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Les autorités libanaises ont annoncé samedi la mort de neuf personnes, dont une fillette, dans de nouvelles frappes israéliennes sur le sud du Liban, le Hezbollah revendiquant de son côté des tirs contre le nord d'Israël.
Plus tôt, l'armée israélienne avait appelé neuf localités du sud à évacuer en prévision de frappes, malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril, qu'Israël et le Hezbollah pro-iranien s'accusent de violer.
Selon l'agence de presse officielle libanaise ANI, des avions de guerre israéliens ont frappé plusieurs zones mentionnées dans l'avertissement, dont la ville de Zrariyé.
Mais des bombardements aériens et des tirs d'artillerie ont aussi, selon elle, touché des secteurs du sud hors ordre d'évacuation.
A Saksakiyé, le ministère de la Santé a fait état de sept morts, dont une fillette, et de 15 blessés, dont trois enfants.
L'armée israélienne dit y avoir visé des "terroristes du Hezbollah" et avoir "pris, avant la frappe, des mesures pour minimiser autant que possible le tort causé aux civils".
A Nabatiyé, hors des zones d'évacuation, un drone israélien a attaqué une moto.
Le "ressortissant syrien et sa fille de 12 ans" visés ont "réussi à s'éloigner du lieu de la première frappe", mais "le drone a attaqué une deuxième fois" tuant le père, puis une troisième, ciblant la fillette, qui subit actuellement une intervention chirurgicale, a précisé le ministère libanais. Il a dénoncé un acte "barbare" et une "violence délibérée contre civils et enfants".
En début d'après-midi, l'agence ANI a aussi fait état de trois frappes israéliennes au sud de Beyrouth, à environ 20 km de la capitale, globalement épargnée depuis le cessez-le-feu.
Un correspondant de l'AFP a vu deux voitures endommagées et des secouristes s'affairer le long de l'autoroute qui relie la capitale au sud du pays.
Le ministère de la Santé libanais a ensuite annoncé la mort d'une personne dans la ville de Bedias lors d'une frappe israélienne, qui a également fait 13 blessés dont six enfants et deux femmes.
Contrainte d'agir
En dépit du cessez-le-feu, les forces israéliennes et le Hezbollah échangent quotidiennement des tirs, principalement dans le sud du Liban, où Israël contrôle une bande d'environ 10 km de profondeur en territoire libanais.
En réponse à "une violation du cessez-le-feu" par Israël, le Hezbollah a dit avoir attaqué deux fois le nord d'Israël avec des drones, visant des rassemblements de soldats.
Dans un communiqué, l'armée israélienne a fait état de "plusieurs" drones explosifs envoyés par le Hezbollah et tombés en territoire israélien, précisant faisant état de trois réservistes blessés, dont un grièvement, lors d'une des attaques.
Compte tenu "de la violation de l'accord de cessez-le-feu" par le Hezbollah, l'armée israélienne est "contrainte d'agir avec fermeté", avait déclaré sur X un porte-parole militaire arabophone, Avichay Adraee.
L'armée israélienne a indiqué avoir frappé plus de 85 sites du Hezbollah "depuis les airs et au sol" au cours des dernières 24 heures.
Mise en garde du Hezbollah
Un député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a mis en garde contre "une nouvelle phase, durant laquelle la résistance (le Hezbollah) n'acceptera pas un retour à la situation d'avant le 2 mars".
Le nouveau conflit au Liban a débuté à cette date, quand le Hezbollah a tiré sur Israël en soutien à l'Iran attaqué par les Etats-Unis et leur allié israélien.
Les opérations israéliennes au Liban ont depuis fait plus de 2.750 morts, selon le dernier bilan officiel vendredi, et plus d'un million de déplacés.
"Lorsque l'ennemi attaque nos villages et nos banlieues, il doit s'attendre à une riposte" a déclaré M. Fadlallah.
Aux termes de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense", une clause contestée par le Hezbollah.
De nouvelles discussions entre les deux voisins - toujours techniquement en état de guerre - sont prévues à Washington les 14 et 15 mai. Le Hezbollah s'oppose à ce dialogue inédit depuis des décennies.
Avec le retour de l'avortement à la Cour suprême américaine, la crainte de conséquences tragiques.
Aux Etats-Unis, le retour du sujet de l'avortement dans les mains de la Cour suprême sème confusion et peur chez de nombreuses patientes et soignants, alors que l'accès à une pilule abortive utilisée dans la majorité des IVG du pays pourrait être sévèrement restreint.
Nommé mifépristone, ce médicament est employé en combinaison avec un autre comprimé dans les avortements médicamenteux et sert également dans la prise en charge des fausses couches.
S'il peut depuis 2021 être prescrit par télémédecine et envoyé par la poste à travers le pays, cette option a été temporairement suspendue le 1er mai par une cour d'appel ultra conservatrice, offrant une puissante victoire aux militants anti-avortement.
Cette suspension a néanmoins été rapidement contestée par les laboratoires fabriquant la pilule et suspendue à son tour par la Cour suprême.
Les juges de la plus haute instance judiciaire du pays, à majorité conservatrice, doivent désormais décider d'étendre ou non cette suspension, qui expirera lundi en fin de journée, et pourraient indiquer s'ils souhaitent se saisir du dossier pour l'examiner et quand."C'est vertigineux", confie auprès de l'AFP Kristyn Brandi, gynécologue dans le New Jersey.
"Comment s'y retrouver dans un système où on sait ce qui est le mieux pour nos patients mais où on ne peut pas le leur donner parce qu'on ne sait pas quelle est la règle aujourd'hui?", pointe-t-elle.
Solution de repli
Aux Etats-Unis, une personne sur quatre ayant avorté grâce à l'aide d'un médecin en début 2025 l'avait fait via la télémédecine, selon le Guttmacher Institute, organisation de référence sur le sujet.
Interdire cette possibilité de prescription et d'envoi postal imposerait donc aux femmes de l'ensemble du pays de se rendre en personne dans un centre médical pour se faire délivrer ladite pilule, ce qui entraverait l'accès à l'avortement, notamment pour les femmes vivant dans des déserts médicaux ou dans les Etats américains où l'avortement est interdit.
"Une interdiction nationale de l'accès à la mifépristone par télémédecine et de son acheminement postal aurait tout simplement des conséquences tragiques et monumentales", a insisté l'avocate Julie Dahlstrom lors d'un appel avec des journalistes.
Ce revirement pourrait venir d'un tribunal mais aussi de l'Agence américaine du médicament (FDA), qui a lancé sous l'administration Trump une réévaluation de la sécurité de la mifépristone sur la demande du camp anti-avortement.
Rien que le débat autour du sujet alimente la confusion et la méfiance auprès des patients, déplore Kristyn Brandi: "cela perpétue davantage le mythe du médecin louche pratiquant des avortements dans une ruelle", alors que "ce n'est plus la réalité des soins aujourd'hui".
Face aux attaques du camp anti-avortement contre la mifépristone, les soignants se préparent à la possibilité de s'en passer en n'utilisant que la deuxième pilule du protocole, le misoprostol, qui pourrait être toujours prescrite à distance et envoyée.
Cette option de repli est sûre et efficace, assure Kristyn Brandi, mais les professionnels de santé préfèrent recourir aux deux pilules car la mifépristone permet d'accélérer le processus et de réduire les douleurs et saignements.
Nous ne devrions pas en être là
Bannir la mifépristone de l'équation constituerait donc "un nouveau recul dans la prise en charge des personnes enceintes", prévient Helen Weems, soignante qui réalise des avortements dans l'état rural du Montana.
Une telle mesure affecterait les Américaines souhaitant interrompre leurs grossesses, mais aussi celles faisant face à une fausse couche, la mifépristone pouvant également être prescrite dans ce cas de figure.
Cela pourrait aussi freiner les progrès médicaux en entravant les recherches sur le sujet ainsi que sur toute une série de problèmes de santé comme les fibromes utérins, craint Kristyn Brandi, les médicaments ayant souvent plusieurs applications.
"Nous ne pouvons pas y parvenir si nous devons revenir tous les deux mois sur ce débat concernant un médicament que nous utilisons pour une chose parmi tant d'autres", fustige la médecin.
D'autant que des études ont déjà prouvé la sûreté et l'efficacité de la mifépristone, par ailleurs employée depuis plus de 25 ans, relève Jen Castle de l'organisation Planned Parenthood.
"Rappelons-nous simplement (...) que nous ne devrions pas en être là du tout", insiste-t-elle.
Et d'assurer: "quelle que soit la décision de la Cour suprême, nous continuons à faire en sorte que les gens obtiennent les soins dont ils ont besoin".
Plus tôt, l'armée israélienne avait appelé neuf localités du sud à évacuer en prévision de frappes, malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril, qu'Israël et le Hezbollah pro-iranien s'accusent de violer.
Selon l'agence de presse officielle libanaise ANI, des avions de guerre israéliens ont frappé plusieurs zones mentionnées dans l'avertissement, dont la ville de Zrariyé.
Mais des bombardements aériens et des tirs d'artillerie ont aussi, selon elle, touché des secteurs du sud hors ordre d'évacuation.
A Saksakiyé, le ministère de la Santé a fait état de sept morts, dont une fillette, et de 15 blessés, dont trois enfants.
L'armée israélienne dit y avoir visé des "terroristes du Hezbollah" et avoir "pris, avant la frappe, des mesures pour minimiser autant que possible le tort causé aux civils".
A Nabatiyé, hors des zones d'évacuation, un drone israélien a attaqué une moto.
Le "ressortissant syrien et sa fille de 12 ans" visés ont "réussi à s'éloigner du lieu de la première frappe", mais "le drone a attaqué une deuxième fois" tuant le père, puis une troisième, ciblant la fillette, qui subit actuellement une intervention chirurgicale, a précisé le ministère libanais. Il a dénoncé un acte "barbare" et une "violence délibérée contre civils et enfants".
En début d'après-midi, l'agence ANI a aussi fait état de trois frappes israéliennes au sud de Beyrouth, à environ 20 km de la capitale, globalement épargnée depuis le cessez-le-feu.
Un correspondant de l'AFP a vu deux voitures endommagées et des secouristes s'affairer le long de l'autoroute qui relie la capitale au sud du pays.
Le ministère de la Santé libanais a ensuite annoncé la mort d'une personne dans la ville de Bedias lors d'une frappe israélienne, qui a également fait 13 blessés dont six enfants et deux femmes.
Contrainte d'agir
En dépit du cessez-le-feu, les forces israéliennes et le Hezbollah échangent quotidiennement des tirs, principalement dans le sud du Liban, où Israël contrôle une bande d'environ 10 km de profondeur en territoire libanais.
En réponse à "une violation du cessez-le-feu" par Israël, le Hezbollah a dit avoir attaqué deux fois le nord d'Israël avec des drones, visant des rassemblements de soldats.
Dans un communiqué, l'armée israélienne a fait état de "plusieurs" drones explosifs envoyés par le Hezbollah et tombés en territoire israélien, précisant faisant état de trois réservistes blessés, dont un grièvement, lors d'une des attaques.
Compte tenu "de la violation de l'accord de cessez-le-feu" par le Hezbollah, l'armée israélienne est "contrainte d'agir avec fermeté", avait déclaré sur X un porte-parole militaire arabophone, Avichay Adraee.
L'armée israélienne a indiqué avoir frappé plus de 85 sites du Hezbollah "depuis les airs et au sol" au cours des dernières 24 heures.
Mise en garde du Hezbollah
Un député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a mis en garde contre "une nouvelle phase, durant laquelle la résistance (le Hezbollah) n'acceptera pas un retour à la situation d'avant le 2 mars".
Le nouveau conflit au Liban a débuté à cette date, quand le Hezbollah a tiré sur Israël en soutien à l'Iran attaqué par les Etats-Unis et leur allié israélien.
Les opérations israéliennes au Liban ont depuis fait plus de 2.750 morts, selon le dernier bilan officiel vendredi, et plus d'un million de déplacés.
"Lorsque l'ennemi attaque nos villages et nos banlieues, il doit s'attendre à une riposte" a déclaré M. Fadlallah.
Aux termes de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense", une clause contestée par le Hezbollah.
De nouvelles discussions entre les deux voisins - toujours techniquement en état de guerre - sont prévues à Washington les 14 et 15 mai. Le Hezbollah s'oppose à ce dialogue inédit depuis des décennies.
Avec le retour de l'avortement à la Cour suprême américaine, la crainte de conséquences tragiques.
Aux Etats-Unis, le retour du sujet de l'avortement dans les mains de la Cour suprême sème confusion et peur chez de nombreuses patientes et soignants, alors que l'accès à une pilule abortive utilisée dans la majorité des IVG du pays pourrait être sévèrement restreint.
Nommé mifépristone, ce médicament est employé en combinaison avec un autre comprimé dans les avortements médicamenteux et sert également dans la prise en charge des fausses couches.
S'il peut depuis 2021 être prescrit par télémédecine et envoyé par la poste à travers le pays, cette option a été temporairement suspendue le 1er mai par une cour d'appel ultra conservatrice, offrant une puissante victoire aux militants anti-avortement.
Cette suspension a néanmoins été rapidement contestée par les laboratoires fabriquant la pilule et suspendue à son tour par la Cour suprême.
Les juges de la plus haute instance judiciaire du pays, à majorité conservatrice, doivent désormais décider d'étendre ou non cette suspension, qui expirera lundi en fin de journée, et pourraient indiquer s'ils souhaitent se saisir du dossier pour l'examiner et quand."C'est vertigineux", confie auprès de l'AFP Kristyn Brandi, gynécologue dans le New Jersey.
"Comment s'y retrouver dans un système où on sait ce qui est le mieux pour nos patients mais où on ne peut pas le leur donner parce qu'on ne sait pas quelle est la règle aujourd'hui?", pointe-t-elle.
Solution de repli
Aux Etats-Unis, une personne sur quatre ayant avorté grâce à l'aide d'un médecin en début 2025 l'avait fait via la télémédecine, selon le Guttmacher Institute, organisation de référence sur le sujet.
Interdire cette possibilité de prescription et d'envoi postal imposerait donc aux femmes de l'ensemble du pays de se rendre en personne dans un centre médical pour se faire délivrer ladite pilule, ce qui entraverait l'accès à l'avortement, notamment pour les femmes vivant dans des déserts médicaux ou dans les Etats américains où l'avortement est interdit.
"Une interdiction nationale de l'accès à la mifépristone par télémédecine et de son acheminement postal aurait tout simplement des conséquences tragiques et monumentales", a insisté l'avocate Julie Dahlstrom lors d'un appel avec des journalistes.
Ce revirement pourrait venir d'un tribunal mais aussi de l'Agence américaine du médicament (FDA), qui a lancé sous l'administration Trump une réévaluation de la sécurité de la mifépristone sur la demande du camp anti-avortement.
Rien que le débat autour du sujet alimente la confusion et la méfiance auprès des patients, déplore Kristyn Brandi: "cela perpétue davantage le mythe du médecin louche pratiquant des avortements dans une ruelle", alors que "ce n'est plus la réalité des soins aujourd'hui".
Face aux attaques du camp anti-avortement contre la mifépristone, les soignants se préparent à la possibilité de s'en passer en n'utilisant que la deuxième pilule du protocole, le misoprostol, qui pourrait être toujours prescrite à distance et envoyée.
Cette option de repli est sûre et efficace, assure Kristyn Brandi, mais les professionnels de santé préfèrent recourir aux deux pilules car la mifépristone permet d'accélérer le processus et de réduire les douleurs et saignements.
Nous ne devrions pas en être là
Bannir la mifépristone de l'équation constituerait donc "un nouveau recul dans la prise en charge des personnes enceintes", prévient Helen Weems, soignante qui réalise des avortements dans l'état rural du Montana.
Une telle mesure affecterait les Américaines souhaitant interrompre leurs grossesses, mais aussi celles faisant face à une fausse couche, la mifépristone pouvant également être prescrite dans ce cas de figure.
Cela pourrait aussi freiner les progrès médicaux en entravant les recherches sur le sujet ainsi que sur toute une série de problèmes de santé comme les fibromes utérins, craint Kristyn Brandi, les médicaments ayant souvent plusieurs applications.
"Nous ne pouvons pas y parvenir si nous devons revenir tous les deux mois sur ce débat concernant un médicament que nous utilisons pour une chose parmi tant d'autres", fustige la médecin.
D'autant que des études ont déjà prouvé la sûreté et l'efficacité de la mifépristone, par ailleurs employée depuis plus de 25 ans, relève Jen Castle de l'organisation Planned Parenthood.
"Rappelons-nous simplement (...) que nous ne devrions pas en être là du tout", insiste-t-elle.
Et d'assurer: "quelle que soit la décision de la Cour suprême, nous continuons à faire en sorte que les gens obtiennent les soins dont ils ont besoin".