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Le Sommet de Fès pour la Conscience Climat appelle au dialogue des religions, des croyances et des cultures

Le point de départ d’une nouvelle ère dans notre relation avec la Terre




Le Sommet de Fès pour la Conscience Climat, initié jeudi par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), a appelé au dialogue des religions, des croyances et des cultures pour renforcer la conscience et la responsabilité des citoyens et des peuples du monde vis-à-vis de l’environnement à travers une nouvelle éthique fondée sur la responsabilité environnementale et climatique.
Le sommet de Fès, placé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI et auquel ont pris part des leaders religieux et spirituels, personnalités éthiques et philosophiques, individualités militantes, officiels et représentants d'organisations engagées, a préconisé la mise en place de chaires universitaires et de recherches spécialisées dans l’étude du rapport des religions et des civilisations au climat.
Les participants ont aussi recommandé de considérer les changements climatiques en tant que menace majeure pour le vivre-ensemble, la paix dans le monde, l’avenir de l’humanité et la vie sur Terre, tout en insistant sur le lancement d’une dynamique intergénérationnelle pour transmettre, notamment aux enfants et aux jeunes, les héritages ancestraux en rapport avec les valeurs, la tolérance et les bonnes pratiques écologiques dans les lieux de culte, d’enseignement, artistiques, médiatiques ainsi qu’à travers les applications numériques, legs transformés en expertises, en compétences et en innovations pour contribuer à assurer un changement des comportements individuels et collectifs et rompre progressivement avec les habitudes de consommation excessive et irresponsable.
Ils ont aussi plaidé pour la convergence de toutes les consciences, fortes de leur diversité et de leurs spécificités, en vue d’élaborer une plateforme pour une conscience climatique universelle, basée sur les valeurs partagées de l'expérience humaine avec tous ses capitaux spirituels, affectifs, scientifiques et culturels, et la traduire en actions et initiatives permettant de mobiliser les volontés et les énergies à grande échelle pour faire face à " la crise de l’excès".
Le Sommet a aussi appelé au renforcement de la résilience des consciences en capitalisant sur le patrimoine humaniste commun et sur la convergence à travers l'écoute, le dialogue et l'échange en faisant appel au devoir de l’unité de l’humanité, à l'élévation de l'aimance et de la compassion entre les êtres et pour la nature, à la tolérance et à la solidarité spirituelle et culturelle comme condition pour relever les défis du vivre-ensemble sur notre planète.
Les participants ont souligné l’impératif de soutenir l’initiative de l'UNESCO visant à préserver, consolider et valoriser les connaissances, les pratiques et les expressions traditionnelles locales, en lien avec la dimension écologique, en les intégrant au patrimoine culturel universel tout en appelant à la création d’un réseau mondial d'organisations et d’initiatives dans le domaine du dialogue interreligieux et interculturel sur le climat tout en chargeant le Conseil économique, social et environnemental du Royaume du Maroc, en collaboration avec la Rabita Mohammédia des Oulémas, d’assurer la coordination pour en élaborer la plateforme et mettre en place ce réseau.
Les recommandations du Sommet de Fès soulignent de même la nécessité d’adopter un comportement éco-responsable dans la construction et la gestion des lieux de culte et des espaces culturels et créatifs à travers l'investissement durable, les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et l'économie de l'eau tout en préservant les écosystèmes environnants.
Le Sommet a appelé à faire de la COP 22, le point de départ d’une nouvelle ère dans laquelle la conscience climatique volontariste est reconnue en tant que facteur déterminant dans notre relation avec la Terre pour rompre avec les habitudes de consommation excessives et destructrices des ressources, les comportements négatifs et attentistes, qui ne contribuent pas à la préservation de notre planète, de l’humanité et de toutes les autres espèces et toutes formes d'égoïsme, de gaspillage et d'indifférence avant qu'il ne soit trop tard.

Samedi 5 Novembre 2016

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