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Le Maroc n’est pas un havre de paix

A en croire l’Institute for Economics and Peace




Journée internationale de la paix

Célébrée vendredi, la Journée internationale de la paix est considérée, vous l’aurez sans doute deviné, comme étant une journée pour la promotion de la paix. Une journée de non-violence et de cessez-le-feu. Si cette description n’est que très rarement suivie des faits, la journée est l’occasion de rappeler la position du Maroc dans l’échiquier mondial s’agissant de paix. Elaboré par l’Institute for Economics and Peace (IEP), l’indice global pour la paix (GPI) est un révélateur à cet effet. En se basant sur trois critères, les conflits en cours, la sécurité et les dépenses militaires, le Maroc, décrit comme étant «moyennement pacifique ou instable», est classé 71ème mondialement et 21ème en Afrique. Ces positions sont toutefois nuancées au regard de sa 4ème place dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.
Aussi, le siège occupé par le Royaume au sein du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), depuis le 1er avril dernier, pour un mandat de deux ans, symbolise les efforts, l’engagement et les actions entreprises dans l’optique de contribuer de la manière la plus constructive possible à la paix et à la sécurité en Afrique.   
De fait, le Maroc se place dans la lignée de la communauté internationale. Laquelle voit en cette journée une inestimable opportunité de réfléchir à une nouvelle approche globale dont l’objectif serait de tenter de trouver des solutions aux causes profondes du problème et renforcer l’état de droit en se basant sur le dialogue et le respect.  
Ce beau programme est logiquement érigé comme priorité par l’Organisation des Nations unies qui entend donc mettre en avant le droit à la paix en tant que droit fondamental pour tous, tel que l’a d’ailleurs souligné dans son discours, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres : «Instaurer la paix ne signifie pas seulement déposer les armes.  La paix véritable passe en effet par la défense des droits de la personne pour toutes et tous ». Soit en total accord avec le thème de cette journée "Le droit à la paix 70 ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme". Un thème qui fait la part belle au 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Ce document qui a valeur de référence dans l’histoire des droits fondamentaux, a été élaboré par des représentants issus de différents milieux juridiques et culturels venus des quatre coins du monde. Il a été également proclamé comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations, par l’Assemblée générale des Nations unies à Paris le 10 décembre 1948.
Cela dit, si la Déclaration universelle ne contient pas d’article distinct sur le droit à la paix, l’article 3, en revanche, souligne que "tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne". Soit, des éléments établissant les fondements de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
En tout cas, et en dépit des nombreux conflits qui mettent la planète à feu et à sang, le Secrétaire général de l’ONU a appelé à ne pas baisser les bras, en exhortant la communauté internationale à « redoubler d’efforts pour s’attaquer aux causes profondes des conflits et faire progresser l’action en faveur de la réalisation des objectifs de développement durable, notamment en bâtissant des sociétés inclusives, et en assurant l’accès à la justice et en mettant en place des institutions responsables». Et de conclure :« Défendons les droits de la personne pour toutes et tous au nom de la paix universelle ».
On doit avouer que cette noble vision ne résiste pas à l’épreuve des faits et de l’actualité, à l’instar du cessez-le-feu mondial de 24 heures, censé être le symbole suprême de cette journée. Mais d’un autre côté, comme on dit, tant qu’il y a vie, il y a de l’espoir. 

Chady Chaabi
Samedi 22 Septembre 2018

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