Libération





Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le Maroc enregistre un flux d’IDE équivalant à 2,5% du PIB en 2021

En hausse de 22,7%, les recettes atteignent 31,9 milliards au terme de l’année écoulée, selon Bank Al-Maghrib


Alain Bouithy
Mardi 2 Août 2022

*Chiffres actualisés. **Chiffres provisoires
*Chiffres actualisés. **Chiffres provisoires
En 2021, les flux d’investissements directs étrangers (IDE) ont dépassé leurs niveaux d’avant crise, à l’échelle mondiale, selon le wali de Bank al-Maghrib, Abdellatif Jouahri.

«Les IDE ont connu un net redressement avec une progression de 77% à 1.647 milliards de dollars, soit un niveau supérieur à celui observé avant la pandémie», a précisé Bank Al-Maghrib dans son rapport annuel sur la situation économique, monétaire et financière -Exercice 2021.

Selon le document, présenté samedi 30 juillet devant Sa Majesté le Roi par le wali de Bank al-Maghrib, le raffermissement des IDE à l’échelle internationale s’est également reflété au niveau national par l’amélioration des recettes relatives aux investissements directs étrangers équivalant à 2,5% du PIB.

En effet, en dépit du contexte d’incertitudes liées à l’évolution de la pandémie de la Covid-19, «les recettes au titre des investissements directs étrangers ont enregistré une hausse de 22,7% à 31,9 milliards, soit l’équivalent de 2,5% du PIB contre 2,3% en 2020 et une moyenne de 3,3% au cours des 5 années précédant la crise», a indiqué la Banque centrale dans son rapport.

Selon le même document, les dépenses au même titre se sont parallèlement quasiment stabilisées à 12,6 milliards après un recul de 30,2%, le flux net des IDE ressortant ainsi en expansion de 43,6% à 19,4 milliards.

Il est à préciser que cette amélioration a concerné l’ensemble des secteurs avec notamment des progressions des flux de 11,6% à 8,8 milliards vers les industries manufacturières et de 14,5% à 6,6 milliards à destination de l’immobilier, les services financiers et d’assurance et l’« agriculture, sylviculture et pêche» ayant attiré des montants respectifs de 3,3 milliards et 1,2 milliard, comme l’a relevé l’institution publique dans ledit rapport.

Au titre toujours de l’exercice écoulé, il ressort du rapport de Bank al-Maghrib que 2,7 milliards ont été drainés par l’«hébergement et restauration», 1,6 milliard par le secteur du «transport et entreposage» et 7,8 milliards ont bénéficié à diverses activités.

Soulignons que la répartition par pays d’origine montre que plus de la moitié des IDE provient des trois principaux investisseurs étrangers au Maroc. A savoir : la France, les Emirats Arabes Unies et la Grande Bretagne.

Restons dans cette rubrique pour préciser que «les entrées émanant de la France ont atteint 9,5 milliards, celles des Emirats Arabes Unis 4,3 milliards et la Grande Bretagne a été à l’origine d’un flux de 3,4 milliards».

Il est important de relever également un des nombreux enseignements de ce rapport, celui portant sur que les investissements directs des Marocains à l’étranger.

Selon les données recueillies par Bank al-Maghrib et après analyse, il apparaît que ceux-ci ont connu «une évolution significative avec des hausses à 18,2 milliards pour les dépenses et à 13,6 milliards pour les cessions après 7,6 milliards et 3,2 milliards de dirhams respectivement un an auparavant».

La banque centrale en déduit que le flux net est ressorti en accroissement de 4,5% à 4,6 milliards contre une moyenne de 7,6 milliards au cours des cinq années précédant la crise.
Selon BAM, «plus de la moitié des dépenses, soit 9,4 milliards, a été réalisée dans les industries manufacturières et 6,6 milliards dans les activités financières et d'assurance».

Autre enseignement de son analyse sur ce sujet, et non des moindres: L’Afrique reste l’une des principales destinations avec une part de 44,1% en 2021 et de 60,5% en moyenne entre 2018 et 2020.

Signalons enfin, qu’hormis la France qui a drainé un flux exceptionnel de 8,4 milliards soit 46,5% du total, les montants des investissements en direction des autres destinations classiques sont restés bien en deçà des niveaux d’avant crise, a conclu la Banque centrale.

Alain Bouithy


Lu 917 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Dossiers du weekend | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020





Flux RSS