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Le Maroc, une plateforme importante pour le marché espagnol


Les potentialités du Royaume comme terre d’accueil des capitaux étrangers et destination d’affaires dans la région exposées à Séville



Promouvoir la destination Maroc d’affaires auprès des entrepreneurs espagnols et andalous a été au centre de la rencontre organisée, récemment à Séville, par la Chambre de commerce, d’industrie et des services du Maroc en Espagne (CCISME). 
Au siège de la confédération des entrepreneurs andalous (CEA), les membres de cette entité marocaine ont exposé les potentialités du Royaume comme terre d’accueil des capitaux étrangers et destination d’affaires d’excellence dans la région. “La Chambre de commerce marocaine en Espagne a été créée en 2007 pour promouvoir les relations maroco-espagnoles au niveau économique et commercial. Nous sommes quatre membres fondateurs, à savoir les principales entreprises marocaines présentes en Espagne. Nous comptons aussi sur l’appui d’organisations entrepreneuriales privées espagnoles”, explique dans une déclaration à la MAP, Leila Hayat, présidente de la Chambre du commerce et directrice générale de Chaabi Bank en Espagne. 
La responsable marocaine affirme que l’organisation de cette rencontre répond à l’intérêt que montre le secteur économique espagnol à l’adresse du Maroc. De fait, la rencontre s’inscrit dans le cadre d’une série de rendez-vous organisés auprès du patronat espagnol, dans plusieurs villes de ce pays. “Plus de 1.000 entreprises espagnoles sont présentes au Maroc ; nous espérons à travers nos actions que des firmes marocaines explorent le marché espagnol. Nous invitons les opérateurs nationaux à développer davantage leurs échanges avec le voisin espagnol”, ajoute Mme Hayat. Pour Estanislao Martinez, président de la Commission des relations internationales à la CEA, cette rencontre permet de connaître, de première main, les facteurs clés de la réussite d’une implantation au Maroc, “un marché naturel pour l’Andalousie”, a-t-il mis en exergue. 
M. Martinez a mis l’accent, dans son allocution, sur les bonnes relations commerciales et économiques entre le Maroc et l’Andalousie. “Nous pouvons compter sur un partenaire de qualité qui peut être aussi notre plateforme pour aborder le marché africain”, a-t-il-lancé en référence au Royaume. Le membre du patronat andalou a saisi cette tribune pour saluer les chantiers initiés par SM le Roi Mohammed VI, “des réformes importantes ayant pu placer le Maroc dans les meilleurs classements au niveau du climat des affaires et créer un dynamisme économique” a-t-il relevé. Et d’ajouter : “Le Maroc est un pays qui se développe à un rythme soutenu dans plusieurs secteurs. Les deux voisins, andalou et marocain, sont deux marchés complémentaires qui peuvent explorer conjointement de nouveaux horizons tels que le marché africain”, a affirmé M. Martinez. 
“Nous croyons qu’il existe des arguments de poids pour que les entrepreneurs andalous aillent explorer le marché marocain” a-t-il conclu. De son côté, Leila Hayat a souligné lors de son intervention sur le fait que la chambre du commerce marocaine a mis le doigt sur une certaine méconnaissance entre les deux pays, et ce malgré les liens qui rapprochent les deux voisins. La création de la Chambre de commerce vise à remédier à cette situation et contribuer à la promotion du Maroc en Espagne, a rappelé Mme Hayat. 
Pour sa part, Aziz El Atiaoui, directeur des investissements à la CCISME, a passé en revue les infrastructures portuaires et aéroportuaires mises en place par le Royaume. Des équipements qui ont permis de réduire le temps de transit entre le Maroc et les plus importantes places commerciales au niveau international. “Le Maroc a tissé un réseau d’accords unique en son genre dans la région. Ces alliances donnent accès à un marché de clients potentiels de grande ampleur. De plus, l’indice de compétitivité du Maroc a évolué favorablement, le situant désormais au premier poste au niveau de l’Afrique du Nord et 4e au niveau africain, selon le rapport 2017-2018 du World Economic Forum”, a dit M. El Atiaoui. 
De son côté, M. Adolfo Rovira, vice-président de la CCISME a exposé les avantages de la législation marocaine au profit des investisseurs étrangers. “Le Maroc dispose d’un cadre législatif dynamique et moderne tout en étant compatible avec la plupart des lois européennes”, a-t-il noté. Pour ce connaisseur du climat d’affaires au Maroc, le Royaume se distingue par une “stabilité économique et politique enviable”. 
Maître Rovira a ajouté que le pays est un pont entre l’Europe et l’Afrique et a insisté sur les accords bilatéraux et multilatéraux signés par le Maroc, lesquels donnent accès à un vaste marché de consommateurs potentiels. Le membre de la CCISME a soulevé aussi la question des garanties offertes aux investisseurs étrangers. Il a cité à cet effet l’arbitrage comme  alternative pour les entreprises en cas de différend ou litige entre les investisseurs et le gouvernement, sans oublier le régime fiscal avantageux dans les zones franches. 

Libé
Lundi 2 Juillet 2018

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