-
Le 1er mai. Entre mémoire, revendications et conjoncture mondiale extrêmement agitée
-
La signature par le Maroc des Accords d'Artemis témoigne de la "solidité de l'alliance" entre Rabat et Washington
-
Christopher Landau : Les Etats-Unis ravis de voir l’alliance avec le Maroc s'étendre à l'espace
-
Nasser Bourita : Les Etats-Unis, un allié politique et un partenaire stratégique important du Maroc
Le Royaume compte 11 Centrafricains qui ont récemment demandé l'asile au Bureau UNHCR-Rabat. Ce dernier sera chargé dans les semaines à venir de vérifier si ces postulants répondent aux critères pour l'obtention du statut de réfugiés, tels que les définissent la Convention de l'Organisation de l'unité africaine et la Convention de 1951 avant de leur attribuer la carte de refugiés. Un document d’une grande importance pour protéger ces personnes de tout refoulement ou expulsion des territoires marocains.
Pourtant, l’agence onusienne demande aux Etats la plus grande prudence dans l’octroi du statut de réfugiés. Elle craint que des combattants soient infiltrés parmi les populations réfugiées. « L'exclusion du statut de réfugié pourrait être envisagée pour certains individus, autres que les combattants, par exemple ceux qui sont suspectés de s'être livrés à des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité en République centrafricaine », a précisé Adrian Edwards, porte-parole du HCR, lors d'une conférence de presse donnée à Genève.
Le HCR estime qu’une importante population ayant fui la République centrafricaine pourrait bien répondre à ces conditions. En effet, la situation dans ce pays s'est aggravée en décembre 2012, lorsque les forces rebelles de la Séléka avaient lancé une série d'attaques depuis le Nord qui les a menées jusqu'à la capitale Bangui, où elles ont pris le pouvoir le 24 mars. A l'issue de cette offensive, des assassinats ciblés, des arrestations et des détentions arbitraires, ainsi que des actes de torture et des cas de recrutement forcé d'enfants, ont été signalés à maintes reprises, a indiqué la lettre du HCR. « Les viols, disparitions, enlèvements ainsi que l'extorsion et les pillages à Bangui ou dans d'autres parties du pays sont également évoqués. L'accès humanitaire aux populations touchées demeure très limité », a expliqué M. Edwards
Une situation qui a engendré le déplacement de près de 173.000 personnes à l'intérieur de la République centrafricaine, tandis que près de 50.000 réfugiés sont dénombrés dans les pays voisins, en République démocratique du Congo (37.000), au Tchad (5.000) et au Cameroun (2.000), a déclaré le porte-parole du HCR.








