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Le Maroc a adopté un modèle de développement équilibré qui prend compte des ODD




Assurer une croissance plus forte pour répondre à la problématique de l’emploi des jeunes

Le Maroc a adopté un modèle de développement équilibré qui prend  compte des ODD
Le Maroc a adopté un modèle de développement équilibré qui prend en compte les objectifs du développement durable (ODD), a affirmé, récemment à Paris, l’ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa.
Le Royaume a mobilisé son dispositif institutionnel pour atteindre une transformation économique et sociale profonde dans une perspective de croissance économique, de cohésion sociale et de durabilité, a souligné le diplomate qui intervenait lors de la réunion du Conseil ministériel de l’OCDE, précisant que ce modèle de développement vise à assurer une croissance économique plus forte pour répondre à la problématique de l’emploi des jeunes.
Il a aussi rappelé l’adoption d’une politique basée sur la diversification des secteurs productifs à travers la mise en œuvre de plans sectoriels ambitieux, l’amélioration du climat des affaires pour renforcer l’attractivité des investissements, le lancement de grands projets d’infrastructure pour améliorer la compétitivité, la consolidation des équilibres macroéconomiques et la politique déterminée d’ouverture économique sur le reste du monde.
Evoquant le souci de l’inclusion sociale, M. Benmoussa a mis l’accent sur la priorité accordée à l’éducation et la santé et aux politiques de protection sociale, soulignant, d’autre part, l’engagement fort en matière d’adaptation aux changements climatiques et en matière d’énergie renouvelable, rapporte la MAP.
Intervenant dans le cadre de la Session sur le financement des Objectifs de développement Durable, le diplomate a aussi abordé la gouvernance territorialisée à travers la régionalisation avancée et une vision de long terme portée au plus haut niveau de l’Etat grâce au leadership de SM le Roi Mohammed VI.
Il a sur un autre registre noté que le financement des ODD dans les pays en voie de développement ne peut être fondé exclusivement sur l’aide publique au développement, appelant à s’ouvrir sur les autres sources comme le secteur privé, le financement innovant ou le partenariat public-privé. Il faut développer la capacité à capter ces financements et la capacité à en réduire les coûts, a-t-il insisté. Afin de combler ce besoin de financement, le Maroc a développé de nouvelles sources et produits de financement, a-t-il dit, citant entre autres la recherche d’un bon partage des risques entre secteur public et secteur privé en faisant appel aux PPP, des solutions publiques pour baisser le prix de la liquidité longue et pour renforcer l’effet multiplicateur et drainer plus de financements internationaux vers des projets productifs, ainsi qu’un cadre de régulation qui soit favorable aux financements de projets, tant sur le plan prudentiel que sur le plan environnemental et économique et permet d’élargir les bases de financement de long terme de l’économie.
Par ailleurs, il convient de rappeler qu’en marge de la COP 22, les acteurs du marché financier marocain se sont réunis afin de présenter une feuille de route pour l’alignement du secteur financier marocain sur le développement durable et le financement de la transition vers une économie plus durable., a-t-il rappelé.
Par ailleurs, M. Benmoussa a indiqué que le programme-pays a permis de jeter les bases d’une collaboration approfondie entre le Maroc et l’OCDE et de faire progresser les réformes menées par le Royaume dans les domaines économique, social et de la gouvernance. 
Ce programme-pays a permis de rapprocher davantage notre pays de l’OCDE, à travers l’adhésion du Maroc à plusieurs instruments juridiques et la participation active dans les comités et les groupes de travail établis par l’OCDE, a-t-il poursuivi, ajoutant que la collaboration avec le Centre du développement dans le cadre de l’examen multidimensionnel est appelée aussi à contribuer à l’évaluation des politiques publiques de par le diagnostic, l’éclairage apporté et les recommandations. 
Au vu de ces résultats positifs, de la qualité exemplaire des relations entre le Maroc et l’OCDE et de la volonté du Maroc de se rapprocher davantage des normes et standards de l’OCDE, le Royaume a fait part de son souhait de conclure un deuxième programme-pays avec l’organisation au tour des thématiques d’intérêt mutuel, a souligné le diplomate. 
Il a dans ce sens réitéré l’intérêt que porte le Maroc à cette relation stratégique et à son développement, eu égard à la position du Royaume dans la région et au rôle qu’il déploie dans le cadre du processus des ODD au plan régional et africain notamment. 
Dans cette optique, le Maroc est disposé à partager ses expériences réussies avec l’OCDE et les pays membres dans le cadre d’un partenariat tripartite envers les autres pays de sa région, a-t-il conclu.

Libé
Lundi 4 Juin 2018

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