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Ces divergences ne doivent pas empêcher la coopération, a soutenu M. Starmer au cours de la première visite en Chine d'un chef du gouvernement britannique depuis celle de la conservatrice Theresa May en 2018.
M. Starmer a ainsi indiqué à des journalistes en marge de son déplacement avoir soulevé lors de ses entretiens avec le président Xi le cas de l'ex-magnat hongkongais des médias Jimmy Lai, détenteur d'un passeport britannique et emprisonné, ainsi que la situation de la minorité musulmane des Ouïghours.
Il a eu avec M. Xi à ce propos une "discussion respectueuse", a-t-il dit sans évoquer d'autres sujets épineux comme la guerre en Ukraine ou les accusations mutuelles d'espionnage.
Pékin réfute les accusations d'internements massifs dans des camps de rééducation ou de travail forcé de Ouïghours au Xinjiang, selon des défenseurs des droits.
M. Starmer, venu en Chine expressément avec l'intention d'améliorer la situation économique de son pays et avec "le coût de la vie" chez lui en tête, a présenté cette discussion sur les droits humains comme faisant partie du dialogue plus général avec Pékin.
"La Chine est un acteur essentiel sur la scène internationale et il est vital de construire une relation plus sophistiquée dans laquelle nous identifions les opportunités de collaboration, tout en permettant un dialogue constructif sur les sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord", a-t-il dit au début de sa rencontre avec M. Xi.
Il a assuré plus tard être parvenu à des "progrès vraiment bons" sur les droits de douane imposés par la Chine sur le whisky, l'exemption de visa vers la Chine pour les ressortissants britanniques et la coopération dans la lutte contre la migration irrégulière au Royaume-Uni.
Londres a annoncé la conclusion d'un accord pour s'attaquer en amont à la chaîne logistique des réseaux de passeurs de migrants, qui traversent la Manche sur de petits bateaux.
La Chine est "prête à envisager activement" une exemption unilatérale de visa pour les Britanniques, a dit l'agence officielle Chine Nouvelle.
"En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et de grandes puissances économiques mondiales, la Chine et le Royaume-Uni doivent renforcer leur dialogue et leur coopération", qu'il s'agisse de sécurité internationale ou d'économie, a abondé M. Xi devant M. Starmer au Palais du peuple.
M. Xi a dit croire à l'ouverture d'un "nouveau chapitre" de la relation après les "revers" des dernières années.
Il a saisi une nouvelle occasion de présenter son pays comme un partenaire fiable, défenseur de l'ordre international et du libre-échange, par opposition à "l'unilateralisme, (au) protectionisme galopants" du moment.
Pour Londres comme pour un certain nombre d'autres capitales occidentales, la visite de trois jours de M. Starmer vise à explorer les voies d'une coopération plus soutenue avec la deuxième puissance économique mondiale, sur fond de rivalités internationales exacerbées, et alors que le président américain Donald Trump ébranle les alliances du passé.
Même la relation des Etats-Unis avec le traditionnel allié britannique se fait plus incertaine.
Le déplacement de M. Starmer en Chine intervient peu après ceux du Canadien Mark Carney et du Français Emmanuel Macron.
En route pour Pékin, M. Starmer a défendu la relation avec les États-Unis comme "l'une des plus étroites que nous ayons".
Mais il a jugé qu'il serait "absurde" pour le Royaume-Uni de se détourner de Pékin, malgré les critiques sur sa stratégie de rapprochement avec la Chine au Royaume-Uni.
Il a répété à l'envi que la coopération avec la Chine relevait de "l'intérêt national". La Chine est le troisième partenaire commercial du Royaume-Uni et M. Starmer était accompagné d'une cinquantaine de chefs d'entreprises, notamment de la pharmacie, de l'automobile et de la finance.
"Ce qu'ils (les chefs d'entreprise) veulent, et ce que je veux, c'est se développer et s'étendre en Chine, en profitant de tout ce que vous avez à offrir, tout en générant de la croissance et des emplois pour les Britanniques au Royaume-Uni", a dit M. Starmer.
Il repartira de Chine samedi pour une courte étape au Japon, dont les relations avec Pékin se sont notablement tendues ces derniers mois.








