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"Les voix du désert" marocain ont raisonné lundi soir sur les rives de l'Hudson lors d'un défilé du designer américano-colombien, Edwing D'Angelo, organisé dans le cadre de la semaine de la mode de New York.
C'est depuis une penthouse à Chelsea, quartier de la vie artistique et nocturne de Manhattan, que le designer a dévoilé sa nouvelle collection printemps 2015, lors de ce défilé parrainé notamment par l'Office national Marocain du tourisme (ONMT).
Ligne noire épurée, robes et pantalons près du corps, sarouels confortablement courts! C'est à un printemps sobre et dépouillé comme au désert, dans le Sahara marocain, que nous invite D'Angelo lors de cette fashion week new-yorkaise.
"J'avais envie de reproduire cette chaleur unique et en même temps aller à contre-courant des règles établies en matière de couleur pour cette saison", confie à la MAP le designer.
Fasciné par l'esprit des nomades qui vivent dans le désert et portent du "noir le jour pour emmagasiner la chaleur et se réchauffer dans le froid de la nuit", il décide une collection printemps au ton noir "mystique et en même temps exubérant".
Voiles virvoletants et chèches, découvrant ici et là une fine tresse couleur rouge ou verte, un clin d'oeil au drapeau marocain, tour de cou serti de perles montées en forme de rosaire, taille serrée dans un cordon ocre et orangé, la Femme et l'Homme D'Angelo, chaussés de spartiates ou de simples sandales à lanières, de celles que l'on retrouve chez le marchand d'eau, déambulent allègrement aux sons des tam tam, foulant des tapis berbères aux couleurs chatoyantes.
C'est un peu ce Maroc découvert par hasard à la faveur d'"El Clone", une série télévisée brésilienne très prisée en Amérique latine et parmi les populations hispaniques aux Etats-Unis, qu'il veut ici reproduire grâce, dit-il, à l'accompagnement de l'ONMT.
Grâce à cette série diffusée par la chaîne de TV Globo, D'Angelo s'est familiarisé avec le Royaume, "sa culture, ses beaux paysages et ses différentes villes impériales, la gastronomie et même quelques mots en arabe comme « Yallah », et le déclic s'opéra!, dit-il.
D'Angelo, artiste bohème, issu d'une famille de tailleurs sur plusieurs générations, décide d'inscrire son show sous le thème du désert marocain, et fait appel à "Moroccan Prestiges", entreprise basée à New York, spécialisée dans l'événementiel qui propose décorations et meubles authentiques marocains.
Tout en étant une source d'inspiration pour les grands créateurs et designers internationaux, les métiers d'art marocain sont un véritable patrimoine vivant que l'ONMT compte mettre à profit pour explorer de nouvelles niches sur le marché américain et drainer davantage de touristes vers le Royaume, a souligné à la MAP, Chakib Ghadouani, directeur de l'Office du tourisme à New York.
De fait, moucharabieh, poufs, voilages ont habillé l'immense appartement-terrasse illuminé de lustres, lanternes et photophores d'inspiration marocaine et où les quelque deux cents invités, triés sur le volet, ont réservé une standing ovation au jeune couturier précédé d'une mariée portée dans un palanquin couleur or, en référence au sable, clôturant ce show qui célèbre le style de vie pastorale et nomade du Maroc saharien.