trimestre pré- cèdent et moins 27,2 points le même trimestre de l’année 2018.

Dans le même laps de temps, 63,6% des ménages ont estimé que leurs revenus couvraient leurs dé-penses, 32,6% ont déclaré s’endetter ou puiser dans leur épargne et 3,8% a affirmé épargner une partie de leurs revenus. Les soldes ’Opinion relative à la situation financière actuelle des ménages est restée ainsi négatif, à moins 28,9 points contre moins 28,4 points au trimestre précédent et moins 25,2a un même trimestre de l’année prédécente. Quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois, 32,8% contre 11,6%, les ménages considèrent qu’elle s’est dégradée.  Cette perception reste ainsi négative, avec un solde d’opinion de moins 21,2 points au lieu de moins 20,7 points enregistrès un trimestre auparavant et moins 18,1 points un an auparavant.

Concernant la situation de l’emploi, l’écrasante majorité croit qu’elle ira en se dégradant. Au premier trimestre de 2019, 82,5% contre 7,0% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion est resté ainsi négatif à moins 75,6 points, en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent où il a enregistré moins 70 points que par rapport au même trimestre de l’année précédente où il était à moins 54,5 points.

Et cerise sur le gâteau, malgré un léger fléchissement relevé par le HCP entre septembre 2017 et septembre 2018, le taux de chômage reste relativement élevé parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, les femmes et les personnes titulaires de diplômes. A peine 40,7% des personnes de plus de 15 ans ont eu l’heur de trouver du travail fût-il précaire.

En outre, 71,5% des chômeurs sont concentrés dans cinq régions. Casablanca-Settat vient en première position avec 24,4% de chômeurs, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (16,1%), Fès- Meknès (10,2%), Marrakech-Safi (9,2%) et de l’Oriental (11,6%) et les taux de chômage les plus élevés sont observés dans les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra avec 19,4%, Guelmim-Oued Noun (17,3%), l’Oriental (17,3%) et de Dakhla-Oued Eddahab (13,1%).

Toujours selon les statistiques sur le marché de l’emploi que le HCP a rendues publiques en février dernier, près de 6 chômeurs sur 10 (57%) sont à la recherche de leur premier emploi (51,8% parmi les hommes et 68,1% parmi les femmes). Les deux tiers des chômeurs (67,7%) chôment depuis une année ou plus (64,4% parmi les hommes et 74,7% parmi les femmes).

D’un autre côté, 26,8% des chômeurs se sont retrouvés dans cette situation suite au licenciement (21,9%) ou à l’arrêt de l’activité de l’établissement employeur (4,9%). Environ 8% des chômeurs sont découragés par la recherche active d’un emploi. Ils sont à 86% citadins, 56% masculins, 53% jeunes âgés de 15 à 29 ans et 80% diplômés. Ce qui, bien entendu, n’est pas de nature à rassurer les  ménages sur le devenir de leur progéniture et impacte négativement leur perception des choses.
Ce qui a transparu nettement à travers les résultats de l’enquête de conjoncture menée par le HCP durant le premier trimestre 2019, 88,3% des ménages y ont, à cet effet, déclaré qu’outre cette question qui les taraude grandement, celle des prix des produits alimentaires les préoccupe également. A preuve, 88,3% des ménages estiment qu’ils ont augmenté au cours des 12 derniers mois et seuls 0,2% ont ressenti leur diminution. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, à moins 88,1 points, après avoir été de moins 90,3 points le trimestre précédent et de moins 86,7 points une année auparavant. Ces prix devraient continuer à augmenter durant les 12 prochains mois selon 87,6% des ménages contre 0,1% qui s’attendent à leur baisse. Le solde d’opinion est donc demeuré négatif, se situant à moins 87,5 points, au lieu de moins 86,6 points enregistrés un trimestre auparavant et moins 82,9 points une année passée.

H.T
Mercredi 10 Avril 2019

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