Le ministère de l’Intérieur entame sa campagne de communication

Chakib Benmoussa exhorte les partis politiques à bien choisir leurs candidats


Amina SALHI
Mercredi 22 Avril 2009

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Le ministère de l’Intérieur a choisi la ville de Rabat pour entamer sa campagne de communication sur « la commune de demain ». Une commune qui devra, selon Chakib Benmoussa, être gérée par des compétences à même de suivre les réformes lancées par le pays. Une raison pour le ministre de l’Intérieur d’exhorter les partis politiques à présenter aux élections des candidats de choix qui seront à même de réussir le pari de la mise à niveau des communes.
Intervenant lundi devant des leaders et représentants de partis politiques et d’experts en sciences politiques, le ministre de l’Intérieur a également appelé ces partis à redoubler d’efforts en vue de garantir une large participation des citoyens à ces élections communales, l’unique moyen selon lui de conférer à ces nouveaux élus toute la crédibilité nécessaire.
Chakib Benmoussa a en outre reconnu que les collectivités locales souffrent de problèmes de gestion des ressources humaines, qui prennent dans certains cas la forme de sous-effectif et dans d’autres un sureffectif qui est loin d’être exploité à bon escient.
Aussi, a-t-il dit, le recrutement au sein des communes doit obéir à plus de transparence et de critères d’efficacité, à travers notamment l’organisation d’examens de recrutement et le recours à la formation continue et aux incitations matérielles au profit des fonctionnaires.
La gestion financière des collectivités locales n’a pas échappé aux critiques du ministre de l’Intérieur. Il a indiqué dans ce cadre que la mobilisation des ressources fiscales est loin d’être optimisée et le patrimoine immobilier demeure mal exploité. En l’absence de bases et de cadres comptables adéquats, la gestion de ce patrimoine reste éparpillée et non maîtrisée. Paradoxalement, et en dépit de ces contraintes, les ressources des collectivités locales ont augmenté entre 2003 et 2008, puisque passant de 15 à 25 milliards de DH. Des fonds dont l’augmentation reste tributaire d’une meilleure mise en œuvre de la loi sur la fiscalité des communes et une gestion plus maîtrisée du patrimoine communal.

Amina SALHI
Mercredi 22 Avril 2009
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