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Le crowndfunding donne un second souffle à la cinémathèque de Tanger




Le crowndfunding donne un second souffle à la cinémathèque de Tanger
Il existe à Tanger un centre culturel particulier. Contrairement à ceux disséminés un peu partout aux quatre coins du Royaume, le centre culturel «Rif» présente la particularité d’avoir été rénové grâce au financement participatif sur Internet ou le crowdfunding.
Sujet d’un reportage réalisé par TV5 monde, le centre culturel « Rif » était auparavant un cinéma mythique de la perle du Nord. Aujourd’hui, c’est un lieu de rendez-vous prisé par la jeunesse tangéroise et un creuset de cinéphiles. D'ailleurs, l’opération de financement participatif lancée il y a cinq ans sur une plateforme libanaise, a permis de récolter quelque 10.000 dollars, investis dans la rénovation du centre et dans la restauration des vestiges passés du cinéma et notamment ses inestimables bobines pour finalement créer une cinémathèque riche et variée.   
Symbole d’une mobilisation collective, d’une solidarité et d’une générosité non feintes, le crowdfunding a en outre encouragé les autorités à s’impliquer, puisque des subventions auraient été accordées au centre culturel, apprend-on dans le reportage de TV5 monde. Une manne financière qui a permis le financement du projet cinématographique amateur.
Si les jeunes gérants du centre culturel ont eu la chance de profiter du crowdfunding, ce n’est pas le cas de tout le monde malheureusement. Mais, a priori, la situation devrait évoluer. Comme nous vous l’indiquions dans notre édition du mercredi 21 août 2019, le financement participatif, considéré comme l’allié privilégié du monde associatif, fait l’objet d’un projet de loi déposé le 21 mars 2018 auprès du Secrétariat général du gouvernement. Depuis, il a figuré à l'ordre du jour du Conseil de gouvernement.
Il reste encore audit projet de loi de passer le cut des deux Chambres du Parlement pour être définitivement adopté. En attendant, le crowdfunding qui s’apparente à un ensemble de méthodes permettant de lever des fonds destinés à réaliser un projet, et donc fédérer le plus grand nombre de personnes, fut démocratisé par le biais des nouvelles technologies d’information et de communication, avec les réseaux sociaux comme cheville ouvrière.
Appelé également sociofinancement, il existe sous différentes formes : le crowdfunding en don ou crowdgiving, réservé aux actes associatifs et aux projets personnels, «la récompense» mais encore «don avec contrepartie ».
La différence entre les deux réside dans la contrepartie. Le donateur reçoit dans ce cas quelque chose en retour. Les deux formes restantes s’éloignent un peu plus de l’essence même du crowdfunding pour verser dans des méthodes plus conventionnelles.
Il y a l’equity crowdfunding ou l’investissement participatif, à savoir une personne qui investit dans un projet mais uniquement à condition d’avoir un retour sur investissement qui se traduit par l’acquisition de parts dans l’entreprise financée. Enfin, on trouve le financement participatif en prêt ou crowdlending, soit le prêt d’une somme pour financer un projet, laquelle sera rendue avec ou sans intérêt, ce qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un prêt bancaire.

C.C
Mercredi 8 Janvier 2020

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