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Le colloque qui avait coïncidé avec la célébration de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, avait connu une participation active et qualitative de chercheurs, acteurs associatifs, élus et médias. C’était aussi l’occasion de rendre hommage à Ahmed El Baz, professeur universitaire, pour ses contributions scientifiques, associatives et politiques en tant que parlementaire.
Pour Abdellatif Kemat, doyen de la FSJES d’Aïn Chock, le droit à l’environnement fait désormais partie des droits humains universels. Les acteurs territoriaux assument à cet effet une grande responsabilité au niveau de la déclinaison des engagements du Royaume en matière de préservation de l’environnement.
Pour le doyen, il incombe à l’université de sensibiliser les étudiants aux problématiques environnementales tout en optimisant les recherches scientifiques à ce sujet.
D’après Hassana Kijji, coordinatrice du master des lois et politiques environnementales, le colloque s’inscrit dans le cadre du plan d’action du master avec pour objectif la mise en avant de ce droit humain et universel désormais constitutionnel depuis 2011.
Selon elle, l’activité qui coïncide avec les travaux de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques en Pologne, constitue un espace de réflexion collective autour des moyens de protection du droit à l’environnement reconnu universellement et localement.
Abdelali Mestour, président du Forum de citoyenneté, s’est félicité de la complémentarité des rôles des différents acteurs, car le colloque a regroupé l’université, les conseils élus, et la société civile. Pour Mestour, l’environnement et le modèle de développement doivent aller de pair puisque l’enjeu est la réalisation du bien-être du citoyen.
Abdessamad El Hiker, maire adjoint de Casablanca, a félicité la FSJES d’Aïn Chock pour son initiative qui constitue un espace d’échange scientifique, académique et politique aussi. M. El Hiker a saisi l’occasion pour mettre en avant la question de l’environnement dans les programmes du Conseil de la ville de Casablanca en déclinaison des engagements du Royaume à ce niveau.
Mehjoub El Hiba, professeur universitaire, a repris l’histoire de l’évolution législative et institutionnelle de la question de l’environnement. Pour l’intervenant, tout a commencé avec les Congrès de Stockholm en 1972, puis de Rio de Janeiro en 1992. Une dynamique universelle qui n’a pas laissé indifférent le Royaume qui a intégré la question environnementale, fortement défendue par la société civile et les organismes de recherches, dans les politiques publiques et les législations locales.
Pour Abderrahim Laktir, coordonnateur du Forum national pour le climat et le développement durable qui regroupe 800 associations, l’aspect transversal de la question de l’environnement nécessite la mise en synergie des politiques et moyens des différents secteurs et acteurs.
Pour la représentante du Conseil de la région de Casablanca-Settat, l’environnement est en tête des programmes de la région qui met le citoyen et ses droits fondamentaux au cœur de sa vision managériale. Une vision qui intègre le rural, le transport, les entreprises, la créativité ainsi que l’emploi, l’attractivité sociale et culturelle, et la qualité de vie.