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Le caftan marocain a illuminé, dimanche à Pékin, une soirée de haute couture lors d'un défilé de mode qui a offert aux convives une immersion dans la richesse d'un patrimoine vestimentaire pluriséculaire.
Ce défilé s'inscrit dans le cadre du Festival maroco-chinois de la culture et des sports, organisé par l'ambassade du Royaume à l'occasion du dixième anniversaire de la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en Chine et de la signature de la Déclaration instituant le Partenariat Stratégique entre les deux pays, le 11 mai 2016.
Placé sous la direction artistique de Wafaa Fahmi, le défilé a réuni trois créatrices marocaines dont les collections ont puisé dans les racines profondes du caftan.
Salma Debbagh a ouvert le bal avec une collection porteuse d'une vision aérienne et lumineuse du caftan. Ses créations, déclinées dans des teintes douces (rose poudré, lavande pâle, argent, jaune ivoire) semblaient dialoguer avec les projections d'arches et de couloirs de médina diffusées en fond de scène, installant une atmosphère poétique.
Fouzia Naciri a, quant à elle, proposé une palette chromatique allant du jaune soleil au vert fleuri en passant par le gris perle, le noir et le violet. Ses coupes généreuses aux manches larges et tombantes ont restitué toute la plénitude d'un vêtement ancré dans une tradition pluriséculaire.
La maison YAKATY a clôturé la soirée en explorant le lien entre l'esthétique du caftan marocain et les codes visuels chinois. Jouant sur des volumes amples et des manches généreuses, YAKATY a mêlé arabesques marocaines et motifs floraux dans un esprit de rencontre entre les deux cultures.
Téléphones levés et regards captivés, diplomates, hommes d'affaires, officiels et journalistes ont attentivement suivi le défilé de robes. Ils ont salué les collections des trois stylistes marocaines, à l'instar d'Elowen, journaliste chinoise, qui a exprimé son souhait de se rendre prochainement au Maroc pour réaliser une séance de shooting photographique en caftan.
Les défilés ont été entrecoupés de prestations du groupe Dar Kbira, qui a interprété les traditions de la Dakka marrakchie et du style Rbati, ainsi que du violoniste et compositeur Youness El Khazan.
A l'issue de la soirée, Wafaa Fahmi a expliqué la démarche qui a guidé son travail. "Nous avons conçu ce défilé avec soin, dans l'intention de refléter un dialogue sincère entre la Chine et le Maroc", a-t-elle déclaré à la MAP.
"Le travail mené avec chacune des stylistes visait à tisser des liens profonds entre les deux cultures, et le podium en a été le témoignage, que ce soit à travers les créations de Salma Debbagh, de Fouzia Naciri ou de YAKATY. Toutes trois ont cherché à unir ces deux univers", a-t-elle ajouté.
En décembre dernier, l'UNESCO a inscrit le caftan marocain sur sa Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, consacrant la richesse de cet art séculaire, sa créativité, sa transmission intergénérationnelle, mais aussi son rôle de vecteur du dialogue interculturel entre les peuples.
Issu de plusieurs siècles de métissages culturels amazighs, arabes, andalous et africains, le caftan marocain mobilise une chaîne de savoir-faire qui va des tisserands aux tailleurs, en passant par les brodeurs et maâlems travaillant les boutons et ornements.
Ce défilé s'inscrit dans le cadre du Festival maroco-chinois de la culture et des sports, organisé par l'ambassade du Royaume à l'occasion du dixième anniversaire de la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en Chine et de la signature de la Déclaration instituant le Partenariat Stratégique entre les deux pays, le 11 mai 2016.
Placé sous la direction artistique de Wafaa Fahmi, le défilé a réuni trois créatrices marocaines dont les collections ont puisé dans les racines profondes du caftan.
Salma Debbagh a ouvert le bal avec une collection porteuse d'une vision aérienne et lumineuse du caftan. Ses créations, déclinées dans des teintes douces (rose poudré, lavande pâle, argent, jaune ivoire) semblaient dialoguer avec les projections d'arches et de couloirs de médina diffusées en fond de scène, installant une atmosphère poétique.
Fouzia Naciri a, quant à elle, proposé une palette chromatique allant du jaune soleil au vert fleuri en passant par le gris perle, le noir et le violet. Ses coupes généreuses aux manches larges et tombantes ont restitué toute la plénitude d'un vêtement ancré dans une tradition pluriséculaire.
La maison YAKATY a clôturé la soirée en explorant le lien entre l'esthétique du caftan marocain et les codes visuels chinois. Jouant sur des volumes amples et des manches généreuses, YAKATY a mêlé arabesques marocaines et motifs floraux dans un esprit de rencontre entre les deux cultures.
Téléphones levés et regards captivés, diplomates, hommes d'affaires, officiels et journalistes ont attentivement suivi le défilé de robes. Ils ont salué les collections des trois stylistes marocaines, à l'instar d'Elowen, journaliste chinoise, qui a exprimé son souhait de se rendre prochainement au Maroc pour réaliser une séance de shooting photographique en caftan.
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Issu de plusieurs siècles de métissages culturels amazighs, arabes, andalous et africains, le caftan marocain mobilise une chaîne de savoir-faire qui va des tisserands aux tailleurs, en passant par les brodeurs et maâlems travaillant les boutons et ornements.