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Le déficit budgétaire s’est creusé de plus de 11 MMDH à fin avril

Augmentation des recettes ordinaires de 0,5% à 76,4 MMDH, selon le TGR




Le déficit budgétaire s’est creusé de 11,5 milliards de dirhams (MMDH) à fin avril 2018, par rapport au même mois de l’année 2017 où il avait augmenté de 8,9 MMDH, a indiqué récemment la Trésorerie Générale du Royaume (TGR).
« Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 11,5 MMDH à fin avril 2018, contre un déficit budgétaire de 8,9 MMDH un an auparavant », a précisé la TGR.
En comparaison avec la même période de l’année écoulée, l’exécution de la loi de Finances, sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, laisse apparaître une augmentation des recettes ordinaires de 0,5%, qui se sont établies à 76,4 MMDH contre 76 MMDH à fin avril 2017, a-t-elle souligné dans son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques d’avril dernier.
A en croire la TGR, qui relève du ministère de l’Economie et des Fiances, la hausse des recettes ordinaires provient de l’augmentation des droits de douane de 17,3%, des impôts indirects de 7,1% et des droits d’enregistrement et de timbre de 3,7%, conjuguée à la baisse des impôts directs de 6,8% et des recettes non fiscales de 2,6%.
En détail, la Trésorerie générale a expliqué que cette variation est due à l’accroissement des recettes douanières de 9,6%, consécutif à celui des droits de douane (+17,3%), de la TVA à l’importation (+9,6%) et de la taxe intérieure de consommation (TIC) sur les produits énergétiques (+4,9%).
Cette progression s’explique aussi par l’accroissement de la TIC sur les tabacs manufacturés (+9,1%) et des autres TIC (+0,3%) ainsi que par le recul de la fiscalité domestique de 3,3%, suite au recul de l’IS (-14,6%), à la hausse de l’IR (+2,4%), de TVA à l’intérieur (+4,9%), des droits d’enregistrement et timbre (+3,7%) et des majorations de retard (+16,5%).
La hausse des recettes ordinaires est également imputable à « la baisse des recettes non fiscales de 2,6% en raison notamment de la diminution des fonds de concours (56 MDH contre 224 MDH) et des versements des comptes spéciaux du Trésor (CST) au profit du budget général (647 MDH contre 770 MDH) », a poursuivi la TGR.
Une baisse conjuguée à la « hausse des recettes de monopoles (1,2 MMDH contre 1 MMDH),  de la redevance gazoduc (632 MDH contre 416 MDH) et des recettes en atténuation de dépenses de la dette (276 MDH contre 157 MDH) », a-t-elle précisé de même source.
Toujours sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, l’exécution de la loi de Finances fait état d’une diminution à fin avril 2018 de 5,8% des dépenses émises au titre du budget général à 108,1 MMDH, par rapport à leur niveau à fin avril 2017.
Ce recul est imputé à la baisse de 21,9% des charges de la dette budgétisée (dette dont la maturité est égale ou supérieure à 5 ans) et de 4,7% des dépenses d’investissement et de la hausse de 1,4% des dépenses de fonctionnement, a expliqué la TGR.
En ce qui concerne la diminution des charges de la dette budgétisée, la Trésorerie a indiqué dans son bulletin qu’elle «s’explique par le recul de 31,3% des remboursements du principal (12,2 MMDH contre 17,8 MMDH) et de 7,2% des intérêts de la dette (10,5 MMDH contre 11,3 MMDH) ».
La TGR a également indiqué que les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 190 MMDH à fin avril 2018. Ce qui correspond à un taux global d’engagement de 42% contre 41% à fin avril 2017. Alors que « le taux d’émission sur engagements a été de 70%, soit le même niveau un an auparavant », a-t-on souligné.
Dans son bulletin, la Trésorerie a relevé, par ailleurs, que les recettes des comptes spéciaux du Trésor ont atteint 31,4 MMDH et qu’elles « tiennent compte des transferts reçus des charges communes du budget général d’investissement pour 10,1 MMDH et de la rentrée de 147 MDH au titre des dons des pays du Golfe ».
S’agissant des dépenses émises, la même source a affirmé qu’elles ont été de 23,8 MMDH et qu’elles intègrent la part imputée aux CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 768 MDH.
Ainsi, selon le bulletin de la TGR, le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est élevé à 7,6 MMDH.

Alain Bouithy
Vendredi 1 Juin 2018

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