Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La viande de laboratoire en réponse à une demande mondiale croissante

Une seule vache “donneuse” pourrait fournir 175 millions de burgers




La viande de laboratoire en réponse à une demande mondiale croissante
En réponse à l’augmentation croissante de la consommation de viande dans le monde, plusieurs sociétés se sont lancées dans la production in vitro de steaks dits « propres ». Cette réalité selon laquelle les cultivateurs de viande remplaceraient les éleveurs est donc de plus en plus mise au goût du jour, alors que chaque semaine, les Terriens consomment plus de 10 tonnes de viande. Ainsi, l’agriculture cellulaire pourrait un jour nourrir la planète. Mais est-ce vraiment possible que nos assiettes contiennent dans quelques années de la viande de culture, obtenue à partir de cellules animales ?  Le débat s’annonce houleux. 

Comment la fabrique-t-on ?
La «viande in vitro» a vu le jour en 2013, à Londres, où Mark Post, un scientifique néerlandais, présentait le premier «burger cellulaire». Depuis, la question de la «viande propre» passionne. D’après Nathalie Rolland, spécialiste de l’agriculture cellulaire et ancienne chercheuse à l’université de Maastricht (Pays-Bas), contactée par le quotidien français « Libération », la viande in vitro est fabriquée en prélevant des cellules souches sur un animal lors d’une biopsie indolore pour lui. Elle explique plus en détail : « Après leur avoir donné une substance nutritive, ces cellules sont mises en culture dans un bioréacteur qui reproduit les conditions favorables à leur multiplication. On obtient ainsi du muscle animal. Cette technique est issue de la médecine régénératrice spécialisée dans les greffes de peau ou de tissus humains».
Pour y arriver, les usines de production se basent sur de gros bioréacteurs. D’après Nathalie Rolland : «Une seule vache “donneuse” pourrait fournir 175 millions de burgers, alors qu’actuellement, il faut élever et tuer 440000 animaux pour parvenir à ce résultat ».

Quelles viandes sont concernées ? 
Jusqu’au jour d’aujourd’hui, entre 30 et 40 start-up investissent dans cette technique. Elles sont principalement implantées aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et en Allemagne. Mais aucune n’a fait plus que de livrer des prototypes. Les prévisions les plus optimistes prédisent que dans moins de 10 ans, ses viandes s’inviteront dans les menus des restaurants des pays développés, avant de gagner les rayons de la grande distribution. Au menu, un large éventail de choix. A commencer par la viande hachée, mais encore les saucisses, les boulettes, les croquettes et autres nuggets. Le tout à base de cellules de poulet et de canard, entre autres. En Asie, à Singapour notamment, des sociétés travaillent sur les poissons (saumon, carpe, thon rouge) et les fruits de mer (raviolis à la crevette ou au crabe). En revanche, concernant les prix, il est trop tôt pour s’avancer sur ce sujet. Toutefois, on estime qu’ils seront abordables et stables car non tributaires des cours de la viande, des allées de la pêche ou encore des épizooties (vache folle, fièvre porcine, grippe aviaire…).  

Y a-t-il des avantages ? 
Si l’on devait en ressortir quelques avantages inhérents à la viande in vitro, on commencerait tout d’abord par le fait que la viande de culture n’a besoin ni d’élevage, ni de transport et encore moins d’abattage d’animaux. Ensuite, le prisme environnemental joue en sa faveur, puisque l’agriculture cellulaire pourrait diminuer de manière importante les émissions de gaz à effet de serre, conséquence de l’élevage trop énergivore en eau, et gourmand en surface agricole. Dernier élément, les risques sanitaires qui apparaissent moindres, car selon un associé dans une start-up : « Les produits sont élaborés dans un environnement stérile, loin des abattoirs où les risques de contamination, notamment par des salmonelles, sont multiples. De plus, la viande cultivée offre les mêmes propriétés que celle traditionnelle, mais elle ne contient ni hormones ni antibiotiques».

Et les inconvénients ?
A contrario, les détracteurs sont légion. Toujours via la même source, Jean-Baptiste Moreau, rapporteur de la loi agriculture et alimentation tire à boulet rouge sur la viande in vitro :«Ce que je pense de la viande cultivée? Forcément, pas du bien ! Pour moi, c’est dangereux, pire que les OGM. Une multiplication cellulaire, ça s’appelle un cancer. On joue aux apprentis sorciers. Autant manger des gélules».  Et d’ajouter :« J’espère que le consommateur va se rendre compte que c’est de la merde. Je condamne déjà toute confusion : il faudra, le cas échéant, que le mode de fabrication soit clairement stipulé». Un avis tranché qui annonce un débat houleux lors des prochaines années. 

  



 

Enquête

La Brigade nationale de la police judiciaire de Tanger a ouvert une enquête judiciaire sous la supervision du parquet compétent pour déterminer les circonstances du trafic de 505 kg de chira à bord d'un véhicule utilitaire immatriculé au Maroc, qui a été saisi au port d'Algésiras le 28 juillet.
Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), les services de la sûreté nationale ont été alertés par le centre de la coopération policière conjoint entre les autorités marocaines et espagnoles qu'une voiture chargée d'environ une demi-tonne de chira a été saisie au port d'Algésiras. Suite à cette alerte, il a été décidé d'ouvrir une enquête judiciaire minutieuse pour arrêter tous les suspects potentiels dans le trafic et la facilitation du transit des doses de cette drogue saisie, indique le communiqué.
Les recherches et investigations ont révélé l'implication présumée d'un brigadier et d'un inspecteur de police principal, qui travaille à la brigade locale de surveillance du territoire national au niveau du port de Tanger Med, dans la facilitation du passage du conducteur du véhicule arrêté sans le soumettre aux formalités d'inspection nécessaires. 
Les deux mis en cause ont été placés en garde à vue à la disposition de l'enquête judiciaire qui se poursuit, a précisé la même source, faisant savoir que trois autres individus, dont une femme, sa fille mineure âgée de 17 ans et un troisième aux antécédents judiciaires dans des affaires de drogue, font aussi l'objet de cette enquête, et ce pour leurs liens présumés avec le réseau criminel impliqué dans cette affaire.

Arrestation

Les éléments de police du district de sûreté Ain Sebaa-Hay Mohammadi à Casablanca ont arrêté, mercredi, un récidiviste pour son implication présumée dans une affaire d'enlèvement, de séquestration avec violence et de possession d'arme blanche dans des conditions menaçant la sécurité des citoyens. 
Les services de la sûreté nationale avait reçu un appel téléphonique d'une femme affirmant avoir été victime d'enlèvement sous la menace et avec violence, suite à des litiges entre le mis en cause et les membres de sa famille, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué, ajoutant que des opérations sécuritaires ont été aussitôt lancées sur le terrain, ce qui a permis la localisation et l'arrestation du mis en cause, ainsi que la libération de la victime avant de subir une agression physique. 
Le suspect (44 ans) a été placé en garde à vue à la disposition de l'enquête menée sous la supervision du parquet compétent, en vue de déterminer les actes criminels qui lui sont reprochés et d'établir les mobiles et les circonstances de ces actes, souligne la DGSN. 

 

Chady Chaabi
Vendredi 2 Août 2019

Lu 1774 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif











Mots Croisés

Maroc Casablanca www.my-meteo.com