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Le Maroc a toujours mal à sa petite enfance




Photo : kasymirkyds
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De sa conception à l’âge de cinq ans, l’enfant marocain n’est pas logé à la même enseigne selon qu’il soit, comme dirait la chanson fils de bourgeois, d’apôtre, de fakir, de bon fils ou de rien, qu’il soit né montagnard ou sous voûtes d’or en ville ou toits de chaume en campagne. Non! Nos enfants n’ont pas les mêmes sourires, soupirs et larmes et n’en déplaise au Grand Jacques, ce n’est pas demain la veille que dans leur royaume, en songe ou en réalité ils pourront s’épanouir. 
En effet, selon les conclusions d’une étude sur le développement de la petite enfance au Maroc réalisée par l’ONDH (Observatoire national du développement humain) en partenariat avec la Banque mondiale, notre pays est loin de remplir les conditions pour atténuer les disparités économiques et sociales. 
La cause en incombe à l’INDH (Initiative nationale pour le développement humain) fautive d’avoir ignoré cette tranche d’âge en privilégiant d’autres et ce, à trois reprises (2008, 2011 et 2013). Ce qui devrait vraisemblablement valoir un impact négatif sur le développement des générations futures.
La petite enfance selon ses revenus et sa géographie est plus fragilisée en milieu rural où les inégalités criantes quant aux services de la santé, l’éducation, la nutrition, la scolarisation et autres sont mis à l’index par l’instance du développement humain.
En outre, cette tranche de petite enfance défavorisée et par le sort et par l’INDH a plus de chances selon l’étude d’avoir eu à subir ‘’des situations de discipline’’ violentes. Il y a aussi de fortes chances pour qu’elle passe par le travail domestique et de mineur dans son chemin de l’apprentissage de la vie aux issues souvent incertaines. 
Cependant, tout n’est pas négatif selon l’étude qui enregistre quelques améliorations quant à l'état de santé au regard de certains indicateurs atténuant timidement les inégalités. Mais remarque-t-on, des déséquilibres extrêmes en fonction des régions persistent. Mortalité infantile, soins pendant la grossesse, naissances en milieu hospitalier, vaccination à grande échelle, déficience au niveau de la croissance sont autant d’éléments à dysfonctionnement qui restent à combattre, d’où des recommandations, in fine, afin d’atténuer voire juguler les disparités entre milieu urbain et monde rural et surtout entre les deux sexes afin que tous ‘’les enfants soient comme les nôtres’’. 
 

Mohamed Jaouad Kanabi
Lundi 24 Octobre 2016

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