Lâcheté de bourreaux


Par Mohamed Benarbia
Samedi 9 Janvier 2016

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Trop facile. Trop… PJD, tout cela. Le dialogue à la sauce islamiste. Au détriment des jeunes, et pas n’importe  quels jeunes.  Les profs de demain, se plaît-on à les appeler.  Rien n’est moins vrai.  C’est à ces braves filles et à ces non moins braves garçons, que le pays compte confier ses enfants pour les former, pour leur apprendre à lire et à écrire, pour les orienter, pour les « extraire des ténèbres et les placer sous les lumières »…Faut-il rappeler à ces gens que  le savoir est Lumière et que l’ignorance est la honte ? De par leur référentiel supposé et qu’ils nous sortent à tout bout de champ, ils ne seraient pas sans savoir que c’est le sceau des prophètes qui l’a dit.  Mais il n’a jamais, au grand jamais, dit qu’un enseignant, si stagiaire soit-il, mérite d’être malmené, molesté, castagné, tabassé…
Aussi triste, aussi ignoble que cela soit-il, cela vient de se passer dans plusieurs villes de ce Maroc d’après 2011, sous l’ère d’une Constitution censée être de loin plus garante des libertés publiques et individuelles que toutes celles qui l’ont précédée.
C’est vrai qu’ils n’y sont pour rien, ces gens-là, si le Maroc a réalisé toutes ces avancées en matière  des droits de l’Homme, entre autres, mais ce n’est pas une raison pour qu’ils tentent de remettre le compteur à zéro, après tous ces sacrifices consentis par des Marocaines et des Marocains déterminés à vivre dans un Maroc digne à tous les points de vue.
 Hissés là où ils sont au gré d’un concours de circonstances connu de tous, ils se doivent pour le moins d’avoir l’honnêteté d’assumer.
 Ce serait trop le demander.  Le sang de dizaines de futurs enseignants qui est versé à même l’asphalte et c’est la faute à personne !  Si Benkirane s’abstient. Le porte-parole de service de ce gouvernement qui est le sien est là pour déclarer à la face du monde et sans sourciller : « C’est pas nous ! ». C’est qui alors ?
A notre connaissance, c’est bel et bien Abdelilah Benkirane qui est le chef, comme il se plaît, avec ou sans raison, à le crier sur tous les toits. Un Belmokhtar en sait quelque chose. Et c’est bien  un certain Mustapha Ramid, du même bord, qui se trouve être non seulement ministre de la Justice, mais aussi (et surtout) celui des Libertés.
Quant à Khalfi, il peut dire ce qu’il veut.  Libre à lui de chercher à justifier son gros et gras salaire en tentant de maquiller une réalité aussi amère que criante.
Mais il ne réussira jamais à faire oublier aux Marocaines et Marocains que dans ce Maroc d’après 2011, la bastonnade est la seule langue qu’affectionne le gouvernement Benkirane.

Par Mohamed Benarbia
Samedi 9 Janvier 2016
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