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Le corps du ressortissant étranger découvert mutilé à Marrakech enfin identifié

Parti de Dijon en voyage au Maroc Jacky Moureaux n’en est jamais revenu




Le corps mutilé d’un ressortissant français retrouvé en plusieurs endroits à Marrakech le 10 juin a été identifié comme celui d’un Dijonnais sexagénaire (61 ans), Jacky Moureaux. En France il était porté disparu depuis le 15 juin, mais les autorités marocaines ont mis en relation sa disparition avec la découverte du corps mutilé d’un ressortissant étranger.
C’est son fils qui avait signalé à la police de Dijon sa disparition car inquiet de ne pas avoir eu de ses nouvelles et soucieux de ne pas l’avoir vu revenir de ses vacances.  En effet, Jacky M.  était censé atterrir le même jour d’un voyage qu’il avait entrepris seul au Maroc le 4 juin et plus précisément à Marrakech à Gueliz où il logeait dans un appartement prêté régulièrement par un de ses amis d’enfance et compatriote.
Quelques jours plus tard, le parquet dijonnais fait le rapprochement avec un corps retrouvé découpé en morceaux à Marrakech, le 10 juin et ceci bien que les tests ADN n’aient pas encore rendu leur verdict. Les enquêteurs et le magistrat français en liaison au Maroc se basant sur les tests papillaires, ainsi que plusieurs caractéristiques physiques, permettent d’affirmer à 99,9 % que le corps était bien celui de Jacky M.
Il a été découpé en plusieurs morceaux, notamment au niveau des bras et des jambes et avait été décapité. Ses membres avaient été retrouvés dans des sacs-poubelle disséminés, en deux endroits distincts de Marrakech (Guéliz, et Bin Lekchali, non loin de là) tandis que sa tête était découverte quelques jours plus tard, enterrée dans un terrain vague près de l'hôpital militaire de la ville ocre.
Trois personnes en liaison avec cette affaire avaient été mises en détention provisoire à la maison d’arrêt de l’Oudaya à plusieurs kilomètres de la ville de Marrakech à proximité d’une petite commune rurale du même nom, et d’où l’on n’a jamais réussi à s'évader.  
Quant aux présumés coupables du meurtre qui aurait eu lieu dans l’appartement du quartier de Guéliz, il s’agirait de personnes, proches de la victime, une femme de 20 ans et son amant militaire ainsi qu’un  troisième individu. D’aucuns ont avancé que la jeune femme serait la principale suspecte, et que les autres seraient ses complices. Mais l'enquête n’a pas encore confirmé les tenants et les aboutissants de cette sordide affaire que d’autres associent aussi au viol et à la prostitution.
Mais s’il est un fait à cette dramatique histoire, c’est qu’aucune suite judiciaire n’en sera donnée en France car le Maroc n’extrade pas les auteurs de crimes perpétrés sur des ressortissants étrangers et c’est donc à la police et la justice marocaine qui ne badinent pas avec ce genre d’affaire, que reviendrait le dernier mot. A titre de rappel, l’année dernière, deux citoyens marocains de confession juive avaient été assassinés et démembrés par leur jardinier pour un vol crapuleux (bijoux et somme d’argent). Après avoir découpé leurs corps en morceaux, il les avait dispersés dans plusieurs endroits de la métropole casablancaise. Au mois de mai, la justice marocaine l’a condamné à la peine capitale.

M.J.K
Jeudi 29 Juin 2017

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